Faire ou ne pas faire telle est la question ! La question que pose cette carte du Tarot Zen, L’ AJOURNEMENT, peux sembler évidente si on l’aborde avec un regard moral. Mais si on s’affranchit de nos jugements nous avons alors accès à la subtilité du ZEN qui ne propose jamais une vision manichéiste (BIEN/MAL) du monde mais bien des concepts paradoxaux, tout relatif et qui fluctuent en fonction des circonstances.

Reporter à plus tard, la procrastination, peut relever d’une fuite en avant ou d’une écoute bienveillante nous disant d’attendre. Dans l’autre sens, rester en permanence en flux tendue, dans l’action et l’affairement, peux également relever d’une fuite en avant ou d’une volonté de ne pas se préoccuper.

AJOURNER ou AGIR telle n’est pas la question

Oui ce n’est pas une question ! La réponse est forcément « tout dépend ! ».

Exemple bête mais parlant :

Vous devez aller faire des courses, il tombe des cordes, il n’y a plus de café, vous êtes samedi après midi… Vous pouvez reporter largement de 48 heures vos courses et ainsi en profiter pour découvrir d’autres boissons chaudes et ne pas passer trois heures dans un super U plein de monde en ayant les pieds mouillés.

Vous devez allez faire des courses, il tombe des cordes, il n’y a plus de PQ, vous habitez en ville et on est toujours samedi aprem ! Allez faire vos courses ! Mais focalisez vous sur le PQ, et peut être qu’il y en a au SPAR du coin de la rue. Par contre la prochaine fois soyez un peu plus présent …

Tout ça pour vous faire comprendre, de manière pragmatique, que parfois il est bon de laisser serpenter son esprit et à d’autres moments d’agir.

AJOURNER / AGIR sur nos habitudes

L’AJOURNEMENT deviens plus intéressant si on l’applique à nos habitudes de vie. Il y a peu la carte du COMPROMIS faisait son apparition. On vous proposait à ce moment là aussi de voir les deux facettes du compromis. Quand il fallait en faire et quand, à titre personnel, c’était souvent inutile mais surtout contre productif. C’est la même chose cette semaine avec l’AJOURNEMENT.

AJOURNER, l’Ajournement

Certains d’entre vous sont toujours « pile poil » ils ne s’accordent aucune pauses apparentes et sont « à jour » de leurs taches et devoirs … C’est bien « papa » est fier de vous. Mais dites moi à quel moment avez vous fait RIEN ? A quand remonte la dernière fois ou vous avez simplement osé vous laissez un peu vogué au fil des vagues ?

C’est votre inaction que vous ajournez. Votre AJOURNEMENT est sur l’ajournement lui même ! Chaque fois que vous ne vous abandonnez pas vous vous abandonnez vous même pour répondre à un ordre supérieur. Ca semble honorable mais au final ça créera toujours de la frustration, des regrets et du jugement sur « ceux qui en foutent pas une rame ».

Ajourner sa vie

D’autres, et nous sommes nombreux, nous passons notre vie à remettre des projets, envies, désirs sou simples idées à demain. Faute de temps, d’argent et autres justificatif qui nous semblent toujours très valable. Nous en retirons une forme plus ou moins grande de regret, de frustration et de culpabilité.

Ce n’est jamais le bon moment pour dire, faire, changer … Ce fameux bon moment.

Au final notre AJOURNEMENT ce place sur nos actions, notre capacité à exprimer donc à exister.

L’AJOURNEMENT nous permet de nous conforter dans nos systèmes défensifs de comportement. Cette carte peut donc, si vous l’accompagnez, jouer un grand rôle pour vous aider à changer vos habitudes névrotiques.

Faut il encore que vous ayez envie de jouer le jeu … votre JE.

Quand j’avance il/elle recule …

Observons nos manières de fonctionner. Regardons une bonne fois par la fenêtre et posons nous la question si nous voulons être dedans ou dehors.

Pesons les avantages et les inconvénients des deux positions. Pesons TOUS les avantages matériels, émotionnels, psy et énergétiques de chacune des situations et décidons sans regret, sans amertume, ni remord ou nous voulons exister.

L’ajournement de nos pulsions par obéissance à un ordre supérieur relève de la peur. L’ajournement de nos pulsions par soumission à notre complaisance et notre lassitude d’humain grassouillet est aussi de la peur.

Ce n’est pas un problème en soi, du moment que c’est choisi est assumé.

On peut aimer vivre dans le Gris, on peut aimer vivre dans les Couleurs. Les deux, sont des mondes différents.

Il nous est simplement demandé d’assumer les conséquences de notre choix de vie.

