• Post last modified:8 mai 2020
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En atteignant le lieu sans pitié, Castaneda accède à nouveau à la CONNAISSANCE SILENCIEUSE. Pourquoi à nouveau ? Car nous y sommes tous connectés ! Enfin, nous sommes tous connectés à la connaissance silencieuse au départ. Alors on fait comment pour retrouver l’accès ? Grande et belle question. Je continue le podcast extrait du livre “LE FEU DU DEDANS” de Carlos Castaneda avec comme thème principal : l’implacabilité.

Dans cette lecture des enseignements de Don Juan Matus nous allons aborder la mystérieuse connaissance silencieuse et plus particulièrement de comment notre suffisance nous a coupé de l’Intention de ce que les nouveaux voyants nomment L’Aigle.

PODCAST : La connaissance silencieuse

Pour nous remettre dans le contexte, on est juste après que Castaneda ait déplacé son point d’assemblage jusqu’au lieu sans pitié, grâce à la pression que la transformation de Don Juan en petit vieux a créé (je vous invite à réécouter le précédent podcast). L’énergie de Castaneda a donc déplacé son point d’assemblage jusqu’à la position de l’implacabilité.

Il découvre alors une nouvelle sensation, celle de tout savoir sans pouvoir l’exprimer, mais également celle d’une dualité entre une part ancienne de lui, ancrée et reliée à tout, et une part neuve, vive, agitée et reliée à rien…

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La suffisance coupe l’accès à la connaissance silencieuse

En relisant ce passage, que j’avais oublié, j’ai été scotchée. En fait, tout est dit. Comment on a perdu l’accès à la connaissance silencieuse ? En voulant la contrôler, tout simplement. En se prenant pour le boss !

Je trouve ça extraordinaire de crétinerie. Sans jugement aucun, c’est quand même formidable. Parce que l’homme était relié à la connaissance silencieuse, à l’Intention, il savait quoi faire, et comment le faire. Et le moment où il a commencé à se dire : “Ouahou, mais j’suis trop balèze en fait”, ben tout est parti en cacahuète. Car il a voulu du pouvoir. Il a voulu prédire ce qu’il allait faire et les conséquences qu’auraient ses actes.

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Il a voulu être calife à la place du calife, il a cru que parce que ses actes étaient guidés par l’Intention, il était l’Intention.

Et c’est justement en voulant contrôler l’Intention qu’il a perdu le lien avec elle. Du coup, se sentant seul et perdu, il a cherché à se rassurer dans la seule chose qu’il lui restait : le sentiment de son identité et de sa propre importance, qui est apparu au moment où il s’est dit “Ouahou, j’suis trop balèze !”. Ce faisant il a immédiatement renforcé le sentiment de sa propre importance. Ce qui, de fait, a abouti à la fixation de son point d’assemblage sur la position de l’auto-contemplation.

Le drame, ou la blague, c’est que c’est justement cette position du point d’assemblage qui empêche l’accès à la connaissance silencieuse ! Puisque l’auto contemplation remplace totalement la fluidité et le vide nécessaire par la litanie permanente autour de notre identité.

Encore une fois la solution est justement ce qui a engendré le problème… Nous n’apprendrons donc jamais rien, c’est parfois désolant avouez non ?

Traduction dans notre quotidien : la sensation de manque

Depuis, on passe notre temps à faire ouin ouin car nous sommes coupés de notre lien avec l’esprit, l’abstrait. On se sent seul et isolé, malheureux. Et c’est logique, car être coupé du Tout, c’est pas très fun ! C’est enlever de l’équation la magie, le souffle. Il n’y a que la description qu’on a appris de la réalité, et rien d’autre.

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Ce petit passage qui parle de quelque chose très abstrait comme le remplacement de la connaisance silencieuse par notre auto-contemplation nous permet aussi de comprendre un peu mieux pourquoi autant de gens bouffent des anti dépresseurs…

… font des psychothérapies ou vont chercher des réponses dans la religion, les doctrines mystiques ou rationalistes ou encore noient leur profond désespoir dans une addiction quelconque : à la bouffe, aux drogues, à la tv, à la colère, au stress, à la consommation, au cul,

Tout cela n’a qu’un seul but combler cette immense vide que nous ressentons en nous et que notre auto-contemplation dérisoire n’arrivera jamais à combler.

Retrouver l’accès à l’Intention, trop easy !

A travers toutes nos fuites (surtout les plus humanistes) nous cherchons à oublier ce que nous savons au fond de nous : le fait que nos existences sont futiles et dérisoires.

