Chapitre 1 : Suivre le courant, se laisser porter par le flux et le reflux. C’est du grand art que nous propose le 1 de la maitrise des émotions du Tarot Zen. Elle correspond au Bateleur de Coupe, l’as de coupe du tarot de Marseille. Cette semaine en plein cœur du Bélier et de la montée du Yang on vous propose de ne plus vous occuper de ce que vous faites ou croyez devoir être mais de revenir juste au faire. Sortir des tensions et des devoirs servant à maintenir l’illusion de contrôle pour juste faire et être librement sans espoir, sans attentes, sans charge mentale.

Suivre le courant, se laisser porter par La Vie.

Et si cette semaine on faisait vraiment simple. Si pour une fois au lieu de chercher midi à quatorze heures on acceptait juste de faire simple. Faire ce qu’il y a à faire pas plus mais pas moins non plus.

C’est un peu comme quand nous étions petit et que nous nous laissions porter par l’océan en dessous de nous. Simplement mettre le minimum de tensions nécessaires dans notre corps pour rester à fleur d’eau. Seule la tête à besoin de rester émerger pour pouvoir respirer. Le reste du corps lui peut se reposer et passer sous la ligne de flottaison de notre illusion de contrôle.

Nous ne sommes pas des poissons c’est vrai, c’est pour ça qu’un minimum de tension est nécessaire pour maintenir notre tête, mental, conscience, et système nerveux, hors de l’eau. Nous ne sommes pas des poissons mais nous venons de l’Océan primordial. Cet Océan nous l’avons connu il y a des millions d’années mais aussi il y a 3 mois, 10 ans, 47 ans dans le ventre maternel.

C’est bon je gère…. RIEN !

Nous croyons que grandir c’est contrôler. Quelle foutaise ! Que contrôlons nous vraiment ? Vous croyez contrôler vos vies ? Really ?

Intéressez vous à la biologie, vous découvrirez que ceux qui vous gouvernent ce ne sont pas vos patrons, conjoints et autres politichiens mais les millions d’êtres vivants dans vos intestins. Le vrai « je suis » ce sont les centaines de milliers de neuro récepteurs et processus hormonaux en vous.

Vos idées, vos pulsions, vos émotions, vos choix ou non choix sont le résultat d’un conditionnement parfait et des décisions du système nerveux autonome qui coordonnent tous les processus physiologiques indépendants de votre volonté.

A force de travail acharné nous pourrions avoir un peu d’influence sur ces processus… Hélas personne ou presque ne fournit cet effort gigantesque. Pire que tout quand cet effort est fourni c’est pour assujettir le tout au despotisme d’une partie…. Notre peur de perdre un contrôle que nous n’avons jamais eu !

Accepter toutes les facettes de nos vies, de nos Je(u)

Les maladies, les accidents de la vie comme on dit, sont là pour nous rappeler la fatuité de nos illusions. Hélas chaque fois que notre illusion de « libre arbitre » est mis à mal nous courons nous réfugier dans les bras rassurant d’un papa, d’une maman, d’un personnel hospitalier, d’une petite pilule ou d’un verre de whisky pour retrouver au plus vite nos illusions.

Cette semaine il est peut être grand temps d’accepter de ne pas avoir du tout de contrôle. Il est peut être temps d’abandonner nos illusions et notre soif de pouvoir ou de con-formisme pour se laisser porter par le vide, le grand tout, la vie, notre microbiote, dieu pour certains. Encore une fois peu importe le nom qu’on lui donne.

Suivre le courant et accepter d’aller là ou on doit

Alors arrêtons de chercher, l’espace d’une semaine, à savoir, à contrôler, à classifier les choses. Laissons l’ensemble de notre corps nous enseigner qu’il est doux de ce laisser porter. Écoutons les mots qui sortent de notre bouche sans les juger. Laissons nos yeux se remplir de larmes en regardant Mimi Mathy. Suivons nos pieds, autorisons nos mains à toucher, caresser, taper sans savoir si cela plaira ou pas à l’autre. Donnons aussi le droit à nos oreilles d’entendre le refus, la peine et la joie d’autrui et de Soi.

C’est là une grande sagesse que de savoir laisser aller, lâcher du lest pour juste suivre le vide, juste faire néant. Il est temps pour nous de nous laisser vivre, sans complaisance, sans jugement, sans désir ou attente névrotique. Il est bon de ne pas écouter qu’un seul son de cloche. Notre corps, notre entité globale à sa propre intelligence. Nous autres occidentaux cartésiens avons beaucoup à apprendre de la nature et de notre propre nature.

ouvrir les vannes émotionnelles

Nous aimons suivre des régimes, des dogmes et des professeurs mais quand est ce que nous suivons vraiment notre nature et plus encore notre nature émotionnelle ?

C’est quand que vous avez vraiment dit Je T’Aime, sincèrement et profondément ? A quand remonte votre dernier sentiment d’exister pour de bon et pas d’être juste en vie ? Avez vous réellement apprécié la douceur du tabac dans votre gorge ce matin ? A quand remonte votre dernier repas fait avec plaisir et pas simplement pour vous repaître ?

