Après l’Eveil proposé la semaine dernière quelle surprise de découvrir LE COMPROMIS comme carte de la semaine à venir. Alors immédiatement nos petits cerveaux avides de jugements faciles vont se dire : c’est hyper mal, on a mal bossé, ou fais je encore moult compromis, blablabla.

C’est tout à fait correct mais voilà je ne suis pas là pour vous dire ce qui est bien ou mal mais plus pour vous empêcher de penser en rond. Donc Le COMPROMIS c’est mal ok mais c’est aussi une manière d’aller de l’avant, de faire le premier pas !

Le Compromis e(s)t le principe de réalité

Avant d’aller plus loin je vais me permettre de faire un lien entre tarot de Marseille et Tarot d’Osho pour ramener l’élément du BATON issue du tarot de marseille. L’Arc en ciel pour le tarot zen étant lié à la Maitrise du Physique ça me semble cohérent de faire ce pont.

Le 6 de Bâton nous propose de faire un choix. C’est la version mineure de la l’arcane 6 LES AMOUREUX. Il nous propose un choix mais ce n’est pas une obligation !

On peut continuer à avancer de droite à gauche. Nous irons moins vite mais en contre partie nous verrons plus de « pays ». Ici aussi c’est encore un choix.

Un spécialiste, celui qui a fait un choix, est plus efficace dans un domaine dans un seul domaine. A l’inverse un dilettante, celui qui a choisi de ne pas choisir, est plus autonome en général mais perd en efficacité.

Le 6 de bâton : le choix réaliste

Le 6 de Bâton ramène ça au niveau du physique, de l’incarner, de la matière. Le hic c’est que la matière, l’incarner, par sa dualité intrinsèque nous oblige à faire des choix et surtout à faire des compromis pour vivre en harmonie avec notre environnement.

C’est le drame que vive de plus en plus de gens. D’un coté leurs aspirations (Indigo, mentale), de l’autre leurs impulsions (Orange, instinct animal).

A ce sujet la partie deux de l’article sur Giono, la communauté du Contadour, est très intéressant pour illustrer ce propos

Au milieu la dure réalité qui n’est qu’un compromis permanent entre mes envies de grandeur (aspirations) et mes envies matérielles (impulsions).

Le refus du compromis c’est l’écologiste qui refuse le nucléaire mais qui s’oppose aux panneaux solaires et aux éoliennes parce que ca a un impact sur le milieu naturel. Du coup tout est bloqué et on maintiens le système passé parce que un des deux camps, ou les deux, restent campé sur ses positions.

Le refus du compromis c’est le conjoint qui refuse de pardonner un écart ou un comportement à son/sa partenaire parce que « tu comprends c’est inadmissible et si ça avait été moi je ne l’aurai jamais fait »

Et oui mais en l’occurrence ce n’est pas toi mais de l’autre dont il s’agit !

Compromis, l’importance de l’intention

Bien sur il y a l’autre facette du compromis. La partie qui nous pousse à nous mentir à nous même, à nous renier et à faire les choses à moitié.

Mais Je ne vais pas m’étendre sur cette partie. D’une elle relève souvent d’un jugement moral sans tenir compte de cette fameuse réalité. Secundo vous avez une multitude d’informations à ce sujet.

Je vais juste revenir sur un point qui me semble crucial :

Ne jamais oublier l’Intention de départ et le but, le pourquoi, de ce compromis.

Si vous êtes dans le compromis pour ménager la chèvre et le choux vous êtes sur, à terme, de tout perdre. C’est ce que nous montre avec brio la vie politique mondiale actuelle.

Si par contre vous acceptez un compromis sans oublier que derrière vous avec un but, un projet, et que, plus tard, vous reviendrez dessus la vous êtes dans la stratégie.

Patience, ruse, gentillesse et IMPECCABILITÉ !

