• Post last modified:30 mars 2020
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Une grande partie de l’humanité est en train de le constater : nous avons besoin et nous aimons nos routines ! Comme tous les mammifères (1), nous avons mis en place des routines comportementales qui assemblent la perception que nous avons du monde et garantissent notre stabilité mentale, émotionnelle et physique. Ce sont nos routines de perception qui font nos vies, ce que nous aimons, détestons, pensons, ressentons. Les habitudes de fonctionnement, c’est cette somme de petite choses apprises, comment nous respirons, marchons, mangeons, qui constituent ce que nous appelons nos vies.

La situation actuelle (le confinement Mars/Avril 2020) est du coup une occasion splendide pour observer et apprendre sur nos habitudes et routines comportementales, qu’elles soient collectives ou individuelles.

Que regroupe le terme de routine ? Ces habitudes sont-elles indispensables à nos vies ? Qu’impliquent nos habitudes au niveau psycho-énergétique ? Et bien sûr, sommes-nous contraints de subir nos routines ?

Dans la seconde partie qui sera en ligne après la vidéo conférence sur notre PASSERELLE LIVE (2), on se demandera s’il est possible, et souhaitable, de briser nos routines ? Est-ce possible de changer nos habitudes de perception pour s’affranchir des limitations induites par notre conditionnement ?

Pour approfondir ce sujet, une conférence live est prévue MARDI 31 MARS 2020 à 21 h. Les détails sont disponibles sur notre agenda facebook.
LA CONFERENCE AURA LIEU SUR LA PLATEFORME OPEN SOURCE JITSI

Les routines de perception, élément clé de nos vies

Nos vies, notre , sont une somme de routines. Observez-vous, observez les autres animaux autour de vous, nos vies ne sont qu’un amoncellement d’habitudes.

Ca commence par des petites choses du quotidien, tous les petits “ça va de soi” et les phrases qui sortent toutes seules de notre bouche. Par exemple le fameux “ça va bien ? Oui ET VOUS ?”. Celle-là, quand vous êtes thérapeute et que vous voulez avoir la paix, vous apprenez rapidement à la remplacer par “Oui/Non merci”. Tiens, le fameux “Merci” ou “Bonjour”, encore une habitude sociale. Notez au passage à quel point vous êtes choqué quand une personne a pour habitude de ne pas dire bonjour ou merci.

Mais savez-vous que ces habitudes, nommées parfois politesse ou savoir vivre, sont intimement liées à notre culture latine ?! Les autres cultures ont d’autres coutumes. Pas de bise au Japon, pas de french kiss à Londres et pas de merci en Norvège.

Nos routines sont donc intimement liées à notre conditionnement et donc à la représentation que nous avons apprise de nous-même et du monde.

Je ne vais pas faire la liste de toutes nos routines puisqu’elles sont omniprésentes. Mais je vous laisse réfléchir à la journée type d’un occidental moyen :

Je me réveille, il/elle est là, en bonne santé. J’ai besoin d’une info, je demande à gogol. Besoin d’un verre d’eau ? Tourne le robinet ! Je vais faire à manger et attend de l’autre une validation de ce que j’ai choisi de cuisiner pour nous. Je rentre dans les WC, j’allume la lumière. Je m’habille, prends mes affaires et pars pour le travail en tournant la poignée pour sortir de chez moi et là… Patatras !

Tu sors pas ! Tu restes chez toi ! Tu javellises tout ! Ta bouffe, ton conjoint, ton chien et la tante Hortense. Ta vie est bousculée, ta santé mentale est en train de se décomposer ! Pourquoi ? Simplement parce qu’on a changé tes routines, tes “ça va de soi”, comme ça, sans préavis, sans te laisser le temps d’installer d’autres routines.

Les habitudes, structures de nos vies

Qui que nous soyons, arbres, humains, insectes, épagneul breton ou pas, nous vivons dans le même monde. Contrairement à ce que nous voulons nous faire croire, ce monde n’est pas gentil, il n’est pas méchant pour autant, simplement il EST.

