• Post last modified:26 juillet 2021
  • Post comments:0 commentaire
  • Post author:
  • Reading time:16 mins read

Découvrons les aspects cachés et les leçons contenu dans les arcanes mineures comme LE VALET DE BÂTON, l’AVENTURE (valet d’arc en ciel) dans le Tarot d’Osho. Depuis l’étymologie, le sens premier du mot AVENTURE, jusqu’au MAT, le vagabond céleste, le valet de Bâton, nous parle du Chemin incertain et changeant de la Vie. Ce sentier que le pèlerin doit arpenter seul malgré ses compagnies, en conscience malgré l’obscurité qui l’envahit, en confiance, en foi même, malgré la puissance des peurs que le monde des gens de la terrasse veulent lui imposer.

L’Aventure peut ce limiter à explorer la foret Amazonienne, à poser son cul dans une navette dans l’Espace mais, grande révélation, qu’elle que soit la forme que notre ego lui donner, elle commence et se termine toujours au même endroit : dans notre coeur, notre corps, notre cocon d’énergie. L’Aventure, le valet de Bâton commence à notre première division cellulaire et se finit quand le dernier souffle du dernier souffle a finit de s’éteindre. L’Aventure de la vie c’est LA VIE ! Ici, ailleurs, l’Aventure est nous, l’aventure… c’est l’aventure*

Le tarot ne va pas vous proposer une aventure instagramable. Le tarot, comme nous le concevons est un outil de compréhension, une grille de lecture pour profiter de l’inconnu qui est en nous. L’Aventure on l’a tous senti ou vécu un jour. Elle est là tout le temps, nous l’avons simplement oubliée, délaissée, car elle n’offre aucune certitude, pire elle nous dit qu’à chaque pas il y a tout à perdre et rien à gagner. Partons à travers nos âges avec les tarots et rappelons-nous quelques instants ce qu’était l’aventure pour nous il y a longtemps… du temps où nous ne la définissions pas.

L’aventure, le premier pas permanent

Comme souvent il est bon, je trouve de débuter avec l’origine d’un mot. Ca pose des bases et permet de savoir de quoi on parle. L’étymologie du mot aventure porte en elle une forme de déterminisme: «ce qui est, ce qui doit arriver». Ce déterminisme, cette forme de fatalité, de destiné, semble paradoxale quand on pense à l’aventure et pourtant le mystère de l’aventure c’est de nous mettre face au mystère total du pas suivant, tout en nous susurrant qu’il est déjà fait. Notre seul taf à nous étant de le faire le pas suivant, encore et encore et, si on est des fous, faire chaque pas “en conscience”.

En gros, l’aventure nous dit que la vie est un mystère et qu’en même tout est déjà fait. Et au lieu d’écouter son message caché – « tu peux te détendre et profiter pleinement de l’aventure, tu mourras quoi qu’il arrive » – nous on préfère se tendre et chercher des certitudes et du contrôle là où on n’en aura jamais. Pas malins les lutins !

Les seuls choix dont nous disposons comme partie prenante de cette aventure qu’est la vie, sont :

  • LE SUBIR ce pas suivant, souffrir, haaaa mon dieu c’est si dur ! Que de peines et de souffrances m’assaillent sur ce chemin. Que de peurs et de plaintes entre chaque pas.
  • LE RÊVER en étant constamment insatisfait et vouloir inlassablement autre chose. « Heu je n’aime pas beaucoup ce caillou sur le chemin, sa forme me dérange, je l’aurais préféré plus arrondi. » Seriously ? Que de tensions et de caprices pour tordre le chemin qu’on ne peut pas changer.
  • LA VIVRE cette aventure qui réside en chacun de nos pas. SENTIR que c’est ce déséquilibre entre chaque pas qui est excitant, que c’est l’incertitude qui rend la vie magique, que chaque pas porte en lui la vibration « TOUT EST POSSIBLE ». Que d’aventures possibles Alors !

C’est vrai 3615 Madame Soleil fait un carton depuis quelques années, depuis les prêtres, les oracles et pythies des temples anciens aux sites de mancie 3.00 en passant par nos vieux minitels, nos cerveaux dérangés au lieu de vivre l’aventure du moment présent, courent après des certitudes, des sécurités et toutes les formes d’un contrôle aussi absolue qu’illusoire (cf la dernière loi sécurité française).

aventure-tarot-osho-valet-arc-en-ciel

L’aventure du tarot d’osho : Redéployer notre imaginaire !

