Temps de lecture : 6 min

Comme promis, on continue donc la série de podcasts sur le point d’assemblage d’après les enseignements de Don Juan Matus. Cette semaine, je vous lis la suite du chapitre consacré à ce fameux point d’assemblage, dans Le feu du dedans, de Carlos Castaneda. Si vous ne savez pas du tout de quoi je parle, allez d’abord écouter le premier podcast sur le point d’assemblage. Ca vous permettra de vous familiariser avec les différentes notions issues du chamanisme d’Amérique du sud.

Le point d’assemblage peut se déplacer

Dans ce second podcast dédié à la notion de point d’assemblage, Castaneda expérimente un déplacement du point d’assemblage. C’est ce déplacement qui lui fait assembler une autre réalité. Petit rappel de base : La position du point d’assemblage définit la réalité qu’on perçoit.

On a vu, dans le premier podcast, que le coup du Nagual permet de déplacer le point d’assemblage, et donc d’accéder à d’autres niveaux de conscience, à d’autres réalités. Le coup du nagual déplace la position du point d’assemblage. Se déplacement modifie ce que la conscience perçoit et assemble comme étant la réalité.

Mais voilà on a pas forcément un nagual sous la main, qui plus est, un nagual qui Voit, et donc qui est capable de déplacer notre point d’assemblage. Et oui, on n’est pas au Mexique dans les années 60 ! Alors on fait comment ?

OPTION 1 : On attend qu’un sorcier mexicain débarque en nous disant : « ca fait 10 ans que je t’attends » ?. Et s’il ne vient pas ben c’est tant pis pour nous. Liberté et dépendance ne font pas forcément bon ménage.
OPTION 2 : On cherche une autre solution favorisant l’autonomie et permettant d’avancer sur son chemin vers La Liberté coute que coute.

Grande nouvelle : le point d’assemblage peut se déplacer DE L’INTERIEUR ! On peut donc déplacer soi même son point d’assemblage !

Le point d’assemblage en podcast

Déplacer son point d’assemblage de l’intérieur

La première chose, dit Don Juan, c’est de prendre conscience de l’existence du point d’assemblage. Accepter le fait que c’est possible. Intégrer que notre perception du monde, notre manière même de percevoir est définie par la position du point d’assemblage. Et cette position n’est pas fixe. Elle peut bouger. On peut donc changer de manière de percevoir, et changer de perception du monde, donc de monde.

Ce n’est pas anodin, ça signifie quand même la fin des certitudes, la fin des notions de VRAI et de FAUX, réel ou imaginaire. Car ce qu’on croit être la réalité change sitôt que notre point d’assemblage se déplace. Et du coup, ce qu’on croit être nous-même change, sitôt que notre point d’assemblage bouge.

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L’habitude fixe le point d’assemblage

Le point d’assemblage de l’homme apparaît sur une partie définie du cocon de par le commandement de l’aigle. Mais l’endroit précis est déterminé par l’habitude. Par des actes répétés. On apprend que le point peut être placé à cet endroit précis. Puis nous-mêmes, nous lui commandons d’y être. Notre commandement devient le commandement de l’aigle, et le point est fixé à cet endroit.

A force de répétition, à force de commander à notre point que c’est là qu’il doit être, « notre intention devient l’intention de l’Aigle », on a l’impression que la définition du monde et de nous même, qui correspond à notre position habituelle du point d’assemblage, est une loi universelle qu’on ne peut pas transgresser.

C’est pour ça, je crois, qu’à un moment donné, dans tout travail sur soi, quand vient le moment de briser le cercle de nos habitudes, de changer la définition qu’on a de nous et du monde, et donc de briser la fixation du point d’assemblage, on a l’impression que c’est impossible, qu’on va crever sur place et mourir foudroyé puisqu’on va désobéir à une injonction divine.

Mais personne ne nous a dit que le point d’assemblage ne pouvait pas bouger. Au départ, ce que l’Aigle, l’Esprit, définit, c’est une zone. Pas un endroit spécifique. C’est la bande d’émanation humaine. Et elle comporte bien plus qu’une seule et unique position.

