Temps de lecture : 5 min

La lecture de Charlie continue son exploration d’un point essentiel des enseignements de Don Juan Matus, le point d’assemblage. Je vous lis aujourd’hui le huitième chapitre de « Le feu du Dedans », de Carlos Castaneda.

Ce chapitre, intitulé « La position du point d’assemblage », nous donne encore plus de clés sur les moyens qu’on a pour déplacer notre point d’assemblage. On découvre également avec précision les différentes possibilités de déplacement de notre point d’assemblage, déplacement latéral, vers la droite, la gauche, vers le bas ou en profondeur.

Et on apprend la spécificité du point d’assemblage des humains, une capacité à créer d’incroyables illusions, de merveilleuses interfaces de perception. Mais notre plus grand talent est également notre plus grand piège.

La position du point d’assemblage, écouter le podcast

Plongée dans les mystères du point d’assemblage

Comme souvent chez Castaneda, ce chapitre commence par une expérience vécue par Castaneda. Don Juan et Genaro déplacent son point d’assemblage, afin de lui donner un aperçu de ce qu’impliquent les déplacements latéraux.

Puis, une fois les folles expériences de Castaneda faites, Don Juan et Genaro reviennent sur les explications liées à la conscience, qui éclairent les expériences vécues par Castaneda.

Cette semaine, la lecture, encore une fois, est dense, riche, et on y trouve une foultitude d’informations. Parfois cachée dans des tout petits détails.

Castaneda, en écrivant ces livres, a accompli une tâche de sorcellerie. C’est ce qui les rend magiques. Ils sont emplis de pouvoir et de conscience, et chaque lecture donne de nouveaux plans de compréhension.

Je reviens aujourd’hui sur quelques points qui m’ont semblé particulièrement importants, à la lecture de ce chapitre.

L’arrêt du dialogue intérieur

Don Juan revient sur ce point essentiel : l’arrêt du dialogue intérieur !

Car c’est le dialogue intérieur qui maintient notre point d’assemblage fixé dans sa position d’origine. Le dialogue intérieur, c’est cette petite voix incessante, dont on n’a même plus conscience, qui n’a de cesse de nous répéter qui nous sommes, ce que nous avons fait, vu, ce que nous pensons, sentons, bref, c’est cette voix qui tourne en boucle et maintient la définition qu’on a de nous même.

Chez les jeunes enfants, le point d’assemblage n’est pas fixé. Les adultes, autour, vont fixer le point d’assemblage des enfants en mettant en place leur dialogue intérieur. Le dialogue intérieur, c’est ce qu’au départ, les adultes n’arrêtent pas de nous répéter, tu es comme ci, ceci est une chaise, comme tu es joli, ne sois pas méchant, etc…

Cette litanie, cette succession de définitions devient une voix intérieure, c’est la création de notre dialogue intérieur, qui entraîne inévitablement la fixation du point d’assemblage.

Stopper le dialogue intérieur, donc stopper la définition qu’on a de nous même, libère immédiatement le point d’assemblage qui peut alors se déplacer.

Comment faire ? Exactement comme cela a commencé. Par un acte de volonté. Par la mise en place d’une Intention. Réécoutez le podcast de la semaine dernière sur l’importance de se créer de nouvelles habitudes.

Le déplacement latéral, les déchets humains

J’ai été particulièrement marquée, à la lecture de ce chapitre, par les mondes assemblés quand le point d’assemblage se déplace latéralement, soit vers la droite, soit vers la gauche.

Don Juan explique que sur les bords de la bande d’émanation humaine se trouve une énorme pile de déchets humains, un marasme sinistre et piégeux.

Et on y trouve quoi, dans ces déchets ?

Et bien, à la droite de la bande d’émanations humaines, on trouve tout ce qui a trait aux prouesses physiques, àla violence, au meurtre et à la sensualité. En gros, pour moi, on n’est plus que dans le corps, du rouge pur, sans air, sans souffle, sans conscience.

Et à gauche, on trouve l’amour de Dieu, le divin, l’appel pur et limpide de la spiritualité totalement désincarnée. D’ailleurs, quand il est à gauche, Castaneda n’a plus de corps, il est carrément couché, mais en totale béatitude divine. Pour moi, on est dans du violet pur, sans enracinement, sans corps, sans incarnation.

Prenons garde aux poubelles de l’humain

Comme c’est un déplacement latéral, mais pas en profondeur, c’est suepr facile d’y accéder. Il suffit d’un choc physique émotionnel. La prise de psychotropes, mais aussi le dépassement physique, la fatigue, la faim, la fièvre, etc…

En fait, je pense que la prière pendant de longues heures, tout comme un marathon, déplace très facilement le point vers la droite ou la gauche. Mais prenons garde, car ce sont les poubelles de la bande d’émanations humaines, là où se nichent de splendides illusions de pouvoir.

Illusion, tout n’est qu’illusion

Enfin, le dernier point qui m’a vraiment interpellée, c’est la spécificité des humains à écrémer leurs perceptions. L’humain a la capacité de créer des groupements de faisceaux encore plus élaborés que le groupement de base.

Ca a pour résultat de créer une interface de nos perceptions très belle, raffinée et précise. Mais cette interface semble très réelle. Et c’est ce talent qui nous fait oublier que ce n’est qu’une interface, ce n’est qu’une représentation de nos perceptions, dûe à notre point d’assemblage.

Résultat : on prend l’interface, la repésentation de notre perception, pour la réalité.

Ca me renvoie au lama blanc, de Jodorowsky, et son fameux mantra :

Illusion, tout n’est qu’illusion.

Voila donc les 3 points qui m’ont interpellée cette semaine. Et vous, qu’est-ce qui vous a interpellé ?

Changez vos habitudes, partagez vos ressentis, votre connaissance en commentaire.

Bonne écoute

Charlie

Charlie
REZO

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Le point d’assemblage, part 3 – Carlos Castaneda
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