Chapitre 1 : La LUTTE, la Rage, c’est mon héritage familial. Lutter pour exister, lutter pour rester singulier tout en ayant une vie sociale. Lutter contre la folie qui me ronge depuis que je suis enfant. Lutter contre le sentiment d’injustice et la perception profonde de la stupidité des gens, y compris, et même surtout, moi-même.

C’est la lutte finale, spécificité du genre humain ?

J’ai lutté, je me suis battu, avec fougue, avec violence et parfois même plaisir pendant plus de 30 ans. Je me levais face aux injustices de ce méchant monde. Je partais guerroyer seul ou en compagnie contre la gangrène fasciste, dogmatiste, nationaliste, communiste, ecclésiastique, scientiste, chaque fois que je le pouvais.

J’enfilais mon armure de chevalier blanc, m’armais de mes « bonnes intentions », seulement protégé par un humanisme dégoulinant.

Je me suis battu contre moi-même encore plus longtemps. Quand on voulait m’aider, je me méfiais encore plus. Ce n’était pas possible, ça cachait quelque chose. Je m’insurgeais face à La Vie, cette méchante catin qui m’avait fait différent de la norme que j’enviais et méprisais tout à la fois.

Le monde, ma vie, n’était que rancoeur, amertume, conflit, avec comme toile de fond « ce que je vis est injuste ». Je suis même allé jusqu’à créer le club des Refuseurs tellement je croyais à cette fameuse « convergence des luttes ».

Ni dieux, ni maîtres… même pas moi-même… Même pas moi, m’aime …

Cet héritage, je l’ai subi pendant plus de trente ans avant de comprendre et surtout d’accepter d’y mettre ma patte. Je n’avais pas à le subir, je n’avais pas de fardeau à porter mais une énergie brute à sublimer, à transcender.

Derrière cette rage et cette lutte de chaque instant se cachait simplement une formidable envie de vivre. Je pouvais ce jour là cesser de lutter pour petit à petit accepter totalement de rire et d’exister, libre, affranchi de toute attente.

La lutte est-elle le propre de l’humain qui s’éteint ?

Depuis que l’Histoire humaine est, nous trouvons des traces de cette opposition. Ce refus qu’a l’Humain de s’accommoder de son sort, d’accepter le monde tel qu’il est. Ca commence le jour où, pour ne pas mourir de faim, il a possédé son premier troupeau. L’histoire de la lutte remonte jusque là. Le refus de ce qui est.

Ce que vous appelez révolution jonche l’histoire humaine. Des soulèvements de cadavres qui viennent grossir le terreau de l’injustice. Chaque fois la même blague. On remplace une force d’oppression par une autre force d’oppression.

Les Perses remplacent les Byzantins. Un césar prend le pas sur un autre. Les chefs de clans sont remplacés par des seigneurs / curés. Le Roy par un président ou le conseil. La République par l’Empire, l’Empire par la Raie publique. Elle-même remplacée par les forces du commerce, de la religion rationaliste et autres groupement d’intérêts particuliers.

Chaque fois c’est des pauvres couillons d’un côté ou de l’autre de la matraque qui trinquent. Et chaque fois, à la prochaine éructation de misère et de peur, ce sera les fils & filles de ces mêmes couillons qui se feront passer par les armes portés par des aussi couillons que eux.

La lutte dans la rue e(s)t la lutte en nous-même

Et c’est exactement pareil à l’intérieur de nous. Comme souvent il y a très peu de différence entre le micro (JE) et le macro (NOUS). En sociologie une foule peut d’ailleurs s’analyser comme un individu unique.

Les luttes, les oppositions armées ou de principes que nous manifestons sont les mêmes dans les rues que dans nos artères, nos nerfs périphériques, nos autoroutes lymphatiques et nos chemins neuronaux.

Alors continuez à vous soulever, à lutter stérilement contre ce qu’est votre vie, contre vos capacités que vous méprisez et les émotions qui vous habitent malgré la morale des autres. Continuez, c’est un passe-temps parfait ! Quasiment inépuisable ! Bon ça coûte cher en chimie, thérapies en tout genre et botox mental mais c’est remboursé par la sécu alors pourquoi ne pas faire des folies, hein ?

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La lutte ne fait que retarder les choses

Insurgez-vous ! Allez sur les ronds-points du Foie ou de votre Estomac ! C’est votre droit ! Levez des barricades de vos phobies et peurs en tout genre ! Ca fait passer le temps, ça vous fait vous sentir vivant et le truc génial c’est qu’à terme… ça ne change rien !

Les horreurs de la première guerre mondiale ont créé en opposition la société des nations, pour que 14/18 soit « la der des ders ». 15 ans plus tard, le Nazisme soutenu par les capitalistes Européens, Américains et l’union des républiques des travailleurs, voyait le jour.

Les abominations sur les Juifs, les pédés, les handicapés et les tziganes des années 40 ont soulevé l’indignation et des millions de pétitions. 75 ans plus tard, en France, les délits homophobes augmentent de 75%, les délits antisémites de 19%. Les handicapés, les romano et autres parias, tout le monde s’en fout.