Nos existences sont en permanence soumises à des flux inimaginables d’informations et de possibles. Hors la vie incarnée a besoin de structure et d’ordre pour justement s’incarner. Pour sortir du magma des potentialités infinies et permettre l’évolution, le mouvement, la Vie a créé la force d’agencement / alignement. La science plus classique parle de réseau neuronal, que ce soit le cerveau pour les animaux avec un axe antéro-postérieur (une tête et un cul/queue) ou décentralisé, comme chez les méduses ou les végétaux (3).

Comme chez TOUS les animaux, notre “cerveau” plat (4) utilise son besoin vital de structurer le monde pour créer des raccourcis cognitifs et ainsi gagner du temps. Rapidement il met en place DE LUI-MÊME des routines qui le pousse non plus à percevoir et à s’adapter au monde en fonction d’un instant T mais à définir le monde en fonction des raccourcis de perception qu’il a lui-même mis en place.

Ces habitudes cognitives deviennent nos routines de perception du monde et de nous-même. Elles nous servent à définir, et donc limiter, le champ des possibles. C’est par ces habitudes de perception, la fixation du point d’assemblage à un endroit donné, que JE, notre individualité, se met en place et met en place son monde.

On appelle ces routines JE SUIS COMME CA ou j’ai l’habitude de : Je suis sceptique, crédule, indifférent; Je suis colérique, peureux, généreux, taiseux, bavard, pugnace, triste, chétif, Yin, Yang …

La routine / croyance ultime : L’humain est au-dessus !

Et l’humain blanc de sexe mâle est bien sûr au-dessus de tout le reste 😉. La plus forte et la plus spectaculaire de ces routines / croyances instaurées par la répétition, c’est de nous percevoir comme immortel, on se prend ça dans les dents à chaque attentat ou épidémie. Dans la droite ligne, il y a l’habitude de nous percevoir / imaginer au-dessus ou plus important que la Nature et ses cycles. On commence à comprendre que non. Et, summum de la suffisance, croire que nous sommes le sommet de l’évolution ou de la chaîne alimentaire. Ça arrive bientôt dans les bacs 😉

Depuis tout petit, insidieusement, via une multitude de petites choses, nous avons désappris à nous percevoir inclus dans le milieu naturel. Sinon comment expliquer l’arbre qu’on taille au printemps et à l’automne pour ne pas qu’il nous gêne… sans jamais penser que, peut-être, ça emmerdait l’arbre.

“Oui mais l’arbre, on s’en fout, on est plus important qu’un arbre quand même !”

Un point de vue typiquement humain, non ?! Je suis pas sûr que les arbres, les abeilles, l’ours soient du même avis.

Implication psycho-énergétiques des routines de perception

L’esprit est plat, il n’a pas de mémoire, contrairement à ce que l’on a accepté de croire. Du coup, rapidement, nous oublions que notre définition du monde est seulement une routine permettant de gagner du temps en échantillonnant les filaments de notre bande d’émanation (5).

Nos routines et habitudes deviennent alors des certitudes, des faits et gestes tellement intégrés qu’on ne fait même plus attention à eux. Petit à petit, les routines qui donnaient une structure au magma d’énergie et de possibles se transforment en garde chiourme, au sens littéral “garde du tempo”, et nous enferment dans un ronron confortable pour notre cuirasse (6).

Le fait d’avoir oublié que ce que nous croyons “aller de soi”, “être la réalité” n’est qu’une toute petite parcelle de la totalité perçue et perceptible entraîne plusieurs soucis majeurs pour la conscience organique voulant évoluer. Le premier d’entre eux est un appauvrissement majeur de notre perception de la vie.

Au fond de nous, quelque chose se souvient mais la force des structures mises en place par nos routines, comme une gouttière canalisant l’eau de pluie, nous force à percevoir toujours la même chose. L’ “eau” de notre perception s’écoule toujours vers le même puits, la même position du point d’assemblage, renforçant chaque fois un peu plus sa fixation.