Il n’y a pas de complaisance ! Vous savez juste que l’humain comme une lame d’épée se travaille avec patience ET détermination. Taper comme un sourd sur votre lame ne fera que la fragiliser et même l’émousser. La ramener à la flamme régulièrement sera plus intéressant pour votre lame et pour le forgeron…

Travailler sur vous ou sur le monde avec détermination et gentillesse sera bien plus efficace que la quête absolutiste et imbécile d’un idéal ou d’une perfection inatteignable puisque nous sommes liés à l’incarnation qui est de fait non parfaite.

Tout l’Art du compromis est d’être honnête envers soi. Chaque action doit être jaugée et non pas jugée.

Suis je patient ou feignant ? Suis je rusé ou lâche ? Fais je preuve de gentillesse ou de complaisance ? Et plus que tout : Suis je impeccable; c’est à dire ai je fais du mieux que je pouvais avec les forces dont je disposais à ce moment précis; ou suis je dans l’absolutisme, la rigidité et le dénigrement de moi ou de l’autre ?

Le compromis est déjà un choix

Pour en finir avec cette proposition de la semaine revenons au début. Ce fameux 6, les amoureux, est aussi en lien avec le sceau de Salomon.

C’est la rencontre magique du Yin et du Yang, la sublimation des individualités et des polarités Mâle / Femelle. Ou en sommes nous de cette harmonisation des forces passives / actives en nous même ?

Dans une relation intime un compromis est au départ nécessaire, si les deux partenaires veulent être actif en même temps ou passif en même temps nous arrivons à de la stagnation. Soit par apathie soit par lutte. Dans les deux cas rien n’existera.

Le compromis sert à mettre le mouvement en place. Mais parfois il est nécessaire de générer une crise, un conflit, pour obliger l’autre à faire un pas, à faire un compromis avec lui même

Nous faisons tous des compromis le tout est de savoir de quelles natures ils sont.

Si vos compromis découlent de votre attitude impeccable et de votre présence c’est une stratégie choisi pour arriver à concrétiser votre projet. Les compromis sont alors des forces redoutables issues d’un vrai choix.

Sont ils un geste de bonne volonté. L’ouverture à l’autre et l’acceptation des différences autour de nous mais en nous même également ? Ils sont le fruit d’une volonté d’harmonisation et vous rapprochent de l’Amour inconditionnel

Ou sont ils l’émergence de notre complaisance et de notre lâcheté. Ils ne nous servent alors qu’à nous nier et reculer l’inévitable. Et il peut être utile d’enfin faire des compromis pour arreter notre compromission permanente.

Exister un tout petit peu plus, pour demain grappiller encore quelques centimètres cubes de vie en plus et ainsi de suite jusqu’à vraiment exister pleinement

Mots clés : TOLÉRANCE – HONNÊTETÉ – IMPECCABILITÉ

Renaud

Les défis du Compromis

Et oui, le compromis peut être fatalement jugé comme une faiblesse quand on est à la recherche d’idéaux. Perso, cela me fait beaucoup penser au comportement « adolescent », c’est tout ou rien tu comprends !?! Il y a encore une fois les gentils et les méchants… Une victime et un bourreau, mais au final je trouve bien plus dangereux l’idéalisme que le compromisme. Et souvent, quand on démarre dans la vie, on est pleins d’idéaux qu’on ne veut surtout pas lâcher et comme il n’y a aucune réflexion derrière ces idéaux, on se carre la plupart du temps. Quand je dis réflexion, entendons nous bien, nous portons les idéaux qu’on nous appris, notre intention profonde, nous n’y avons pas encore eu accès.

Idéalisme du social ou l’art de se torturer à coup de compromis

C’est un exemple plus que clair que j’ai vu dans mon métier au quotidien. Le social, l’associatif, on est jeune, on va à 99% dans ce domaine d’activité car nous croyons à un monde meilleur, nous voulons changer le monde, améliorer les choses, sauver les gens, être utiles, combattre l’injustice, guérir les maux de l’humanité. Et si seulement, quand nous y sommes allés, quelqu’un nous avez dit (et si nous l’avions écouté) que nous y allions pour nous guérir nous même, nous aurions tous évité le « carrage », la grande déception, l’épuisement d’être restés accrochés à nos idéaux. Nous nous sommes cachés derrière nos idéaux pour ne pas voir l’intention derrière : s’occuper de nous.