Nous fuyons et remplissons ce sentiment en nous persuadant d’être importants. Mais ne nous leurrons pas, nos existences sont vaines et insignifiantes. Et pourtant, elles sont capitales. Comme tout ce qui compose ce monde. Pas plus, pas moins.

Pour pouvoir intégrer cet étrange paradoxe, celui de notre insignifiante importance et de notre précieuse futilité, il faut retrouver le lien avec la connaissance silencieuse et l’abstrait. Oui mais comment ? C’est simple, en brisant le miroir de notre auto-contemplation, évidemment !

Attention, c’est simple, mais ce n’est pas facile ! Il faut faire bouger notre putain de point d’assemblage de sa position habituelle. Et atteindre le lieu sans pitié ! Le fameux ! Cet endroit incroyable où on ne s’apitoie plus sur son sort ni sur celui du voisin ! Du coup, comme on dégage une énorme quantité d’énergie en arrêtant de s’apitoyer sur soi ou l’Autre (humain, animal, végétal), hop, magie, on accède à nouveau à la connaissance silencieuse !

Reste un souci : comment faire bouger son point d’assemblage ?

Facile ! Relisez, réécoutez les précédents podcasts sur le sujet. Relisez, intégrez, l’article et le podcast sur les structures… Filez nous 100 balles et un mars aussi et hop pof on vous garantit que votre point d’assemblage aura un peu bougé (et en plus c’est vrai !)

Au quotidien comment nous extraire de notre suffisance ?

Cette suffisance ahurissante qui nous fait croire qu’on est intelligent, qu’on gère trop, qu’on contrôle nos vies, que l’autre ne nous comprend pas et que c’est trop dur de ne pas être reconnu à sa juste valeur… Oh, vous avez vu ?

En quelques secondes, si on déroule le fil de notre suffisance, on tombe sur l’apitoiement ! Et oui, ces deux là vont de pair. Et sitôt qu’on cesse l’apitoiement, notre suffisance s’effondre. Bon, faudra quand même être attentif à rajouter quelques kicks supplémentaires car la suffisance a la formidable capacité de se développer toute seule.(1)

Alors au lieu de fuir les situations inconfortables où on se moque de nous, où notre petit ego est maltraité, les moments où on ne contrôle pas et où notre image de super est mise à mal, chérissons les !

Car elles sont des occasions formidables de mettre à mal notre suffisance et de cesser de nous apitoyer. Et donc, de déplacer notre point d’assemblage sur le lieu sans pitié. Et du coup, de retrouver l’accès à la connaissance silencieuse ! Bon ben, y a plus qu’à !

Traquer vous sans relache !

Dans la deuxième partie de ce podcast vous aurez des infos essentielles sur l’art du traqueur. La traque étant l’outil indispensable pour déplacer son point d’assemblage de manière harmonieuse et permanente.

Dans le passage précédent ou Don Juan devient un petit vieux sénile vous découvrirez qu’en fait il a simplement suivi les indications de l’Esprit. Mais le drame, c’est qu’en général, on attend de recevoir une lettre recommandé avec accusé de réception, contenant un manuel avec des cases à cocher envoyé directement par l’Esprit pour SE traquer.

Comme on le voit dans cet exemple Don Juan est PRESENT (oui, ça c’est une base, sans la présence, ça marche pô). Il a observé ce qui se passait. L’attitude de la serveuse, la réaction de Castaneda, c’était ca le signe de l’Esprit, pas plus, pas moins. Pas de recommandé avec A/R ni de clairon ou de chouette hurlant de la gauche vers la droite, juste ça et LE SENTIMENT !

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Pas mal d’entre nous ont déjà la structure, et la présence qui en découle, pour voir les signes. Mais c’est pas le tout de voir les signes, faut aussi agir en conséquence.

La condition première c’est un investissement complet dans nos actions. Pour que l’investissement soit total, sincère il ne doit pas être freiné par l’image qu’on a de nous et sa fixation. Du coup ça implique de faire voler en éclats le miroir de notre autocontemplation et donc de déplacer notre point d’assemblage sur le lieu sans pitié. CQFD.

Je crois qu’on a beau le tourner dans tous les sens, l’arrêt de l’apitoiement n’est pas une option. Je corrige. Ce n’est pas une option si on veut suivre la voie du guerrier et cheminer vers la liberté.

Ca va faire bobo à l’ego, rassurez vous, c’est le but. Au bout, il y a le rire. Un éclat de rire formidable et permanent car tout ce qu’on croyait important et essentiel, c’était vraiment une esbrouffe sans nom !

Ce passage sur voir les signes est totalement incomplet, j’y reviendrai rapidement promis. Charlie

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Connaissance silencieuse, suffisance et implacabilité – podcast
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