Les routines sont l’élément essentiel de l’auto-contemplation. Tout dans nos vies d’humains esclaves est une routine basée sur la répétition d’une “manière de penser”. Cette répétition jusqu’à plus soif est la base d’un lavage de cerveau qui permet d’installer TOUTES les croyances.

Tous ces “ça va de soi” rationnels, spirituels, émotionnels, énergétiques deviennent nos vérités et nous les nommons LA RÉALITÉ. En fait ce n’est qu’une fixation du point d’assemblage définissant une toute petite parcelle du RÉEL.

Les routines comportementales nous transforment en proie

On rentre dans le dur ! Donc au départ, les routines et les habitudes sont là pour permettre à la vie de se développer rapidement en se structurant. Mais comme nous oublions que nos habitudes de perception et d’existence ne sont que des raccourcis et absolument pas une fin en soi, nous nous cantonnons à ces routines. Les routines deviennent la vie.

Comme le zébu qui boit systématiquement au même point d’eau ou le lièvre qui passe par le même sentier, l’humain va toujours au même endroit, pratique les mêmes activités, réagit de la même manière. Seules les performances de notre cerveau plat permettant d’en avoir une foison nous donnent l’illusion de varier les plaisirs et de ne pas avoir de routines*.

METRO BOULOT DODO. Les mêmes gens, les mêmes mots / maux, les mêmes actions, la même non conscience. Heureusement il y a les vacances …

L’homme est un loup pour l’homme ?

Même le chasseur débutant sait que ce sont les routines des animaux qui lui permettent de les traquer. Il en va de même pour nous, animaux humains, ce sont nos routines et habitudes qui font de nous des proies magnifiques (6).

Un esprit complotiste et paranoïaque pourrait presque imaginer que les vacances sont conçues par nos prédateurs pour que le bétail dure plus longtemps et soit de meilleure qualité … Du boeuf de Kobé humain, MIAM !

Mais qui sont nos prédateurs ? Je ne peux pas répondre à votre question. Par contre, ce que je sais, c’est que tous les animaux sont pourvus de l’instinct de survie. Soit la survie du groupe, soit celle de l’individu. Et que la vie n’est qu’une immense “grande bouffe” où tous dévorent tout, les humains inclus.

Quand un agent d’assurance vous fait peur pour vous vendre une garantie dont il sait qu’à 99% du temps, vous n’aurez pas à l’utiliser : Pan ! Pan ! La chasse au perdreau ! Le médecin qui prescrit un examen inutile mais permettant de financer les fonds de son service : Pan ! Pan ! La chasse à la bécasse. La vendeuse qui vous flatte dans ce jean moche et trop grand : à la pêche aux moules, moules …

*La routine de l’absence de routines

Pour les “rebelles” qui croient ne pas avoir de routines, il est important que vous compreniez à quel point ne pas avoir de routine est une superbe routine et ne vous empêche absolument pas de devenir une proie.

Vous en doutez ? Pourtant il suffit pour le chasseur habile de vous donner un ordre, une obligation, pour que systématiquement vous vous y opposiez. Il n’a plus qu’à vous “pêcher” là où vous allez systématiquement, c’est-à-dire dans l’opposition.

Oui je sais, c’est énervant. Ne vous inquiétez pas, j’étais comme vous, pris au piège de ma routine d’absence de routines.

Peut-on vivre sans nos routines comportementales ?

Notre suffisance individuelle, je suis dans le même lot que vous, a du mal à supporter l’idée d’être un steack au même titre que l’agneau pascal. Certains vont nier, refuser, hurler. Pas de souci, c’est un processus normal de deuil. La première étape signant la fin de votre suffisance et de vos illusions. Ca fait mal, je connais.

Les autres vont avoir sans doute la même réaction que moi : PEUT-ON VIVRE SANS ROUTINES ?