Si l’intention avait été de vraiment (uniquement) donner un coup de main à l’autre, le but final aurait été atteint (autant que faire se peut) sans que les compromis que demande ce métier soient vécues comme des échecs, des tortures.  Car oui, quand tu travailles dans une structure sociale, c’est tout sauf le pays des bisounours, les compromis sont quotidiens. Pour survivre, tu dois faire avec. Mais comme nous ne sommes pas au clair avec l’intention qui nous porte, on se roue de coup parce que nos actions ne sont pas en accord avec nos idéaux. Donc si on regardait plutôt si nos actions sont en accord avec notre intention profonde ? Et là, la question à 100 millions de roupies: Mais c’est quoi, honnêtement, l’intention profonde qui porte mes actes?

C’est une phrase qui m’avait marquée pendant ma formation en humanitaire : « Tu dois te préparer à serrer la main et à boire le thé avec les plus grands génocidaires du monde pour pouvoir faire ta mission. » Ha ouais quand même ça c’est du compromis! Mais bon si je veux atteindre le village où je dois amener de l’eau, je n’ai pas le choix.


Mon intention est de ramener de l’eau, donc j’agis en fonction. Oui, j’entends certains dire que c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres! Du coup, je peux brûler une forêt entière si cela me permet d’arriver à ce fameux village… Oui… Mais Non! C’est bien pour cela que cette carte parle d’honnêteté. De revenir à cette intention de fond, au chemin qui a du coeur. Lorsqu’on est vraiment honnête avec nous-même, on sait, on sent très bien les moments où on passe de l’autre côté de la limite, où nos actions n’ont plus de coeur. Le compromis, le choix, il est là aussi.

Agir avec honnêteté: The défi of the défis

Bon, du coup, je suis un peu embêtée pour le défi de cette semaine. Car cette carte nous parle de l’honnêteté qui est indispensable pour choisir, pour faire ou non un « compromis » selon notre intention de départ. Et pour ça, la cuirasse, elle joue très bien la carte de la politique… Si c’était si facile d’être honnête avec soi, ça se saurait ! On vendrait des kits en masse pour être enfin honnête avec soi !

Alors… ok ce n’est pas facile, par contre… C’est simple ! C’est peut-être là que nous allons trouver une piste intéressante.  Cette semaine nous allons AGIR, simplement. Faire ce que nous avons à faire et laisser de côté tout ce que NOUS rendons compliqué. Revenir à l’action simple, revenir au cœur, sans chercher à expliquer, à comprendre, à connaître le pourquoi, le comment, les enjeux, les conséquences, les choses à gagner ou à perdre. En fait il n’y a rien de tout ça. Il n’y a qu’à expérimenter le fait d’être vivant.

Je sais, comme ça, ce défi à l’air assez métaphysique, aux frontières du réel et de la compréhension. Mais comment vous faire expérimenter l’honnêteté envers vous même ? Si je fais simple dans ma tête, je ne vois pas d’exercice miracle. La seule chose que je vois, que je fais pour moi même c’est de simplifier.

Agir, simple comme bonjour!

Face à une situation, une personne, ou autre, si je fais au plus simple, je me fie simplement au premier sentiment. Attention, je dis bien sentiment, et non émotion, réaction, pensée… Juste le sentiment, là, maintenant, est ce que c’est cool ? Ou pas cool ? Et plus on observe les sentiments qui nous traversent, plus on sait vers quelles actions ils nous mènent. C’est un apprentissage de toute une vie, c’est vrai, mais à chaque fois, on s’autorise un peu plus d’honnêteté envers nous-m’aime et par ricochet avec les autres.