Sur la carte de l’aventure du tarot d’Osho nous voyons un enfant face à un mur, un rideau, une porte, un nuage aux couleurs vaporeuses et arc en ciel. C’est ce moment où l’on sent au plus profond de nous que TOUT EST POSSIBLE, où l’on peut s’autoriser à tout rêver, tout imaginer.

La carte nous ramène à l’enfant en nous. Rappelons-nous comment nous rêvions, imaginions enfant. TOUT, je dis bien TOUT pouvez être une aventure. On pouvait voler, on partait dans des mondes imaginaires grâce à trois cartons attachés à un bout de ficelle et on passait des journées entières à vivre des histoires et folles aventures juste grâce à nos imaginaires sans limites.  

Enfant, l’aventure venait de nous, partez du dedans vers le dehors. L’extraordinaire venait bien de l’infini mystère en nous et n’avez besoin que d’un bout de bois dans le monde du tonal pour dérouler de folles histoires à travers les époques.

Et puis, enfant, on a commencé à nous dire ce qu’il était bon ou mauvais de rêver. L’imaginaire a été définit, normé, amoindri, limité. L’imaginaire est venu alors de l’extérieur, il s’est figé, restreint, tout rêve qui sort du cadre est devenu bizarre, voir mauvais. Surtout, l’imaginaire, censé être infini, censé nous rappeler que TOUT est possible se moralise et par la même se meurt. Il se transforme vite en « je veux », en frustration, et autres blagues. Le mur de couleurs infinies se transforme en écran plat, en bonnes ou mauvaises pensées, on s’est limité aux quelques couleurs pixélisées de nos postes de télés.

L’imaginaire pour se rappeler que TOUT EST POSSIBLE.

Pour moi c’est ce sentiment que porte la carte d’Osho, elle nous invite à ré-ouvrir tout cet imaginaire, à ré-ouvrir les vannes de «c’est possible tant que je peux l’imaginer». Entendons toutes ces censures dans nos têtes : « Je ne peux pas penser cela, c’est maaaaaal. Je ne peux pas imaginer cela, c’est impossible ». Tout ce que nous nous empêchons d’imaginer en dedans de nous, restreint tout ce que nous pouvons percevoir/vivre dehors.

L’aventure qui est là, à chaque seconde de nos vies (ouais normal c’est justement nos vies l’aventure), on ne peut pas la vivre pleinement puisque nous censurons et restreignons à outrance ce qui se vit en dedans. Comment les vibrations de dehors peuvent-elles vibrer avec celles de dedans si nous jugeons et arrêtons constamment celle du dedans ?

L’aventure du tarot d’Osho, au-delà de nous dire de nous détendre dans l’incertain, nous invite à récupérer cette capacité à rêver, à imaginer, simplement pour Ré-ouvrir le champ des possibles, se rappeler que TOUT est possible (Je dis bien TOUT, le pire comme le meilleur).

L’imaginaire : au service de quelle intention ?

  • Je m’aligne sur les rêves des gens de la terrasse, je veux toujours plus, toujours autre chose. Mon imaginaire nourrit mon avidité, mes caprices et mon insatisfaction.
  • Je m’aligne sur la peur de mourir, ma non acceptation d’avoir ZERO contrôle, le « C’est impossible ». Mon imaginaire se met au service de ma lutte, de mes peurs, du sentiment que la vie est contre moi.
  • Je ré-ouvre, j’exerce mon imaginaire sur le « TOUT EST POSSIBLE »

C’est sûr, il n’y a pas de garanti, il n’y a rien que l’on peut attraper, saisir, garder, il n’y a pas de validation extérieure, simplement retrouver cette sensation « TOUT EST POSSIBLE », cette pulsation de vie qui nous fait faire le pas suivant avec joie qu’il soit agréable ou pas.

Si en dedans nous retrouvons cet espace infini où tout est possible, nous pourrons peut-être percevoir l’infini des possibles en toutes choses. Dans chaque gorgée d’eau que l’on boit, chaque son d’oiseau, chaque rencontre, chaque pas, chaque poubelle que l’on jette, chaque sourire que l’on fait, chaque larme que l’on coule, chaque cri qu’on laisse sortir, chaque souffle du vent, chaque vague dans la mer, chaque « hé connard » lancé dans la rue … Tout n’est que découverte car en perpétuel mouvement.