La réponse est simplement déplaisante : on ne peut pas ! Et ouais, je sais, je vous remonte vachement le moral sur ce coup !

Rappelez-vous que nos routines comportementales ou perceptives sont des outils nécessaires pour structurer le chaos et la profusion d’informations autour de nous. Sans elles, notre esprit, notre “raison” serait littéralement englouti par un océan de stimuli. Donc à moins de vouloir vivre dans un pur état chaotique, nous sommes contraints de structurer, ordonner, simplifier notre accès à la multitude de filaments qui composent notre bande d’émanation.

C’est la fonction de base de nos habitudes de perception et de nos routines comportementales : simplifier la perception globale du monde, faire des raccourcis cognitifs et comportementaux pour le rendre utilisable.

Nous sommes donc, à vie, soumis à la nécessité d’avoir des routines, des raccourcis de l’esprit. Par contre, nous ne sommes pas obligés d’oublier que ces raccourcis ne sont que des mises en place.

Dans la seconde partie, ou pendant la conférence / débat du MARDI 31 MARS sur notre passerelle de live, nous envisagerons le début du long et douloureux travail consistant à se manipuler à travers nos routines. Apprendre à les décoder, les comprendre et surtout à les utiliser non plus pour endormir notre conscience mais pour la stimuler.

Le défi à venir pour nous tous est de taille. Comment changer nos habitudes pour changer notre conditionnement et surtout, notre perception de nous-même et du monde.

Renaud

Pour approfondir ce sujet, une conférence live est prévue MARDI 31 MARS 2020 à 21 h. Les détails sont disponibles sur notre agenda facebook.
LA CONFERENCE AURA LIEU SUR LA PLATEFORME OPEN SOURCE JITSI

Liens & autres infos

CONSEILS DE LECTURE

NOTES DE PUBLICATION

  1. L’étude des comportements chez TOUS les animaux (humain inclus), la page wikipedia sur l’ETHOLOGIE et le livre de David Mc Farland.
  2. La plateforme JITSI est une création de l’OPEN SOURCE. Comme souvent elle est anonyme, sécurisée et marche aussi bien que ZOOM ou facebook live. Pour en savoir plus TOOLINUX
  3. Le réseau neuronal des végétaux et des eucaryotes en général (espèce possédant un noyau). La neurobiologie pour tous ? Via POUR LA SCIENCE
  4. La théorie de l’esprit plat est développée notamment par Nick Charter et remet en question énormément de nos habitudes de penser et de voir le monde – voir aussi sur bloomingyou
  5. Les filaments de notre bande d’émanation, plus communément nommé LE MONDE.
  6. La Cuirasse énergétique et comportementale : Promis, un jour on vous détaillera cette partie-là du travail. Pour faire simple, un synonyme de cuirasse c’est : “tout ce que vous croyez être”.

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Cet article a 1 commentaire

  1. Avatar
    Pierre m

    Bonjour, merci pour cet article qui tombe à point nommé. Quelques questions en quoi le fait de changer nos routines par d’autres nous permet-il de récupérer de l’énergie ? Pourquoi vouloir changer ses routines et tomber dans l’inconfort ? N’est ce pas suffisant d’en avoir conscience et de rester attentif à ne pas être conditionné ?
    Quand pensez-vous sortir la suite, je n’ai pas pu assister à la téléconférence et je suis impatient de lire la suite.
    En tout cas merci.
    Pierre

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Renaud

Naturopathe, Psychothérapeute et Pratiquant de différentes techniques énergétiques depuis plus de 20 ans. J'anime des conférences / rencontres en essayant d'amener chaque fois un autre regard, une autre manière d'être et de vivre le monde qui nous entoure. Loin du Mysticisme et du Rationalisme il existe une troisième voie, celle du sourire et de l'harmonie. Un Pragmatisme abstrait pour aimer notre propre paradoxe.
Routines comportementales, un piège nécessaire – Partie 1
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