Pour ceux qui n’ont pas vue la série Fringe, je vous la conseille fortement. Les personnages sont riches, touchants, surprenants et les intrigues géniales pour les fan de physique quantique et de mondes parallèles. Chaque épisode peut être un enseignement, si seulement on ose la regarder avec les yeux de Walter Bishop. Grand (fou) scientifique enfermé 17 ans dans un asile d’aliéné. Alors ok il lui manque des bouts de cerveaux. Certes la nudité et l’odeur de pet ne lui font pas peur. Et c’est vrai que le LSD est pour lui un doudou pourtant… et pourtant… c’est peut-être lui le plus sein d’esprit de tous!

Ce fou qui s’appelle Walter Bishop

Je vous ai mis une minute d’un épisode qui m’a particulièrement touchée. Son fils vient de partir, Walter est triste, ces repères sont partis en fumée. Il essaye tant bien que mal de faire ses courses tout seul (il a besoin d’aide normalement) et il explose à la lecture des composants d’une mixture préparée pour gâteau.

Il voit qu’un des ingrédients est un poison, il cri au gens qu’on les empoisonne, les gens ont peur, appellent la sécurité et lui se sent complètement désarmé. On le prend pour un fou. Il se dit lui même qu’il est fou d’ailleurs ! Pourquoi ? Parce que cela ne se fait pas de crier au monde qu’on les empoisonne… Haaaaaa ouais c’est vrai Walter! T’abuses quand même!!

Je ne l’ai trouvé qu’en anglais mais vous devriez comprendre le sentiment

La folie formatée, la norme du monde

Nous pourrions nous dire pauvre Walter… Il est tellement fragilisé par le départ de son fils qu’il pète un câble dans un supermarché. Sa folie reprend le dessus sans Peter pour l’encadrer et le rassurer. Perso, ce qui me rend triste, c’est que ce pauvre Walter est traité de fou alors qu’il voit constamment la folie de ce monde. S’il n’était pas encadré par son entourage, il dirait simplement les choses qu’il voit, il les dirait avec les émotions qui iraient avec, que ce soit la joie, la colère ou la tristesse. Et personne ne comprendrait… parce que ce n’est pas « normal » d’agir de la sorte.

On vit dans un monde où le fou est celui qui voit la vérité, où le fou est celui qui vit dans le moment présent et celui qui exprime ce qu’il est, ce qu’il voit et ce qu’il ressent. C’est quand même dingue qu’aucune personne ne réagisse au fait qu’un poison soit mis dans une boîte pour créer une pâtisserie et qu’en plus le fabricant l’écrive fièrement dans la composition de celui-ci. On devrait lui dire merci au lieu d’avoir peur de lui!

Pour plus de détails sur le fou en chacun de nous c’est ici

Merci aux compagnons des fous

En fait, ce que l’entourage de Walter lui permet, c’est de survivre dans ce monde de fou car il sort de la norme (folle) de ce monde.

Perso, au fur et à mesure des épisodes, plus je l’observe, plus je vois un être sensible, intelligent et délicieusement spontané. Qu’est ce que ça fait du bien! Il est ce qu’il est et c’est bien de ça dont nous avons peur.

Ca sera tout pour aujourd’hui. Je pourrais vous en faire 3000 mots mais ce ne serait pas raisonnable ! La folie est affaire de perception pas de mots ou de maux. Demandez vous simplement si le monde des gens « normaux » n’est pas un peu complétement fou. Cherchez le fou qui en vous sommeille et surtout quelle folie vous rend le plus triste.

Observez comment vous regardez l’autre que vous con-sidérer comme fou…

Et peut-être dans un éclair de lucidité, au lieu de le regarder… Essayez plutôt de le Voir et d’écouter ce qu’il vous dit, il vous montrera peut-être votre propre folie.

Je finirais par une citation de Walter Bishop

« la réalité est juste question de perception » et « Il n’y a pas de limites, sauf pour ceux qui se les imposent eux même ».

via GIPHY

Laurence

Cet article a 4 commentaires

  1. Alors là tu me fais plaisir. Fringe est pour moi une des plus belles séries (sauf la dernière saison amputée faute de crédit) US des 20 dernières années. Elle est bourrée de clin d’oeil notamment à Willhelm Reich et d’autres chercheurs « fous ». Au delà de ça le personnage de Walter est remarquablement bien joué (il faut la voir en VO) et pour avoir travaillé un temps en IME ou en HP j’ai rencontré une multitude de ces « fous » qui sont justes des inadaptés à un monde qui refuse simplement d’être dérangé dans ces certitudes et croyances
    Tu auras sans nul doute relevé la similitude entre la citation de Walter Bishop sur la perception et les propos de Don Juan dans C.Castaneda …
    A ce sujet je cherche toujours quelqu’un disposant d’une cuve de privation sensorielle pour refaire un plongeon dedans sans lsd ce coup ci

  2. Je savais que le sujet de cet article te ferait sourire ^^ je me refais toutes les saisons en ce moment et je vois que j aimerais être comme walter. Excité comme un gosse par un milkshake à la fraise, sans barrieres pour explorer les trefonds de sa logique et de son intelligence, exprimant a l instant une erection ou un pet malodorant, se baladant à poil, s ouvrant toujours aux possibles de l impossible..
    Et oui pour castaneda, il le cite d’ailleurs dans la serie ^^
    Cette scene m a vraiment touché car on devrait tous faire ca dans les supermarchés mais on prefere s empoisonner plutot que d avoir l air fou… et je sais que la plupart des gens se sont appitoyer sur cette scene, sur ce pauvre walter.. moi je me suis dis pauvre monde.. message au super groupe spirituo developo persocono.. vivre le moment present c est etre walter bishop! Oserez vous???

  3. Après le personnage de Walter est loin d’être un ange ou un doux rêveur. C’est quand même un Docteur Menguélé certes moins cynique et cruel que l’autre mais il n’hésite pas, en connaissant les conséquences à piller un monde et à mettre en danger les multivers afin d’assouvir son refus de perdre …
    comme d’hab c est notre attachement qui viens foutre un gros boxon dans ce que nous avons de plus génial
    il est donc urgent, sans devenir un épicurien, ou un spartiate, de nous détacher de tout ceux à qui/quoi nous tenons
    … je ne m’attache à rien pour n’avoir rien à défendre
    je n’ai pas de pensé pour pouvoir Voir … comme Voit Walter…

  4. En effet notre ami Walter n’est pas un ange en couche culotte non plus, l’autre facette est moins douce. Il a le mérite de nous enseigner le prix des choix que l’on fait, que ce soit la folie que l’on choisit ou les choses auxquelles on s’attache. La notion de non attachement peut prendre une dimension plus profonde, un peu comme ne pas s’attacher au non-attachement 😉 C’est fou cette capacité que la cuirasse a à se raccrocher à une autre branche dès qu’elle ose enfin en lâcher une… C’est son comportement de survie… Arriver à être sans se tenir à quelque chose pour apprivoiser le vide sans avoir peur qu’il ne nous amène au fond d’un trou sans fin… bon ben y a du boulot!

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