• Post last modified:8 mars 2020
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4éme volet du podcast de Charlie consacré au point d’assemblage. Je m’attaque cette fois-ci au neuvième chapitre du Feu du Dedans, de Carlos Castaneda, intitulé LE DEPLACEMENT VERS LE BAS. Dans ce chapitre, on a un magnifique aperçu de ce que donne un déplacement du point d’assemblage dans l’immense région du bas. Dans ce passage avec la Catalina, Don Juan Matus met en évidence un des grands pièges qu’on rencontre sur la voie de la connaissance : le piège du son et lumière. Le moment où la quête de la liberté s’efface et où seule compte la grande aventure de l’inconnu.

Dans ce chapitre du FEU DU DEDANS, Castaneda rappelle les éléments essentiels à la compréhension du point d’assemblage :

  • la position du point d’assemblage détermine ce qu’on perçoit et la manière dont on le perçoit
  • le point d’assemblage n’est pas fixe, on peut le déplacer, et ainsi changer la perception qu’on a du monde et de nous, ainsi que notre manière de percevoir
  • c’est le dialogue intérieur et notre autocontemplation qui maintiennent le point d’assemblage fixé dans sa position d’origine

On a vu, dans la précédente lecture consacrée au point d’assemblage, que selon l’endroit où se déplaçait le point d’assemblage sur le cocon lumineux, les mondes assemblés étaient complètement différents. Castaneda va ici faire l’expérience d’un déplacement du point d’assemblage dans le “domaine de la bête”, comme l’appelle Don Juan.

C’est le fameux épisode où Castaneda fait le gros ver géant avec la Catalina. Son point s’est déplacé et il assemble un monde complètement différent, son apparence même se transforme, il expérimente une toute autre forme de perception du monde et de lui-même. Il s’éclate, se laisse totalement aller à cette nouvelle forme d’être, et perd une chose essentielle : le contrôle.

PODCAST : Le déplacement vers le bas

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La voie du guerrier, la voie du paradoxe

Le but des nouveaux voyants, c’est de rester des témoins impartiaux.

Ce chapitre rappelle un point essentiel : RESTER UN TEMOIN IMPARTIAL ! Ca implique un détachement total. Ca implique de toujours garder le contrôle, le contrôle sur nos émotions au moment où on vit cette incroyable expérience complètement halluuuuucinante ! Car le témoin impartial en nous veille et ne quitte jamais sa vigie. C’est lui qui nous rappelle, au moment de cette incroyable expérience de oufdingue, que ce n’est dû qu’à la position du point d’assemblage.

Cette voie est vraiment celle du paradoxe. Et il est essentiel de travailler en même temps le côté gauche et le côté droit. Renforcer sa discipline, son endurance et son contrôle, et en même temps, tout mettre en oeuvre pour stopper son dialogue intérieur et avoir accès, du coup, à de nouvelles perceptions, de nouvelles émotions aussi.

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Voie de la main gauche ?

Si on ne travaille que sur les perceptions, on va vite se retrouver comme une feuille à la merci du vent, complètement débordé par le moindre tressaillement de notre point d’assemblage. Et le piège du pouvoir guette car quoi de plus grisant de se sentir différent des autres, car on Voit !

Voie de la main droite ?

Et si on ne travaille que sur la discipline, l’endurance, le contrôle, on peut vite se retrouver complètement rigide, plein de dogmes, de morale et d’intolérance, complètement cristallisé sur nos positions et notre savoir immuable, qui ne sera plus basé sur le Voir mais sur une croyance.

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La voie du guerrier, la voie du milieu

La voie du milieu, c’est travailler à la fois sur sa discipline, sa rigueur, son endurance. Ca permet, quand le monde semble s’effondrer sous nos pieds, de garder des bases, on peut toujours se raccrocher aux comportements du guerrier, mais encore faut-il, pour cela, les avoir tellement pratiqué qu’ils sont intégrés en nous.

Et en même temps, travailler sur son Voir, sur sa perception, sur sa fluidité. Tout en se rappelant que ce qu’on Voit n’est pas plus extraordinaire qu’autre chose. C’est simplement un déplacement de notre point d’assemblage qui nous permet de percevoir d’autres couches de la “réalité”.

C’est nourrir à la fois l’extraordinaire et la banalité.

Quoi qu’il en soit, les guerriers sont au monde pour s’exercer à être des témoins impartiaux, de façon à comprendre le mystère de notre être et à savourer la jubilation de découvrir ce que nous sommes vraiment. C’est le but le plus élevé des nouveaux voyants. Et tous les guerriers ne l’atteignent pas.

Don Juan Matus, dans Le Feu du Dedans, de Carlos Castaneda

Sortir du jugement

C’est un point essentiel à souligner, qui ressort nettement de ce chapitre. Tous les guerriers n’atteignent pas ce but. CE N’EST PAS GRAVE. Il y a plein de guerriers, d’excellents guerriers, comme le Nagual Julian, qui tombent dans le traquenard de l’extraordinaire, qui s’éclatent à faire les gros vers géants et qui aiment ça ! Ils préfèrent la grande aventure de l’inconnu à la quête de la liberté. Et ce n’est pas un problème.

Je dis ça d’abord pour moi, car je ne me suis pas encore débarrassé de ma fameuse échelle de valeur qui me fait croire qu’un choix est meilleur qu’un autre. Qu’une voie est plus glorieuse que l’autre.

La voie de la liberté, une voie sans compromis

Mais il n’y a pas de médaille en chocolat à la fin. A la fin de la voie, à la fin de nos vies, il y a la mort. La façon qu’on a eu de vivre déterminera notre dernière danse, notre dernier combat sur Terre. Mais personne ne gagne de médaille, personne ne nous applaudit, on ne rejoint pas un club d’initiés super VIP.

C’est juste un choix à faire. Le choix de la quête de la liberté est âpre. Il implique un détachement total. Il implique d’abandonner définitivement nos Je veux, nos rêves et nos espoirs. Mais c’est aussi la voie de la liberté. Ne plus être à la merci de nos exigences, de nos émotions, de nos ambitions et de nos limitations intérieures.

Il n’y a pas de meilleure voie. Seulement celle qu’on choisit.

Par contre, la voie de la liberté ne souffre aucun compromis, car on n’emprisonne pas la liberté, on ne deale avec, la liberté est, ou n’est pas.

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Le déplacement vers le bas du point d’assemblage, vol. 4
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