Cette semaine, l’arcane majeur 15 LE CONDITIONNEMENT. Encore un arcane majeur, comme LA VISION NOUVELLE de la semaine dernière. A croire que la période des vacances n’est pas de tout repos ! D’ailleurs la notion qu’aborde LE CONDITIONNEMENT d’Osho est loin d’être facile ou récréative puisqu’elle est un élément constitutif et essentiel de TOUT ce que nous vivons, faisons, pensons et même rêvons. Mais au fait, qu’est-ce que le conditionnement ? Et surtout, peut-on s’en extraire ?

Pour ceux que ça intéresse, je vous encourage à lire des livres, même scolaires, de sociologie / ethnologie, vous aurez déjà énormément d’informations sur ce que vous croyez être votre liberté de choix.

Le conditionnement est partout puisqu’il est nous !

Vous avez compris grâce à ce titre que non, on ne peut pas s’extraire de notre conditionnement. En tout cas on ne peut pas s’en extraire sans le remplacer par un autre conditionnement. Cette semaine encore, le pont entre la carte du tarot d’OSHO et l’analyse de la dernière nouvelle lune est direct. Quand Sidonie et Charlie vous parlent des structures profondes qu’il est temps de modifier, c’est bien de votre conditionnement profond dont elles parlent.

Le conditionnement, le dressage que nous avons tous reçu, est le socle sur lequel nous construisons le mythe de nos vies. A défaut de mythe, car nous n’avons rien de glorieux, nous appellerons ça notre personne, JE, ou histoire personnelle.

Le conditionnement est la somme d’injonctions directes (famille, enseignants, fraternité…) et indirectes (culture du pays, caste sociale, région, pub, média, époque, vibrations…) qui font que nous croyons être un hétérosexuel blanc intelligent et travailleur, un bon WASP en somme, ou une lesbienne asiatique aimant les loukoums en buvant du cidre depuis son loft très « finkchui ».

WASP : White anglo saxon protestant – caste dominante aux états-unis et de fait dans le monde

Êtes-vous un Lion qui sait qu’il est déguisé en Mouton ? Un Lion qui croit vraiment être un Mouton ? Ou peut-être êtes-vous un gentil Mouton pour de bon ?

Mais au fait, qui vous dit que les autres Moutons ne sont pas des Lions ?

Pour ou contre, nous restons notre conditionnement

Certains d’entre nous vont vivre en opposition à ces injonctions, ils seront dans un conditionnement inverse. D’autres les suivront avec ferveur. Tandis que le plus grand nombre naviguera pathétiquement d’un côté à l’autre, en s’illusionnant d’être libre de ses choix. Quelle que soit notre manière de l’appréhender, nous restons tous prisonniers de ce qu’on nous a appris à devoir être. A tel point que nous sommes persuadés d’être vraiment ceci ou cela et que rien d’autre n’est possible.

Le plus drôle, c’est quand un choc positif (cadeau) ou négatif (accident) surgit dans notre vie et fait émerger une autre partie de nous. Si nous étions un peu curieux, nous explorerions cette nouvelle possibilité, ce nouveau nous-même jusqu’alors inconnu. Mais à la place, une grande majorité d’entre nous va chez son psy, son médecin, ou son thérapeute, non pas pour qu’il les aide à découvrir ce nouveau eux, mais pour revenir à la normale, pour redevenir ce eux-mêmes qui est parfois la cause du choc ayant réveillé cet autre soi.

Comme ils le disent si bien : « Depuis le choc, je ne me reconnais pas, je ne suis plus moi-même ».

S’affranchir de son conditionnement, c’est l’utiliser

Je le dis et le répète, perdez tout espoir dans l’arrêt de votre conditionnement. D’ailleurs l’important n’est pas d’être ou de ne pas être conditionné mais bien plus l’importance et l’attachement que l’on donne à ce conditionnement. Car nous avons la possibilité de l’utiliser.

Le LION de la carte d’OSHO peut ressembler à autre chose. Son conditionnement / statut de LION sera toujours présent mais il peut donner l’illusion d’être une paisible brebis. Pour cela il faudra qu’il lime ses crocs acérés et qu’il broute de l’herbe rase avec ce regard plein d’intelligence du ovin libidineux mais c’est jouable ! A l’inverse, une brebis peut se faire passer pour un lion rugissant, par contre il faut qu’elle accepte, pour que son masque soit valable, de manger de la viande de mouton et de se teindre en blond vénitien.

Comme vous le voyez, ce n’est pas gagné, et dans les deux cas les sacrifices sont importants. Comme me l’a dit un skipper ce week-end, il faut alors se poser la question du ratio coût / effort – vitesse / distance.

Le diable se marre !

C’est la carte du TAROT DE MARSEILLE qui va venir compléter le tarot d’OSHO. Regardez les trois personnages de cette carte. Le Diable sur le socle/coupe du conditionnement et les deux petits diablotins qui, eux, sont attachés par une longe à ce socle / coupe.

Le diablotin de droite pourrait être la version de nous qui croit vivre en opposition à son conditionnement (avec ou sans conscience de celui-ci). Voire la personne qui a conscience de ce dressage nécessaire et qui croit s’y opposer « parce qu’elle n’est pas celle / celui que vous croyez » … Suffisance !

Le diablotin de gauche, lui, pourrait être cette version de nous qui a totalement intégré son conditionnement (avec ou sans conscience) et qui patauge avec joie dans la mare de son dressage. Il use et abuse de toutes les facettes de cette fixation du point d’assemblage pour s’intégrer au monde dont il est issu et modeler le Monde qui l’entoure (humains inclus) … Complaisance !

Dans tous les cas, qu’on s’y oppose, qu’on le subisse ou qu’on le vénère, les diablotins ont comme seule liberté la longueur de leur laisse. Ils sont irrémédiablement attachés au socle du conditionnement.

L’art du traqueur

Par contre le Diable, lui, ne tient rien et n’est attaché à rien. Il est posé sur le socle du conditionnement, point final. Ses ailes lui permettent de s’en éloigner. Le conditionnement reçu n’est alors qu’un perchoir pour regarder la folie des hommes, manger ce qui lui est nécessaire et continuer sa route quand bon lui semblera.

D’ailleurs sa face et ses bras sont les seules parties de son corps de couleur chair comme celles des diablotins. Il donne l’apparence et semble agir comme les diablotins mais son véritable cerveau, le siège de ses actions, n’est pas le même.

Ses actions sont menées par l’intelligence du corps, et non par son mental qui est lié directement aux dogmes, croyances et donc au conditionnement… Le DIABLE ne tient pas les diablotins, il n’est pas non plus attaché à son conditionnement. Il a appris à le maîtriser, passant du contrôle au lâcher prise pour simplement faire ce qui doit être fait. Loin des cadres moraux et convenus. C’est ce que l’on nomme l’art de la folie contrôlée, l’art du TRAQUEUR !

On notera aussi une certaine similitude entre l’image du DIABLE dans le tarot de Marseille et la représentation du chaman celte / Cernunos.

Mots clés : CONTRÔLE – AFFRANCHISSEMENT

Renaud

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