Vous en voulez encore ?

Vous avez viré un gros roy joufflu pour mettre une tête d’os et des milliers d’autres têtes sous un échafaud ! Quelle victoire !

Les Egyptiens, les Turcs, les Lybiens, les Russes ont viré un tyran pour en mettre un ou plusieurs autres à la place ! HOURRA !

Les femmes se sont battues pour avoir le droit d’être aussi connes que les hommes (et quand même moins bien payées) ! Alleluia !

D’ailleurs à ce sujet, j’espère, les copines, que vous avez conscience qu’en cas de grosse récession, juste après les immigrés, ce sont vos droits qui vont être attaqués… Allez voir en Allemagne la politique sur la femme, c’est si beau l’Allemagne.

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Ce qui doit être sera !

Que ce soit à titre personnel ou à titre collectif, et quelle que soit la force de votre lutte, vous ne pourrez empêcher ce fait :

l’ordre actuel sera remplacé par un autre ordre tout aussi injuste, tout aussi imparfait. Car la vie est parfaitement imparfaite !

A titre personnel, j’arrête ! Point barre ! J’arrête de voir le monde comme un terrain de bataille. Je refuse de cautionner la vision du monde d’il y a 11.000 ans (début de l’élevage). Je possède, et encore, ma vie. Ca me suffit !

Si je dois être pauvre, déjà fait, j’apprendrais de la pauvreté. Si je deviens riche, peut-être un jour, j’apprendrais de cet état. Si je suis seul, trop tard, je vivrais ma solitude jusqu’à l’aimer profondément. Si je suis handicapé, souffrant, je soignerais mes blessures sans hâte mais avec délectation et grande dévotion pour ce qu’elles m’ont appris.

Vous pouvez lutter, c’est votre choix. Je ne le ferais plus. Cent mille ans de Sapiens, 100.000 ans de lutte entre frères et soeurs, 100.000 ans de mensonges, de jalousie, de convoitise par peur et stupidité. Je ne cautionne plus !

Vous voulez mourir, souffrir ? S’il vous plaît, mourez plus vite !

J’ai examiné la chose sous toutes ses facettes. Aucune raison, aucun comportement, aucune pseudo cause ne mérite autant de sacrifice, autant d’horreur ou de douleur interne ou externe.

Ami.e.s pseudo révolutionnaires et mécontents en tout genre, je vous laisse à vos crampes, vos allergies, cancers et autres brûlures d’estomac. Indignez vous à loisir moi je m’en vais me mettre à l’ombre d’un joli tilleul en attendant que vous veniez m’y tuer ou simplement pleurer. Il y a beaucoup à pleurer…

Mots-Clés : PAIX – AUTO DETERMINATION

Renaud

Le défi de la Lutte achevé

Renaud a envoyé du lourd pour ces cartes! Par où commencer?? Un défi pour en finir avec la lutte? Ou plutôt comprendre que la lutte est déjà terminée depuis un bon moment? Perso, c’est le premier défi de ma semaine..

Revenons aux cartes: La Lutte + L’achèvement. Je pourrais attrapé le sujet de la lutte par pleins de bouts… La carte de l’achèvement vient alors m’éclairer: Et si cette semaine on voyait que certaines de nos luttes sont finies depuis un bail? Il n’y a que nous qui entretenons la croyance que nous menons encore telle ou telle lutte alors qu’à l’intérieur de nous ça s’en fout complet depuis bien longtemps.

Je lutte donc je suis

Nos luttes c’est souvent notre identité. Si j’avoue que j’abandonne, qui suis je alors? Et on continue de perpétuer la grande tradition de nos comportements habituels pour se raccrocher à des illusions de ce que nous sommes. Car ce moment où on dépose les armes est souvent très désagréable. Je me suis battue toute ma vie, c’est ce qui me faisait avancer! Mon épée et mon bouclier étaient mes doudous, mon combat, ma raison de me lever, d’avancer, de survivre.

Et là, d’un coup, sur le chemin, je m’arrête, je dépose armure, épée, bouclier et autres engins de tortures au sol. Et la seule chose à faire c’est être. On se retrouve face to face avec l’immensité du vide, de la vie, de soi. Je vis simplement, sans raison, je suis là. Mais c’est trop chelou ce truc?!?! C’est pas super confortable, on a l’impression de ne pas savoir qui nous sommes, où nous sommes, ce qu’il faut faire, où aller… Le silence, la paix nous font des chatouilles bizarres et on ne sait pas si on doit aimer ça ou partir en courant.

La suite est souvent la même, on réenclenche une lutte, quelle qu’elle soit, pour revenir à ce que l’on connaît, pour s’illusionner encore de ce que nous sommes. Le ridicule de la situation peut aller même jusqu’à ce que notre corps lutte contre rien, juste il se met en position de défense ou d’attaque, par principe, pour rassurer notre « je » flippé d’être en paix. C’est ce que je vis depuis quelques mois, ça en devient comique et triste à la fois!

