« La peur est un sentiment qu’on se crée ! »

Je crois que dans les 99 koanscongs que j’ai sélectionné, c’est un de mes favoris et dieu qu’il est de saison 🙂

Comprenons bien et si possible acceptons le :

Personne ne fait rien à personne !

Vous n’êtes pas des feuilles à la merci d’un vent mauvais 😉

Sur le sujet de la peur, du rejet, de la pauvreté, de l’obésité et de tant d’autres sujets, nous sommes responsables de nos choix.

Personne ne nous oblige à croire ce que le monsieur à la « télévicon » raconte, personne ne nous oblige à lire tel ou tel journal, personne ne nous oblige à croire qui ou quoi que ce soit, à acheter ceci plutôt que cela et à manger tel truc plus que tel autre, nous acceptons individuellement de céder sous la contrainte, qu’elle soit interne ou externe.

Les causes de cet abandon de notre volonté ?

Toujours des causes multiples, il n’y a que notre habitude à dualiser le monde qui croit qu’il n’y a qu’une cause, d’ailleurs c’est en partie faux de croire qu’il y a une cause pour un acte. Parfois c’Est, juste parce que ça doit, mais on plongerait trop loin pour le cadre de ce ptit billet.

Une des causes principales reste quand même l’instinct grégaire, le besoin d’appartenance d’où découle le conformisme, le manque d’initiative, la peur de s’exclure par ses actes, paroles, pensées, d’un groupe, majoritaire ou minoritaire, dans lequel nous avons trouvé nos marques, nos habitudes, nos structures de fonctionnement et de survie.

Si cet instinct, ce besoin d’appartenir à, fut autrefois utile par rapport à un milieu naturel hostile qu’en est-il aujourd’hui ? est-il toujours d’actualité ? N’est-ce pas possible d’envisager une société multicolore où l’égalité ne serait pas de la conformité ? 

Cet instinct grégaire est accentué par notre manière d’envisager la mort. Nous ne l’envisageons jamais comme quelque chose de normal et nécessaire pour que la Vie croisse et se développe. A la place nous l’affublons d’un jugement émotionnel la faisant sembler une personne injuste et cruelle.

Mais si nous n’acceptons pas notre propre fin (ce qui ne veut pas dire la souhaiter), la fin de nos proches, de ce à quoi nous tenons, comment ne pas avoir peur de perdre ? Comment ne pas avoir peur dans ces conditions ?

Car c’est cet attachement qui permet de nourrir en nous la Peur.

Et pourtant nous tuons tous, nous sommes tous des meurtriers, tous les jours c’est une hécatombe de poissons, de fruits, de légumes, d’animaux, pour satisfaire nos propres vies, c’est également une hécatombe humaine créée par nos silences, nos non regards, notre petit confort bourgeois, même pour les moins fortunés d’entre nous.

Comment y remédier ? Impossible !

Car la Vie e(s)t la Mort font partie de la même pièce, les deux sont intimement liées, vous ne pouvez pas enlever le côté face d’une pièce sans faire disparaître le côté pile.

L’une existe parce qu’elle s’appuie, se mêle à l’autre pour faire un seul tout, quelque chose de plus grand que 1 + 1

Alors oui la peur est un sentiment qu’on se crée, une fois que celle-ci est là, que faire ?

Succomber, se laisser tomber dans les bras visqueux et froid de cette compagne ou la nier et construire un mur entre ce qui est et ce que nous voulons, croyons devoir être.

Et comme toujours il y a bien sur une troisième option, s’abandonner pour aller plus loin, s’en servir comme  d’un moteur en plongeant dans ses bras le sourire aux lèvres et passer de l’autre coté du miroir des illusions, du miroir de l’auto contemplation.

La seule chose qui mourra – et croyez bien qu’une partie de moi le regrette – c’est notre identité, c’est l’image de nous même pour les morts métaphoriques, et perso je ne me considère pas, je ne me limite pas à mon identité, encore moins à une image 🙂 (je suis pas assez sage)

Alors comme disait un vieux mexicain 😉

« aies peur mais ne te laisse pas aller à ta peur « 

PS : et il en va de même pour les autres émotions 🙂

Les traditions sont remplies d’exercices, de pratiques et de conseils pour nous aider, pour nous rendre tellement denses que la peur ne peut plus stagner en nous. Encore faut-il les connaître, les pratiquer et surtout avoir l’intention de ne pas succomber au charme doucereux de la peur. Ce charme douloureux qui nous fait nous sentir vivants, malheureux, tordus, rongés mais vivants, conformes à la tradition du « tu enfanteras dans la douleur » … le choix est en nous, en nous tous, survivre dans la souffrance et la violence émotionnelle ou juste Vivre et Mourir en goûtant les fruits délicats de chaque instant.

Le koanCong du jour : La peur !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Font Resize
Contrast
×

Panier