Cette carte pour moi va nous encourager à jauger nos habitudes de penser, d’être et d’agir. Il est grand temps pour nous tous de sortir de nos zones de in/conforts pour aller voir de l’autre coté du miroir si nous sommes vraiment humains.

Mots-clés : ASSUMER – CHANGER nos habitudes

Renaud

Les défis de l’AJOURNEMENT

J’ai fais un test aujourd’hui en ce dimanche 10 février que je trouve au final assez drôle convenue de la carte de la semaine. Comme je suis une VIP, Renaud m’a envoyée la carte de la semaine en avant première ! Et c’est quand même la blague car la carte est celle de l’ajournement. C’est la première fois que Renaud m’envoie l’info en avance et d’habitude j’attends sa lecture de carte pour écrire le défi en conséquence.

J’ai hésité à l’écrire, là, maintenant, mais quelque chose sent que c’est aujourd’hui que doivent se dévoiler les premières (et peut être toutes) lignes du défi de l’ajournement.

Ajournement et notion de temps

Donc on commence dans une énergie qu’on peut dire « opposée ». C’est à dire que le défi est écrit en avance, pas le jour J, ni le lendemain.  Il y a peut-être quelque chose donc à voir à partir de là : l’art de faire, d’être, dans le tempo de la vie, ni avant, ni après, juste là maintenant.

Le tempo de la vie

Et 1, 2, 3, 4… 1, 2, 3, 4… l’ajournement nous parle de tempo. Chose que je n’avais pas vue auparavant. C’est en écrivant que l’évidence a pointé le bout de son nez. Et cette nuance, elle pose un socle important sur ce que j’avais prévu d’écrire, elle aborde cette modération que vous demandera ce défi, elle nous aide à capter que ce tempo, c’est celui de nos propres pas, celui que l’on trouve dans la solitude du défi de la semaine dernière. Dans le silence.

Car entendons nous bien, la seule chose qui fait fuir le présent de façon constante c’est cette fâcheuse habitude de ne pas être satisfait de ce que la vie nous donne. Ajourner nous fait croire qu’il y a peut-être moyen de négocier. On espère appeler le SAV pour échanger le cadeau et éviter de répondre à l’invitation qu’il nous lance. En ajournant, on nourrit l’illusion de contrôle sur nos vies. Pourtant, on ne fait que remettre au lendemain l’inévitaaaaaable VIE. Car oui, la mort nous traque (cf Castaneda), mais la vie aussi!

Ajourner, mettre la vie sur Pause

Si on se posait vraiment la question: Qu’est ce que je n’accepte pas ? De me voir moi, là maintenant ? Quand je remets au lendemain, je mets quelque chose en stand by à l’intérieur, et du coup à l’extérieur aussi. Pourquoi on ne veut pas prendre nos vies complètement entre nos mains ? Aurions nous si peur d’être les uniques responsables de nos vies ?

MAIS NOUS LE SOMMES DEJA !

Ajourner, ce n’est pas changer cet état de fait, c’est simplement tenter de l’ignorer, de l’oublier. Mais désolée de vous l’apprendre, la responsabilité de nos vies, c’est comme la merde, ça nous colle au cul ! Oui je sais, vous adorez ce genre d’image explicite 🙂 .

A chaque fois que nous ajournons quelque chose dans nos vies, si petite ou immense soit elle, on met en attente un bout de nous, on l’empêche de grandir à son rythme.  Pour vous donner une image, c’est comme si pendant le printemps, il y avait des gels tous les 5 jours, imaginez un peu la gueule des fruits et légumes au moment de la récolte ?  Et si on comprenait que c’est ce que nous faisons avec nous ? Avec la vie en nous et autour de nous…

La goutte d’eau qui fait déborder la base

On le fait tous, on attend toujours que le vase déborde pour y prêter attention, c’est aussi ça l’ajournement !

On attend d’être complètement en vrac pour aller voir son osthéo, on attend d’être totalement épuisé pour se reposer, on attend d’être au bord du gouffre pour s’occuper de nous, on attend de ne plus supporter quelqu’un pour lui dire tout ce qui nous agace chez lui, on attend, on attend, on attend… d’être au pied du mur, de voir que notre vie, notre santé mentale est en danger pour réagir, pour faire quelque chose ! Et du coup au lieu d’agir au quotidien, on réagit, on reste en mode survie, mais on ne vit toujours pas.

Je vois pleins d’articles passés en ce moment sur « Mais pourquoi les gens ne comprennent pas l’urgence écologique ? ». On peut faire de grands et longs articles scientifiques pleins de blablas, mais la réponse est super simple : L’alarme rouge à l’intérieur de nous ne s’est pas activée, nous ne ressentons pas réellement de danger, donc nous n’agissons pas vraiment.