Car n’oublions pas que chacun d’entre nous se bat soit disant pour « la paix dans le monde », « le bonheur de chacun », bla bla bla. Comble de l’ironie!!! En fait on lutte parce qu’on ne veut surtout pas être en Paix! Aïeuuuuuuuu mes fesses!

Et du coup je me sens un peu limitée aujourd’hui pour vous défier sur la lutte car ça bug pas mal pour moi sur ce sujet. Je vais faire de mon mieux mais n’hésitez pas à ajouter, enrichir si vous voyez que je suis passée à côté de quelque chose.

Revenons à notre défi… Je vois deux angles d’approches:

Le premier: Voir les luttes déjà finies et fermer définitivement la porte. Pour cette première partie, j’aimerais que chacun d’entre nous écrive une lettre à un de ces anciens combats. Ecrivez lui ce que vous voulez, rappelez vous vos souvenirs ensembles, les bons et les moins bons moments et essayez de trouver l’instant où le combat s’est arrêté. Vous savez, c’est comme dans une histoire d’amour. Il faut toujours un moment pour se séparer de quelqu’un qu’on a aimé mais si on regarde en arrière, on sait à quel moment exacte l’histoire était terminée. Donc écrivez une lettre d’adieu. N’oubliez pas de le remercier, de lui dire tous vos sentiments et dîtes au revoir définitivement. Finissez ce chapitre. Fermez enfin cette porte. Puis trouver votre rituel pour vous débarrasser de cette lettre. (la bruler, la jeter à la mer, la mettre à la poubelle… Ce que vous voulez). Simplement matérialiser la fin de cette lutte.

Le deuxième: S’accoutumer au vide, au calme, au silence, à la paix. Quand on porte une armure d’acier depuis des décennies, la retirer d’un seul coup peut faire un effet plutôt bizarre. En gros on va se faire un training de la légèreté, d’être tout simplement, sans objectifs, sans rien. Là, je vous propose 2 choix. Si vous n’avez jamais fait de méditation, et bien commencez! Allez voir le super article de Renaud qui vous donne de bonnes bases pour démarrer: la médiation, l’art de se foutre la paix.

Si vous êtes des pros de la méditation, je vous invite à en découvrir une autre forme: le ZAZEN. Asseyez vous sur une chaise face à un mur blanc (distance d’une longueur de bras). Puis rester là, les yeux ouverts, fixes, pendant 15 minutes. C’est une forme de méditation différente, gardez les bases, retour à sa respiration et à son corps pour commencer.

Faîtes un ou l’autre exercice tous les jours et observez ce qu’il se passe. Qu’est ce que le vide, le silence, génère en vous? Et très important!!! Ne cherchez rien, faîtes pour faire, tout simplement. C’est là base de ces défis, sortir de la recherche de résultats. Être comme la graine au printemps, qui pousse avec douceur et détermination sous la terre parce ce que c’est ce qu’elle est. C’est tout!

Bon courage les chouchous!

Laurence

Cet article a 2 commentaires

  1. Je vous découvre aujourd’hui suite aux recommandations d’une amie. Je suis bouleversée. Quelque chose en moi hurle et pourtant je sais que ce que vous écrivez est juste. Je le sais mais je ne veux pas m’y résoudre. Je crois que pour moi mon défi va être de retourner sur le lieu de mon enfance et si j’y arrive d’aller voir ma mère et mon père. Vous demandiez des idées je sais que pour moi ho’oponopono m’a énormément aider dans des périodes difficiles. Je crois que cette semaine plus que jamais je vais le faire énormément et encore plus sincèrement qu’avant

  2. Merci Noémie pour ce commentaire à la fois honnête et en plus avec des idées! On en rêve! Si ça crie en dedans c’est que c’est le bon chemin! Je vous souhaite de revenir dans votre lieu d’enfance et d’y découvrir de nouveaux aspects. Je l’ai fait il y a quelques mois, accompagnée de 2 amis et cela m’a permis de voir que cet endroit, cette histoire, était à la fois bien cette histoire que je me racontais mais aussi tellement d’autres histoires. Abandonner la lutte c’est peut-être de voir que cette lutte qui était notre graal est aussi au milieu de tellement d’autres choses… N’hésitez pas à demander de l’aide, à y aller entourée de personnes avec qui vous pouvez être, perso je ne l’aurais pas fait sans ça et je ne l’aurais pas vécue comme ça non plus. Je les remercie encore pour ce beau cadeau car j’ai découvert que cette histoire que je me racontais n’était qu’une histoire parmis tant d’autres. Surtout, j’ai pu récupérer des bouts de moi, de mon énergie et constater en réel que cette lutte était bien finie. Je vous souhaite de faire tout cela avec plein de douceur envers vous, je vous souhaite de vous faire ce cadeau. Et si on peut vous donner un coup de main, un coup de téléphone c’est possible aussi 😉 belle finalisation de lutte Noemie.

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