Quand avez vous dit un vrai Merci, un vrai J’ai Peur, un vrai j’en peu plus et un sincère « allez vous faire enculer ? » Quand avez vous pris votre père, mère, enfant, ami.e.s dans les bras et ou c’était vraiment important ?

Les émotions librement exprimées sont le véhicule vers le Coeur, le chemin qui a du Coeur. Peu importe le type d’émotions ce ne sont que des véhicules l’important c’est de vraiment monter dans ces carrosses et de dire « allez hue cocher ramener moi au manoir ! »

Cette semaine suivre le courant est une action enfantine, simplissime : Juste faire un pas après l’autre sans réfléchir au suivant. Il est temps pour nous d’en finir avec la quête rassurante d’une sécurité cognitive, comportementale, mentale ou émotionnelle qui n’a qu’un seul but nous rassurer et nous faire croire que nous n’allons pas rejoindre le grand océan d’où nous venons tous… la mort !

Mots-clés : SIMPLICITE, FLUIDITE, NE PAS FAIRE

Renaud

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les ne-pas-faire contactez moi

Le défi : Suivre le courant

Bienvenue à bord les amis ! Je vous en prie, montez, installez vous confortablement et profitez bien de la balade… Bienvenue dans votre propre embarcation, bienvenue en vous-même.

Où choisirons nous d’aller ? Que choisirons nous de faire ? Et si nous comprenions que le capitaine du navire c’est la vie, c’est la mort et que nous pouvons simplement nous détendre pour laisser le flux de l’eau, la rivière, les courants… nous mener à destination. Et si nous faisions confiance au capitaine pour enfin profiter de la balade ?

2 choix possibles, 1 destination

Premier choix : Je me tends, je flippe à chaque manœuvre que fait le capitaine, j’essaye de comprendre pourquoi il tourne à gauche plutôt qu’à droite… je râle parce que moi tu vois je voulais aller vers les Îles Fidjis, mais lui décide de faire cap à l’opposé… et en plus il ne me dit pas où on va ! Dure réalité ! Le capitaine ne vient pas de la croisière s’amuse, il tient son cap quoi que je fasse.

Deuxième choix : J ‘accepte le cadeau qu’il m’a fait de m’inviter sur son bateau?  Je vois que j’ai choisi comme un grand de monter sur ce bateau ? Et je me détends, je profite de chaque seconde du voyage. 

C’est bien ce que nous dit la carte cette semaine… plus je me détends, plus je peux suivre le cours de l’eau, sentir chacun de ses remous et peut-être même ne faire plus qu’un avec lui. J’ai enfin compris que la destination sera la même dans les 2 cas.

The défi to be… or not to be…

J’aurais envie de vous donner le même défi qu’il y a quelques mois pour la carte du rêve et du guide.Sortir de chez soi et laissez nos pas nous guider. Vous pouvez le refaire si vous ne l’aviez pas fait… il reste un très bon défi.

Mais je me dis qu’après la lutte et autre blague, cette carte nous invite à sentir un autre pendant de la détente. Cette détente qui vient lorsqu’on a cessé cette lutte, cette détente dans les eaux profondes, infinies qui peut être à la fois méga flippante, se détendre dans de l’eau à l’infini, gloups… ou qui peut nous amener à cette sérénité je dirais plus honnête… la sérénité face au mystère, l’inconnu, la vie, la mort. Cette détente que l’on peut trouver en se mettant face à sa propre mort qui peut arriver d’une seconde à l’autre. La détente parce qu’on arrête de fuir la vérité, la détente parce qu’on prend enfin conscience que la vie et la mort sont seulement deux facettes d’une même carte…  Que nous ne sommes pas le capitaine, nous ne le serrons jamais. Nous pouvons enfin nous détendre parce que ce n’est plus une injustice mais bien un cadeau.

Le truc qui est compliqué avec ce défi c’est que plus nous allons chercher cette détente, moins nous allons la trouver. Pour moi cette carte nous invite à plonger dans le yin, le vide, pour enfin sentir la racine du yang.  Comment lorsque je deviens totalement passif, quelque chose en moi reste totalement actif ? Un doux mélange de confiance et de présence peut-être ?

Si je dois être honnête, cela fait 24h que je me suis arrêtée là. Le défi ne vient pas. Il viendra peut-être dans la semaine… Je vais suivre le courant. Vous pouvez en attendant reprendre le défi du rêve plus haut en y ajoutant la détente et la confiance.

Ajout jeudi 4 avril 2019: J’ai cherché, creusé… et je ne trouvais pas de défi pour cette semaine. La raison est simple: le défi est de suivre le courant. Il m’aura fallu 4 jours pour comprendre… Le seul défi cette semaine c’est d’accepter le flux et le reflux de la vie. Les ralentissements, les accélérations, les stagnations, les chutes, les tourbillons, les accalmies, bref tout! Juste se réveiller chaque jour et plonger dans la vie, quel quel soit le rythme qu’elle joue aujourd’hui. Plongez! Comme le dit la nouvelle lune, tout est déjà fait.

Belle semaine à tous.

Laurence

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Suivre le courant pour se retrouver nous même
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