La semaine dernière, la solitude nous a donné les clés. Il n’y a que nous, seuls, qui pouvons nous arrêter et observer ces vases qui sont en train de se remplir. C’est la vie, il y a du mouvement, donc des fuites, il y en aura toujours. Soit on passe chez soi, on pose des sauts partout, on zigzague entre, et on les vide quand ils débordent. Soit on s’arrête, on lève la tête et on regarde d’où vient la fuite. Normalement, on devrait pouvoir la réparer. Une tuile, une fissure, quoi que ce soit, on va chez casto, on demande un coup de main à un pro si on ne sait pas faire et on répare tout simplement. Parce qu’à ne faire que vider les sauts qui débordent, d’un on se pète l’épaule, on prend le risque de régulièrement glisser dans une flaque d’eau et enfin, le toit se détériore chaque jour un peu plus, jusqu’au jour où il nous tombe sur la tête.

Les défis, petits et grands

Nous sommes le lundi 11 février, il est l’heure d’écrire les défis de la semaine! Du coup, je vais suivre là où on se rejoint avec Renaud: Assumer. Car vous l’avez compris, l’ajournement est plein de nuances. Il n’y a que vous qui pouvez savoir ce que vous ajournez, que ce soit votre vie ou l’ajournement lui-même..

Etape 1: Au quotidien

Commencez par faire une liste de tout ce que vous avez envi de faire ou que vous devez faire et que vous ne faîtes pas. Ca va d’acheter du PQ, à payer ses factures, appeler sa mémé, prendre rdv chez le dentiste, réparer le robinet qui coule depuis des mois, rempoter une plante, se cuisiner un couscous, se payer un massage, faire une soirée avec ses potos, dormir, écrire, sourire, sortir la poubelle, péter, nettoyer ses vitres, se faire une soirée tout seul au calme, aller marcher dans la nature, faire un cadeau à quelqu’un que vous aimez, … Bref, vous avez compris l’idée. Listez TOUT. Et ensuite, observez cette liste. Regardez s’il y a un dénominateur commun à toutes ces choses en attente. Si vous faîtes simple, le message devrait être claire.

Et ensuite, le défi de la semaine sera aussi très simple, faîtes TOUT ce qu’il y a sur cette liste. Au choix, vous pouvez le faire en tension, ou vous le vivez comme une expérience… Imaginez vous comme un explorateur qui part à la découverte d’un grand mystère: VOUS M’AIME. A chaque fois que vous faîtes un élément de la liste, soyez présents avant, pendant et après. Observez, sentez, ce qu’il se passe en dedans de vous, et observez aussi ce que cela génère dans votre vie au quotidien. Là encore, vous serez les seuls à voir ce qu’il y a à voir.

Etape 2: On va plus loin?

Si vous avez passé avec succès l’étape 1, votre relation globale avec l’ajournement a due s’éclaircir quelque peu. Vous êtes plus du genre au taquet à oublier complètement de prendre soin de vous? Ou alors vous êtes le pro de la procrastination? Et dans quel domaine? Vous avez tendance à pousser les évènements ou au contraire à attendre que cela se passe? Les nuances sont infinies, on l’a déjà dit, donc… faîtes votre synthèse (en vous rappelant que ce n’est qu’une synthèse à un moment précis).

De là, vous allez choisir une chose, je dis bien UNE que vous repoussez depuis très longtemps. Vous savez ce truc qu’on dit toujours à des pots en fin de soirée au moment d’une grande conversation existentielle. Du genre « oui je sais que je dois tourner la page, mais… » ou encore « oui, il serait temps de faire ça… ». Ces grandes phrases qu’on dit depuis des années mais qui au final reste toujours au placard. Juste, rappelez vous, choisissez une chose qui reste dans la même énergie que ce que vous aura (je l’espère) révélé l’étape 1 du défi.

Exemple: Vous n’avez pas pris de vacances en 10 ans, cette semaine réservez un voyage n’importe où, mais faîtes la réservation. Cela fait 5 ans que vous voulez dire à votre mère que vous l’aimez, faîtes le. Cela fait 3 ans que vous devez vous achetez un nouveau matelas, faîtes le. Cela fait 6 ans que vous voulez demandez une augmentation, faîtes le. Bref, trouver l’action la plus symbolique au vue de toute ce qui a été dit dans cette article. Sortez de vos habitudes, osez!

Bon y a du boulot cette semaine! je vous souhaite bon courage!

Laurence

Une petite zik pour la route! j’ai hésité avec Habits de Tove Lo (beaucoup moins fun) et notre cher cloclo. Voilà!

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