Chapitre 1 du défi défilé : L’attachement au passé, à nos rêves, nos doutes, nos espérances et toutes les autres errances. Après la Vision Nouvelle (défi défilé de la semaine dernière) et notre sincère et ardent désir de naître à nouveau, nous nous heurtons maintenant à la dure réalité de l’attachement à notre histoire personnelle.

l'attachement au passé tarot osho

C’est quoi l’histoire personnelle ? C’est l’ensemble des émotions que nous plaquons sur un fait pour le déformer et ainsi pouvoir en vivre un tout petit bout. L’histoire personnelle, ce sont les histoires que nous nous racontons à nous même et que nous tenons pour vraies.

Tout y passe, nous bien sûr, mais aussi les autres, nos parents, nos ami.e.s et la Vie en général. Ce sont tous ces moments, petits et grands, qui nous permettent de nous dire : « je suis ceci » et « je ne suis pas cela », « moi zentil » ou « moi messant ».

L’attachement au passé, à cette histoire que nous nous racontons sur nous même et la Vie, c’est rester coller, enliser, fixer sur ce qui nous a émerveillé, choqué, humilié, blessé… conditionné, con dit : cionné !

La certitude de ce qui a été

« Oui mais c’est comme ça que ça s’est passé ! », « Je le sais, j’y étais quand même », « Vu ce que j’ai vécu, il est inadmissible que je fasse ça » et autres phrases emplies de certitude et de refus.

Concernant les certitudes sur soi même, si on est honnête, on s’aperçoit bien vite que ça ne tient pas la route 2 minutes (pire qu’une smart dans le Mistral). Les enfants battus font souvent de très bons tortionnaires ou à contrario (et c’est la même chose in fine) des parents « laxistes » qui battent leurs enfants à coup de rien.

L’histoire personnelle, c’est l’ensemble des émotions que nous plaquons sur un fait pour le déformer et ainsi pouvoir en vivre un tout petit bout.

… l’ensemble des émotions que NOUS plaquons sur un fait. Ce n’est pas la réalité, c’est un ersatz, une toute petite parcelle que NOUS avons choisi de vivre émotionnellement de telle ou telle manière. Le Réel de ce que nous avons vécu est infiniment plus riche, infiniment plus grand.

Hélas ou heureusement pour nous, nous sommes des êtres incarnés. Nous ne pouvons pas, dans un premier temps, vivre l’intégralité d’une situation. Nous ne pouvons même pas la Voir, la percevoir dans sa complétude.

La réalité est un choix de la perception

Notre attachement à cette fable personnelle (ou familiale, nationale et autres), à notre choix émotionnel de l’époque, nous permet de limiter le monde, de le définir, mais aussi de nous limiter nous même.

Notez bien « histoire personnelle », l’histoire issue d’un choix de notre personnalité, de notre masque (voir la racine latine de « personne »). Ce n’est pas et ce ne sera jamais NOUS, ni SOI, au mieux ça sera ce petit « je » qui n’est même pas d’accord avec lui même et qui nous prend la tête en permanence.

L’attachement à notre passé, à la version de notre passé que « je » a choisi, est la racine de notre auto-contemplation. C’est la première porte vers une nouvelle vision de soi et du monde. Nous pouvons la maintenir, coûte que coûte, et refuser de changer. Nous pouvons le faire … C’est du racisme personnel.

Au lieu d’accepter notre multitude et la multitude de façons de voir une même situation, nous optons pour une « vraie vérité »… et que tous les autres mécréants aillent périr sur le bûcher de leur hérésie !

C’est comme ça que commence la « très sainte inquisition » ou le Jihad actuel…

Qui suis je ? on s’en fout !

Quand Mooji dit « I lost my mental », c’est de ce petit « je » dont il parle. Ce « je »garde l’illusion du contrôle en croyant définir, contrôler, comprendre le Monde et lui même. Il ne réussit qu’à se limiter lui même. Avec un peu de distance, c’est tellement grotesque que si nous n’en souffrions pas ça serait comique…

D’ailleurs c’est comique car ces souffrances, finalement, c’est nous même qui nous nous les imposons. C’est ce « je » qui réouvre chaque matin la plaie de « son handicap », de « sa blessure » ou d’un paradis perdu qui n’a existé que dans nos rêves.

Le bon papounet / mamounette de notre enfance niquait à couilles rabattues la femme de ménage sans qu’elle s’autorise à protester. Ce frère / soeur que nous chérissons / haïssons tant a lui aussi ses souffrances qu’il a gardé pour lui et que nous prenons pour du mépris. Cette maladie qui m’a rendu infirme à 6 ans m’a aussi permis de devenir l’humain que je suis, m’a permis de commencer le Yoga à 9 ans et de découvrir la pensée orientale à une époque où acupuncteur était un gros mot.