Nous pourrions retrouver cette joie infinie que l’on voit dans les yeux des enfants qui découvre tout et tout le temps. Nous nous laisserions VIVRE. Car c’est bien cela dont nous parle les lames de l’arc en ciel et des bâtons, de l’incarné, de comment vivre avec tout ce qui est ici et maintenant.

valet-de-baton-tarot-de-marseille

Le Valet de bâton : ACTION !

Ce gout de la découverte, il continu et galvanise l’adolescent pour passer justement la porte, partir de la maison, du connu, du sein de maman, de « la sécurité » pour aller explorer le monde, la vie, l’inconnu. C’est l’énergie que porte et propose le valet de bâton du tarot de Marseille.

On voit bien sur l’image un personnage encore lissé, propre sur lui, un p’tit jeunot tourné vers la droite (le Yang), avec seulement son bâton (l’action) pour arpenter le chemin. Le fond est vide, incertain, il est temps de se mettre en marche, avec pour seul appuie le bâton et pour seule certitude la mort (qui ne nous a pas encore touchée). C’est le premier pas, l’impulsion vers notre vie « Adulte » qui dans le tarot nous renvoi à la lame 22, le fou (je vous en parle juste après).

Agir dans l’inconnu

Il y a un moment où l’adolescent doit passer la porte et partir à l’aventure (tient la revoilà). Que ce soit lui qui le choisisse ou ses parents qui le mettent dehors, l’adolescent quitte le connu pour aller dans l’inconnu. C’est l’action indispensable pour se découvrir soi-même, ainsi que les autres et le monde. Ce n’est pas pour rien que bon nombre de culture propose des rites initiatiques pour ce passage entre l’adolescent et l’adulte.

Plus l’adolescent avance, plus l’incertain est sa seule certitude. C’est bien cela qui est excitant lorsque l’on quitte la maison familiale, on ne sait pas ce qui va nous arriver et on aime ça ! C’est bien de cela dont nous sommes nostalgiques de cette époque, toutes ces aventures folles, tous ces imprévus, toutes nos conneries.

Et oui, à l’époque on avait droit à l’erreur. L’important était de vivre l’expérience et non de la réussir.

C’est là un des pièges sur le chemin de l’adolescent, ce moment où l’on commence à ne plus se laisser droit à l’erreur. Soit pour être « une bonne personne », soit pour « ne plus avoir mal », soit pour « ne pas perdre, ou gagner », la liste est encore longue… Mais en bref, quand les « je veux » prennent le pas sur l’expérience, l’aventure. Le prix du confort (du mensonge) du connu devient plus acceptable que le prix de l’inconfort de l’inconnu.

Quelle intention dans l’action ?

L’adolescent qui passe la porte n’a pas vraiment conscience de ce qu’il fait, il est simplement volontaire et embrasse le mystère. Il y va justement pour ça, il ne sait pas ce qu’il va arriver, il plonge pour découvrir ce qu’il y a de l’autre côté de la porte. Il accepte pleinement d’être en apprentissage sur son chemin vers la vie d’adulte.

Nous pouvons récupérer cette énergie et la ramener dans nos vies au quotidien. Retrouver ce volontarisme joyeux, ce gout du mystère. Faire que toutes nos actions incarnent la vibration « TOUT EST POSSIBLE ». Chaque nouvelle action porte en elle tous les possibles et nous interroge sur quel adulte nous serons.

Sur ce chemin d’aventure et de découverte, de moi, des autres, du monde, du vivant… Quelle intention va porter mes pas ?

Est-ce que j’utilise ces apprentissages pour me créer plus de sécurité, est ce que je commence à me créer un mur de certitudes, de valeurs, de croyances pour retrouver la sécurité du cocon familiale ? Je ne retiens que les moments désagréables de mes expériences et Je perçois l’incertain comme un danger contre moi. Je me créés une carapace pour que rien ne puisse me traverser. Je protège « je » coute que coute, quitte à bloquer toutes vies, je donne les rennes à la cuirasse.