Les nouvelles routines déplace son point d’assemblage

Pour pouvoir déplacer son point, il est donc capital de rechercher délibérément le changement, afin de changer nos habitudes.

On aime vivre à la campagne, dans le calme le plus complet ? C’est là qu’on se sent bien et en sécurité ? Alors à un moment, si l’on veut emprunter la voie du guerrier et de la liberté, il nous faudra vivre en ville, au milieu du bruit. Et inversement. Idem mangeons sucré si on aime le salé, salé si on raffole du sucre. Portons des jupes si on a toujours porté que des pantalons, habillons nous roots si on a toujours été très sophistiqué. Etc, etc… des petites choses simples, du quotidien, en somme nos habitudes. Simple non ?

En vérité : NON ! Notre point d’assemblage est bien calé, bien enfoncé dans sa position d’origine. Le déplacer de cette position via de nouvelles routines revient à essayer de déplacer un chêne centenaire avec une pelle et un sceau pour faite des châteaux de sable. Ce n’est pas impossible mais la tâche est énorme !

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Le rituel, un moyen de déplacer son point d’assemblage

Tous les rituels de sorcellerie ne sont qu’on moyen de rompre la fixation du point d’assemblage, afin de le déplacer.

Les pratiques de sorcellerie n’ont pas de valeur intrinsèque. Ce n’est pas la prière qui vous fait changer, ni la danse super compliquée. Et pourtant, ça vous transforme. Ca marche, ça nous fait changer car la véritable dimension d’un exercice, d’un rituel, quel qu’il soit, c’est de détourner notre première attention de la préoccupation de nous-même. La fameuse auto-contemplation. Ce truc autonome qui fait qu’on se raconte en permanence qui on est, ce qu’on a fait, ce qu’on fera, etc…

Notre auto-contemplation, notre préoccupation permanente de nous même maintient le point d’assemblage solidement fixé sur sa position habituelle, celle qui valide justement la définition qu’on a de nous même.

En créant délibérément de nouvelles habitudes, en faisant des exercices, des rituels, on oblige notre première attention à se détourner de notre auto contemplation. Du coup, la fixation du point d’assemblage perd de sa rigidité, et le point peut se déplacer.

A vous d’agir

Je vous laisse écouter, réécouter, ré-ré-écouter le podcast. C’est riche, c’est dense, il y a vraiment énormément d’info. Avec des pistes concrètes et pragmatiques pour changer, pour vraiment s’engager sur la voie de la liberté. Et la première, c’est bousculer nos habitudes, nos automatismes, et créer de nouvelles routines, consciemment, délibérément, afin de déplacer notre point d’assemblage.

Si vous avez des questions, des commentaires, des compléments, suite à l’écoute du podcast, partagez et osez vous exprimer ! C’est tellement rare que ça va vraiment bousculer vos habitudes de laisser un commentaire. Et je blague pas !

Charlie
REZO

Cet article a 2 commentaires

  1. Je découvre petit à petit grâce à vos deux podcasts le travail de Carlos Castaneda. Il semble très interessant, auriez vous un livre a me conseiller qui résume un peu toute cette approche nouvelle pour moi ?

    1. Bonjour Jean-Pierre,

      Ah, si vous découvrez seulement, le travail de Castaneda, plus exactement les enseignements de Juan Matus sont passionnants !
      Un livre qui résume un peu tout, que vous conseillez…
      Je vous conseillerais, tout simplement, de lire les livres de Castaneda, dans l’ordre, car au fur et à mesure des livres, on avance un peu plus profondément dans l’explication de la conscience et d’un système de pensée avec application pragmatique
      Je vous conseillerais de commencer par Voir, Le voyage à Ixtlan, et le Feu du dedans, vous aurez déjà de bonnes bases de compréhension !

      Merci de votre commentaire ! Ca fait plaisir ! Et si ces podcasts vous donnent envie d’en savoir plus, je suis aux anges !

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Le point d’assemblage, part 2 – Carlos Castaneda
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