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La plante est un être vivant - La cueillette avec une intention  

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Posts: 35
 Sido
Moderator
(@sidonie)
Jeune Jedi
Inscription: Il y a 2 ans

Si je me positionne en tant que « sorcière » (1): La plante est un être vivant, sensible qui a conscience de son environnement et d’elle même ! C’est avec la lecture de Castaneda dans mes jeunes années, que j’ai pris conscience de l’importance de nos actes et par le fait, de l’attention à apporter lorsque l’on récolte un végétal. Pour être plus exacte, cela m’a rappelé quand j’étais enfant et que je parlais plus facilement à un Chêne qu’à un de mes congénères bipèdes.

Et si nous décidions d’arrêter de nous comporter comme des bourrins odieux, des « preneurs », qui mettent au pas la nature sous toute ces formes ? Et si nous pratiquions la culture ou la cueillette avec une intention en plus des pratiques techniques durables ? Alors comment faire ? Comment associer conscience que la plante est un être vivant au même titre que les veaux, les abeilles et les lapins et le fait de devoir la blesser ou la tuer ? Brel chantait au sujet de la mort, qu’il fallait « mourir, bien sur, mais il y a la manière ». Nous, nous appelons ça l’Intention. Et l’INTENTION change tout ! Vous allez voir que ce n’est pas si compliquer de ce comporter comme une Guerrière !

Ce qui est valable dans la cueillette d’une plante est bien sur aussi valable dans la culture d’une espèce, d’un champ, ou une cueillette « en masse ». Au lieu de vous adressez à UN individu plante, adressez vous à UNE foule d’individu plante !

Extrait de :

LA PLANTE EST UN ETRE VIVANT, la cueillette avec intention

l’extrait dans lequel Don Juan parle à Castaneda de la cueillette d’une plante dans « Le voyage à Ixtlan » page 50 édition de poche

Il précisa qu’il connaissait parfaitement toutes les propriétés de cette plante particulière, et qu’elle lui avait seulement indiqué qu’il y en avait une touffe à l’endroit où nous allions ; elle lui avait aussi confié qu’elle ne voyait aucun inconvénient à ce qu’il me mette dans le secret.

En arrivant au flanc de la colline, je découvris les plantes. J’allais me mettre à rire, mais il ne m’en laissa pas le temps car il voulut que je remercie ces plantes. Un atroce embarrassement me saisit. Je riais nerveusement et ne parvenais pas à me calmer.

Il eut un sourire bienveillant suivi d’une de ses énigmatiques déclarations, et pour me laisser le temps d’en extraire le sens il le répéta à trois ou quatre reprises :

Autour de nous le monde est un mystère. Et les hommes ne valent pas mieux que n’importe quoi d’autre. Lorsqu’une plante est généreuse avec nous, il faut que nous la remerciions. Sinon il se peut qu’elle ne nous laisse pas partir. »

Les questions avant une cueillette, récolte, ou plantation.

  • Pourquoi je plante / ramasse cette plante, qu'est ce que je vais en faire ?
    Ne pas ramasser une plante pour ensuite la laisser pourrir au fond d'un sac.
  • De quelle quantité j'ai besoin ?
    En ramasser un wagon pour finalement n'utiliser que quelques brins, c'est stupide.
  • Est ce que je suis tout à ce que je fais ? Ou est ce que je pense à 3000 autres choses ?
    Si c'est le cas, je m'arrête, je prends le temps de respirer, de me recentrer, de faire des balancements, de fermer les yeux ou tout autre acte qui vous permet de revenir à l'instant présent.

Rappelez vous que vous êtes entrain d'abréger ou générer une existence ! Le minimum serait de le faire en en ayant conscience !

Est-elle d’accord pour qu’on lui coupe un morceau ?

Poser directement la question à la plante, et à haute voix, comme si vous discutiez avec une amie généreuse. Une fois la question posé, prenez le temps pour « entendre » – sentir – sa réponse. Contrairement à nous les plantes, les animaux sont « généreux ». En vérité ils ne classent pas « la mort » comme étant un ennemi mais juste comme un élément fondamental de la Vie… Une belle leçon non ?

Si elle est d’accord, on ne prélève qu’une petite quantité

Ici la frugalité, la conscience de nos besoins RÉELS et non pas nos besoins fantasmés est impérative ! La plante vous donne son accord pour prélever une partie NÉCESSAIRE !