Je dis bien que nous nous Autorisons plus d’honnêteté, car il s’agit bien de cela. C’est parce que nous jugeons nos facettes bien ou mal que nous nous interdisons l’accès à certaines parties et donc à être totalement honnête avec nous. Le compromis c’est un peu la même chose, si on est vraiment honnête, est ce que le compromis existe vraiment ? Si on est vraiment honnête avec l’intention que nous mettons dans nos actions, le compromis n’est il pas seulement ce qui nous permet de rester en mouvement face à ce que la vie nous propose ? Est ce que ce n’est pas simplement faire ce qu’il y a à faire avec ce que la vie nous donne ?

Bon lolo t’es bien mignonne (ouais je sais ! So cute !) Mais le défi c’est quoi cette semaine ?

And the défi is:

Number one : On fait des centrages tous les matins. Pour les novices commencer avec 100 par jour, les autres, 200 (au minimum). C’est un exercice simple qui permet de vous recentrer et de revenir au sentiment en dedans de vous. D’un, ça va poser une intention pour la semaine (revenir à soi) et de deux, cela va vous permettre de sentir d’où vient le sentiment dont je parle plus haut, vous aller pouvoir commencer à l’identifier.

Number Two : Agir en suivant le premier sentiment. Dans votre vie du quotidien cette semaine, laissez vos actions suivre le premier sentiment qui vous vient (attention je me répètes, pas émotions, réactions ou autres).

Je vous explique : Par exemple, vous avez l’habitude d’aller courir. Vous vous levez le matin, votre tête vous dit que c’est bien d’aller courir, votre flemme vous dit qu’il fait froid et que vous êtes fatigué, votre peur vous dit que vous pourriez vous faire un claquage, etc… Pleins d’infos qui compliquent. Là, prenez quelques secondes, revenez à votre respiration, calez vous dans votre corps et sentez ce que LUI veut. Le message sera très clair, SIMPLE. Et ensuite, AGISSEZ. Vous pouvez le faire pour ce que vous allez manger, ce que vous allez porter, pour tout ce que vous devez faire.

Faîtes le sur des choses du quotidien pour commencer, et aussi quelques fois sur des choses que vous pensez « plus importantes », comme une décision à prendre dans son boulot, dans sa vie de couple, etc…

Respirez, Sentez, Agissez.

Une musique pour illustrer la carte du compromis: Unspoken word de The Soil, un son qui me ramène au sentiment, au coeur… et la danse du clip est magnifique 😉

Cette semaine, réunissons le haut et le bas, pour revenir sur le chemin qui a du cœur.

Gros bisous à Tous !

Laurence

Cet article a 2 commentaires

  1. Wahou ! Je deviens une fidèle de votre blog, il est très riche, mais là je viens de me prendre une petite fessée comme on dit. Je travaille moi aussi dans l’humanitaire, le medico-social maintenant. Et c’est fort juste ce que vous dites dans la deuxième partie.
    Cependant je trouve indispensable à l’adolescence d’être dans cette dualité. De vivre ce tout ou rien, ça fait partie de ce que nous avons à apprendre.
    Par contre 10 ans plus tard continuer à se mentir ou se raconter des belles histoires (surtout quand on est pas du métier) c’est vraiment problématique. Donc oui je suis d’accord mais attention à ne pas vouloir rendre la jeunesse trop sage trop vite. Les soucis du quotidien et les tracasserie administrative s’en chargent très bien.

    1. Bonjour Elodie et merci pour ce nouveau commentaire 😉
      Pour la partie de l’adolescence, je suis bien d’accord avec vous et je ne dis pas à la jeunesse de changer ce qu’elle est, car elle nous fait aussi fermer notre caquet. Comme vous dîtes, être ado à l’adolescence, cela semble normal, être ado à l’âge adulte… là c’est autre chose.
      Encore merci pour vos nombreux retours, je sais que toute la team derrière la passerelle apprécie vraiment!

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