Ou est-ce que je me sers de ces expériences pour nourrir le TOUT EST POSSIBLE ? Est-ce que je m’en sers pour construire une structure (souple et solide) en moi pour accueillir et suivre tous les mouvements que la vie me propose ? Est-ce que je mets ces impulsions de vie au service de mon intention de départ : être au tout. Est-ce que je m’en sers pour faire grandir la confiance dans mon cœur que « tout ce qui est, est bien ce qu’il doit être » ? Car c’est cette confiance qui sera indispensable pour continuer sur notre vie d’adulte, prendre la totale responsabilité de nos vies et accéder à la confiance totale en la vie qui porte le fou, le mat, le 22 dans les lames du tarot.

Le fou arpente le chemin de l’aventure

Le 11, le valet de bâton, cette carte de l’aventure est la porte vers l’adulte que nous pouvons être, vers la confiance totale en ce qui est. Sans ce choix volontaire de plonger dans l’incertain et sans le fait de vivre toutes les expériences qui s’offrent à nous, la confiance restera un joli concept mais elle ne sera pas totale.

Si on regarde le valet de bâton et le mat (22, 2 fois 11), les 2 vont dans la même direction, on a vraiment l’impression qu’ils sont la même personne avec 20 ans d’écarts. Le mat a toujours son bâton, juste une barbe en plus, un costume un peu plus étoffé, un baluchon et un chien qui lui tire le pantalon mais dont il ne semble pas beaucoup se soucier.

Le fou a gagné en expériences, et portant continue à avancer léger, simplement avec la structure nécessaire pour continuer sur le chemin. Il ne s’inquiète pas de ce chien qui l’embête, il fait simplement parti du chemin. La confiance lui permet d’avancer serein et détaché. Il dégage une force tranquille, simple. Il n’a pas besoin de grand-chose car il sait que c’est le mouvement qui le porte.

Le valet de bâton : Se perdre pour se retrouver

La carte de l’aventure nous prépare, elle nous apprend à voir la magie de l’incertain pour avoir accès à cette confiance totale en la vie qui porte chaque pas du fou, de l’adulte. L’adolescent a eu besoin un moment de s’individualiser pour exister, de se dire, de faire, de courir, sauter, explorer… Il est parti un peu dans tous les sens, à traverser des mondes, s’est agité, a résisté, il est parfois allé « trop » loin, parfois pas assé, il s’est pris des murs, des claques, des caresses, des cadeaux, etc… bref il a éprouvé son manque de structure.

C’est le passage indispensable pour justement revenir à sa structure. Faire un état des lieux et voir ce que l’on met dans le baluchon pour se mettre au service de la vie et prendre nos responsabilités. Et ainsi, on peut reprendre la route en adulte en étant au clair sur l’intention qui porte nos pas.  

Sécurité ? Pouvoir ? ou liberté ? A l’aventure, l’incertain s’ajoute la confiance qui nous dit juste qu’il n’y a qu’à suivre le mouvement de la vie. Chacun de nos pas est en fait l’effort de ne pas résister au pas suivant.

Le mouvement, la vie ne s’arrête jamais, il n’est ni pour ou contre nous, il est simplement.

La seule chose que nous avons à faire est de le suivre et de l’accompagner, l’incarner, le laisser aller là où il doit. Lui faire confiance quoi qu’il ait à nous proposer. Trop facile je sais, je sais !

Maintenant, que choisissons nous ?

LE RÊVE ? Resterons-nous comme l’enfant sur la carte d’Osho qui reste devant le porte de couleurs, qui fantasme tout ce qui pourrait être de l’autre côté de la porte sans jamais la franchir ?  Sans jamais s’incarner ?

LA SÉCURITÉ ET LE CONTRÔLE ? Je fais un pas, je passe la tête de l’autre côté de la porte, mais je garde un pied de l’autre côté, je garde une sécurité, je stoppe le mouvement, la vie, je n’ai accès qu’à une image figée de l’aventure. Je ne peux que la contempler ce qui se passe de l’autre côté de la porte sans pouvoir participer et voir la totalité. Un peu frustrant non ?

SUIVRE MES PAS? je passe le mur de brouillard, je fais un pas, puis un autre, et encore un autre, et encore et encore et encore… Voilà c’est tout, je vis, je suis le mouvement, et je fais un pas, puis un autre, puis un autre, puis un autre…

QUE L’AVENTURE COMMENCE !

Laurence

LIENS ET ARTICLES

Abonnez-vous, c'est gratuit !

Le billet d'information de La Passerelle

La gazette d'ici même*

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

You are currently viewing L’aventure dans le tarot d’Osho, le valet de Bâton : rêver, subir ou vivre ?
×
×

Panier