Rappelez vous la plante est un être vivant comme vous. Si vous acceptez de donner 10 € à une personne et qu’à la place il vous en prend 1000 ou que carrément il vous coupe la tête vous n’allez pas réagir de la même manière n’est-ce pas ? Et bien les plantes c’est pareil ! Il vaut mieux que vous reveniez pour une nouvelle cueillette plutôt qu’amasser. Vous avez des pieds vous donc c’est à vous de vous déplacer ! En plus vous aurez des plantes plus belles et surtout vous aurez respecté son accord !

Remerciez la plante à haute voix

Ça ne prend pas des heures ! Faites le avec simplicité, comme si vous disiez merci à votre fleuriste, votre boulanger, ou une amie. Mettez de coté votre peur de devenir folle et vous verrez l’habitude se prend relativement facilement. C’est un excellent moyen pour nous inclure à nouveau dans notre milieu naturel au lieu de nous en couper par notre sensation de supériorité. Et vous verrez qu’en parlant aux plantes, vous pouvez même avoir des infos sur leurs propriétés. Bien sûr à vérifier dans des livres de  botanique et de phyto ! Une plante étant un être vivant, elle n’est pas sans danger, même si c’est une « jolie petite fleur rose légère et fragile » !

Faire une offrande, payer le prix !

Une dernière chose pour vous comportez réellement comme une sorcière ou un Guerrier : PRENDRE CONSCIENCE QUE TOUT A UN PRIX ! Si vous en avez conscience ça passe par accepter de payer ce prix. Sinon vous vous comportez comme des voleurs ! Vous pouvez composter ces déchets et les ramener sur le lieu de votre cueillette bien sur mais parfois, pour les citadins notamment vous pouvez simplement faire un don à une association de préservation de la nature, allumer de l’encens, une bougie, en gros faire un effort, mener une action pour « payer son dû ». Si vous êtes jardinier et même agriculteur, vous pouvez faire la même chose mais au niveau de l’individu groupe : le verger, le champs, le rang de tomate…

Voir la plante comme un être vivant : une autre philosophie de la vie

A la remarque « Ok la plante est un être vivant, mais quand même faut pas abuser » la position du sorcier, du Voyant est simple est claire. Tout ce qui est conscient, organique ou non, est vivant. Pour le Guerrier tous les êtres vivants ont la même importance. Il n’y a que notre suffisance d’humain qui face une hiérarchie entre la blatte, le tilleul, le pigeon, le calamar, l’agneau et l’humain. Alors comment en ayant cette conscience permanente que tout existence consciente est un être vivant, que la plante est un être vivant au même titre que votre chat, pouvons nous quand même continuer à détruire, couper, amputer, chaque fois que nous cultivons, cueillons ou ramassons ?

 

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Renaud
Admin
(@renaud13)
Inscription: Il y a 2 ans

Jedi
Posts: 64

@sidonie
T'es au top ! Du coup j'hésite entre un article sur le nettoyage des lieux via la fumée ou sur un point de vue très personnel sur les plantes "de pouvoirs" parce qu'ils commencent à me gonfler les bisounours chamans

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Gérôme G
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(@gerome-gurtvillier30)
Inscription: Il y a 7 mois

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Posts: 31

@renaud13
personnellement je dirais les deux !

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 Sido
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(@sidonie)
Inscription: Il y a 2 ans

Jeune Jedi
Posts: 35

@gerome-gurtvillier30
Bien d'accord, les deux c'est encore mieux !

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Laurence
Posts: 46
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(@lola)
Jeune Jedi
Inscription: Il y a 2 ans

Super article Sido! Merci! Ca m'a fait capté un truc par rapport aux plantes en pots chez moi que j'apprends à apprivoiser et aussi à m'occuper. Je veux parfois TROP m'occuper d'elles et le trop plein de soin ne leur fait pas du bien. L'été dernier par exemple pendant la canicule, je les arrosais trop et elles ont fait une overdose les pauvres. Je l'ai vue à temps et j'ai commencé à modérer mon arrosage. Et là, il y a peu, j'en ai rempoté certaines et ça ne leur a pas réussi, je les sentais pas super en forme, inquiétude... j'ai tenté de les mettre 2 heures dehors au soleil ... Erreur fatale! Elles ont cramées! J'en ai une qui était juste un peu ramollo, maintenant il lui reste ses tiges pour pleurer. Ce que j'ai compris en lisant ton article c'est que grosse courge que je suis j'aurais due simplement leur demander ce dont elles avaient besoin et surtout écouter leur réponse... Si je suis honnête je crois qu'elles me disaient juste d'attendre. Mais par apitoiement je voulais m'occuper d'elles, les chouchouter! Si je me cale sur la plupart des plantes chez moi, elles ne demandent pas grand chose... Si je fais plus, c'est pas pour elles.. mais pour moi. Notre suffisance d'humain peut aussi s'exprimer ainsi..
Et comme tu dis, les plantes sont généreuses sous beaucoup de formes. Hier, un peu triste d'avoir fait souffrir mes plantes je me suis calées avec elles et j'ai senti qu'elles ne m'en voulaient pas, que c'est ainsi, c'est tout. Je leur ai mis quelques encens et fait un tour de bol tibetain pour les remercier à mon tour (toutes). Et ce matin c'est plus harmonieux.. la joie d'être les unes avec les autres circule ^^.