Alors êtes-vous vraiment sûr de votre réalité ? Êtes-vous si certain de ce que vous croyez être ? 

Et si nous prenions le risque de nous re-évolutionner ? Si nous prenions le risque de nous surprendre nous même et de sortir de notre auto-contemplation pour vivre quelque chose de vraiment nouveau ?

RE + EVOLUTION

Renaud

 Chapitre 2 : les outils du défi

Quelques mots sur Mooji : Je vous encourage à ne pas l’aduler, à ne pas en faire un prophète ni même un sage et encore moins un maître. Le seul Maître dans votre vie c’est justement LA VIE qui coule en et autour de vous. Donc pas la peine de vous ruez sur ses vidéos, très bonnes au demeurant. Bossez, prenez le temps de digérer, vivez et surtout apprenez de vous même, ce sera bien plus profitable ! Renaud

1 et 2 et 3 défis !

Allez hop, je prends le relais ! Merci Renaud pour ta lecture de cette carte, elle s’enchaîne si bien avec celle de la semaine précédente, c’est fou comme les choses s’organisent, hein!

Les défis peuvent être très nombreux pour cette carte, mais le premier qui me vient en tête serait de lire tous les jours cet article pour bien le comprendre, laisser chaque mot s’intégrer à l’intérieur de nous, pour laisser notre histoire personnelle apparaître et se dissoudre un peu plus à chaque lecture. Si ça vous parle, faites le !

Perso, je vais le faire, car au moment présent j’ai grand besoin de me rappeler que cette histoire personnelle n’est qu’un point de vue, des émotions qui à un moment donné m’ont permis de traverser une situation mais qui aujourd’hui n’ont plus aucun sens. Cela me permet seulement de m’enchaîner à une vision de moi, des autres et d’un monde. 

Sinon, je vous propose 2 autres outils, à faire selon chacun, à faire selon son propre sentiment.

Récapitulation, envolée des émotions

Le premier, c’est ce qu’on appelle Récapituler. Je ne suis pas une grande professionnelle dans ce domaine, mais l’essentiel reste de faire, plutôt que de faire parfaitement à tout prix.

Choisissez un évènement, ancien ou récent, celui qui vient en premier.

Et chaque jour de la semaine, prenez entre 15 à 30 minutes pour récapituler cet événement. Dans une pièce au calme, assis confortablement, fermez les yeux, revenez à votre respiration, en douceur, laissez descendre votre énergie dans votre bassin tout en gardant le dos droit, les épaules relâchées, prenez le temps de vous installer. Puis revenez à cet événement précis et en même temps laissez votre tête tourner au rythme de vos respirations de la gauche vers la droite, et de la droite vers la gauche. Trouvez votre rythme, mettez beaucoup de douceur et de présence. Positionnez vous à l’intérieur de vous comme spectateur et observez l’événement se dérouler. Observez les détails, les pensées, les émotions qui passent.

Acceptez tout ce qui vient, laissez faire, que ce soit agréable ou pas. Ne vous accrochez à rien, et laissez l’espace pour autre chose, l’inconnu, le mystère. Vous ne risquez rien, vous êtes simplement avec vous même, osez plonger. Des émotions pourront remonter pendant la semaine, n’oubliez pas, ce ne sont que des émotions. Et on est là, vous pouvez nous contacter si vous avez besoin d’un coup de main. 

Jouer, oser, agir vers l’infini et l’au delà !

Le second, un peu plus fun, ou pas, tout dépend de votre honnêteté à vous dire quelle image vous avez besoin de briser de vous-même. L’idée est de faire chaque jour quelque chose de nouveau, quelque chose que l’on a JAMAIS fait. Ca peut être quelque chose qu’on ne s’est jamais autorisé à faire parce qu’on ne s’en croit pas capable ou ça peut être quelque chose que l’on s’est promis de ne jamais faire.

La deuxième option est beaucoup plus difficile, elle vient mettre une grosse fessée à notre ego et à notre histoire personnelle mais c’est aussi la plus efficace. Bon, là, faut une bonne dose de courage ! Ce qui peut vous aider, c’est de vous rappeler que tout est illusion, et vos principes aussi ! L’idée c’est de vraiment changer le regard, la définition que l’on se donne, plus on va à l’opposé de ce que l’on croit être, plus ça marche.  

Pour que ça soit un peu plus souple, vous pouvez faire un de chaque. Une fois dans la semaine vous osez faire quelque chose que vous ne vous êtes jamais autorisé. L’autre fois vous faites ce que vous vous êtes promis de ne jamais faire. Et entre les 2, relisez l’article, récapitulez, bref restez présent au défi durant toute la semaine.

Osez Voir en vous et autour de vous avec un nouveau regard, en enlevant quelques filtres de votre histoire personnelle, laissez vous vous surprendre, laissez les mondes vous surprendre !

Allez ! Go ! Défi accepté ! Plongez !

Laurence

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