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Gérôme G
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(@gerome-gurtvillier30)
Jeune Jedi
Inscription: Il y a 7 mois

Merci pour votre article et les précisions que vous apportez. Même si pour ma part j'ai déjà conscience de tout ceci je me suis également aperçu que je pouvais aller beaucoup plus loin dans ma démarche surtout quand je suis au jardin. J'ai tendance à séparer les plantes sauvages des cultivars ou des plantes domestiques mais vous avez raison, ça n'a pas de sens. Idem en ce qui concerne la taille. Il va falloir que je réfléchisse comment associer arbres fruitiers, vie et quand même un peu de rentabilité.

J'aime beaucoup le passage ou justement vous parlez un peu de remercier à haute voix, les enfants le font presque spontanément, y compris collectivement. Je vais le faire et surtout le faire faire plus souvent.

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Gérôme G
Posts: 31
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(@gerome-gurtvillier30)
Jeune Jedi
Inscription: Il y a 7 mois
Posté par: @lola

le trop plein de soin ne leur fait pas du bien

J'ai envie de vous dire que les plantes c'est un peu comme les humains. Au plus on veut au moins ça marche bien. Il faut être attentif à elle, les aider, les accompagner, être leur bras et leur jambes mais pas penser à leur place ! Et puis rassurez vous, comme les gens, les plantes sont bien plus fortes que ce qu'elles veulent nous faire croire. Parfois il suffit juste de couper et, effectivement, d'attendre, j'ai des plantes que je croyais mortes qui ont re surgies ce printemps après deux ans de disparition.

L'erreur fréquente est de croire que la plante n'existe qu'en surface. En fait elle ne nous montre que la moitié de ce qu'elles sont et certaines sont très timides ou très joueuses. 

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Renaud
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(@renaud13)
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Inscription: Il y a 2 ans
Posté par: @lola

j'ai senti qu'elles ne m'en voulaient pas

Pour en vouloir à quelqu'un il faut avoir la notion de jugement, donc de bien et de mal, la vie c est bien , la mort c est mal ... les plantes comme les animaux autres que humains n'ont pas cette notion ils ont peur, ils peuvent mordre, ils ont la préservation de l'espèce et de l'individu mais assurément pas de tribunaux ni de code moral permettant, ô joie, de juger et donc d en vouloir à qui que ce soit

Je crois qu'un des plus grand service qu'on puisse faire aux plantes, aux animaux, aux humains c'est de leur foutre la paix. Etre à l'écoute mais pas plus. Ne pas basculer du preneur au sauveur c'est aussi nuisible l'un que l'autre

Juste foutre la paix, faire les choses avec modération, y compris l'aide à apporter, et surtout être respectueux et conscient

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Laurence
Posts: 46
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(@lola)
Jeune Jedi
Inscription: Il y a 2 ans
Posté par: @renaud13

Juste foutre la paix, faire les choses avec modération

 

Oui l'art de foutre la paix! Laisser toutes vies être et rester à sa juste place, ça semble bien plus reposant comme position. Et pour tout le monde!!!

Posté par: @gerome-gurtvillier30

les plantes sont bien plus fortes que ce qu'elles veulent nous faire croire

Comme tous les êtres vivants. Et ça aussi ça détend!

Merci messieurs!

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(@jlien7)
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Inscription: Il y a 7 mois

Les propos de Don juan sont assez fidèles au lien que les peuples premiers entretenaient et entretiennent toujours (pour ce qu'il en reste) avec les autres êtres vivants. Tout règne confondu.

Disons-le, c'est un lien perdu.

Mais tout ce qui est perdu peut être restauré à condition de changer de programme mental et reconnecter les parties de nous-même. C'est d'ailleurs pourquoi nous sommes aujourd'hui rendu à parler d'approche "sorcière" de la plante. Entre l'entrepreneur qui exploite la forêt et le militant greenpeace qui la défend persiste un accord invisible, tous deux regardent et pensent l'arbre de la même façon.

Oui, pas en surface bien sûr, dans le discours et le choix (intellectuel) de positionnement, mais en profondeur. Dans ce champs de conscience recouvert par l'histoire. Alors il nous faut devenir "sorcier" ou "chaman".

Il y a un autre extrait dans lequel castaneda est pris d'un malaise lors d'une promenade. Don Juan lui donne des feuilles à placer sur son ventre pour l'apaiser. Il les prend sur n'importe quelle plante.

N'importe quelle ? Peut-être pas... Mais don Juan ne s'appuyait pas sur un manuel de phytothérapie, ni sur un savoir traditionnel ou scientifique mais sur autre chose encore. Je l'ai expérimenté aussi, en consommant des mains d'une "sorcière" quelques parts dans le sahel tunisien, des feuilles d'une plante fraîchement cueillis. L'effet produit fut remarquable et sur le vif a modifié mon état de conscience. C'était de la menthe et pas de la datura, aucunes autres n'avais jamais eu de telle vertu.

Son secret ? La complicité qui existait entre elle, la plante et le timing.

Il est vrai que cela peut arriver à tout le monde. Comme le dit le dicton: même un écureuil aveugle peut tomber sur une noisette de temps en temps.

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Gérôme G
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(@gerome-gurtvillier30)
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Inscription: Il y a 7 mois

Pas besoin d'aller jusqu'aux peuples premier, il y a encore des vieux et même des jeunes qui sont avec la nature, pour eux c'est simple, ça semble facile en tout cas. Je vis dans la Drôme, il y a mieux comme peuple premier, mais j'ai la chance d'avoir rencontré et de rencontré encore des personnes qui ont gardé ou retrouvé ce lien là. Ils vivent pour la plus part de manière très simple, très sobre, ou il n'y a pas de différence entre eux et la nature puisqu'ils font partie intégrante et vivent dans, avec et par cette nature.

Alors il y a des bergers bien-sur (des vrais pas des exploitants d'animaux) mais aussi des vieilles dans les petits villages qui à 80 ans cultivent encore leurs "petits" jardins de 100m². Mais il y a aussi des jeunes qui n'ont jamais perdu ce contact. Certes ils ne sont pas majoritaires mais pas aussi rare qu'on voudrait le croire. Juste il se cache ou plus souvent comme c'est simple pour eux ils n'en font pas étalage ni en tire la moindre fierté. D'ailleurs en général ils ne comprennent pas ce qu'on trouve de si fantastique. 

Pour en connaître certain de près je n'ai pas trouvé qu'il ressemblait à des écureuils ...

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(@jlien7)
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C'est certain qu'il est possible de croiser de drôles d'indigènes dans nos villes et nos campagnes. De mon point de vue, une vie simple et sobre c'est déjà énorme et pas très loin de ce que je désignais de toute façon.

Pourtant, et sans préjugé sur qui que ce soit (c'est pas important), le sens que je donne à ce lien (perdu) est bien sûr tout autre chose qu'un contact bucolique ou une vie à la campagne. Cela touche à l'état de conscience et la relation au monde qui en découle.

Nous parlions de relation aux plantes, mais ce "pouvoir de communication" je le vois tout aussi défectueux entre les hommes eux-mêmes. La première nature dont on ignore le langage se trouve juste là en dessous nos mots et notre pensée.

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Gérôme G
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(@gerome-gurtvillier30)
Jeune Jedi
Inscription: Il y a 7 mois

Hahahaha vous ne devez pas vivre vraiment à la campagne ou alors pas souvent mettre les mains dans la terre. La nature même cultiver, de manière manuelle bien-sur, n'a rien, mais vraiment rien de bucolique ni de romantique, si en plus vous avez des animaux le bucolique va disparaître à la première mise bas ! 

Pourtant il est vrai que peu de gens en comparaison du nombre de personnes vivant encore à proximité de la nature osent avoir une écoute et vivre un lien fort et simple avec elle. Entre les paysans qui veulent la bétonner et les bobo baba cool qui croient que la nature c'est propre et gentil j'en vois de toute les couleurs ! 

Pourtant, quand on sait un peu les prendre, les paysans montrent parfois une vrai tendresse et une vrai écoute même de leur foutu plans de salades. C'est peut-être le pire d'ailleurs, quand ils te disent oui je sais mais qu'ils n'en tiennent pas vraiment compte

Tout à fait d'accord la première nature dont on ignore tout c'est bien celle de cet inconnu à l'intérieur c'est lui qu'on ne veut pas entendre au final et d'ailleurs comment communiquer avec la nature et les autres quand on s'enferme avec une cravate autour de soi ? 

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