Harmonie, Autonomie, Respiration, Action

Découvrir son yoga

La danse du Dragon – After Class Yoga

VoilĂ  un petit moment que je ne vous ai pas fait d’After Class Yoga, sur ce coup je me rattrape ! Au dĂ©part l’article Ă©tait beaucoup beaucoup plus long que ça mais pour votre confort, le Monsieur qui gère la mise en page m’a dit « ma cocotte on peut pas faire ça, on va le couper en deux ».

Du coup vous avez sur cet article tout le travail autour de la Danse du Dragon, le dĂ©tail des postures etc… Et vous allez ĂŞtre obligĂ©s de lire cet article sur l’Equilibre & l’Harmonie, qui est la base fondamentale du Yoga en gĂ©nĂ©ral et de cette danse du Dragon encore plus.

Symbolique de la danse du Dragon

Et maintenant, la petite histoire de cette danse du dragon ! C’est toujours plus sympa de comprendre ce que l’on fait. Cette danse allie yin et yang yoga, yoga indien et yoga taoĂŻste. Je n’ai pas trouvĂ© qu’il l’a créée, les informations sont rares. Cette danse symbolise une sorte de combat que mène l’homme vers un chemin de vie plus libre (tu m’étonnes que ça m’ait parlĂ© !).

Dans la culture Hindoue, il y a 4 objectifs de vie :

KAMA que l’on relie au plaisir. C’est tout simplement le « je veux Â», un objectif de l’égo, de la cuirasse, du « je Â».

ARTHA que l’on relie Ă  la rĂ©ussite. C’est aussi un « je veux Â» de l’égo, mais celui lĂ  serait plus « je veux ce que vous avez Â». Le « je Â» regarde autour de lui, se compare et veut ce que d’autres ont. Il dĂ©finit sa rĂ©ussite en fonction des autres.

DHARMA que l’on relie Ă  nos devoirs. C’est le dragon de la danse, c’est notre culture, notre sociĂ©tĂ© qui nous dit ce que nous devons ĂŞtre, devenir. C’est le « tu vas, tu dois Â».

La danse du dragon symbolise ce combat entre le « je Â» (l’égo) et le « tu vas Â» (notre destinĂ©e).

Cette danse nous mène jusqu’au 4° objectif : MOKSHA que l’on relie Ă  la libertĂ©. Une forme de libertĂ© face Ă  nos « je veux Â» et nos « tu dois Â». Durant la danse, le « je Â» va ĂŞtre face Ă  deux choix :

  1. Il tue le dragon et sort du monde, il décide de ne pas porter le poids de ces devoirs, et en même temps de ne plus faire partie de ce monde.
  2. Il transcende ses désirs et ses devoirs, il accepte son rôle, les deux s’apprivoisent et se subliment mutuellement.

La danse du dragon, pratique de yoga

Danse du dragon, détails des postures :

Les deux premiers gestes quand on lève les bras et qu’ensuite on pousse avec une main, c’est le guerrier qui dĂ©clare la guerre au dragon et qui le repousse. Ensuite nous devenons le dragon, lorsque nous tournons notre corps vers la droite ou la gauche, nous sommes ce dragon, dĂ©jĂ  prĂŞt Ă  abandonner le combat. Mais il se retourne et voit le monde, les « tu dois Â» qui le poussent Ă  ne pas lâcher. Alors il ouvre ses ailes pour prendre tout son Ă©lan (lorsque nous plions les bras et ouvrons notre cĹ“ur vers le ciel) et plonge vers le guerrier (lorsque nous plongeons vers l’avant bras le long du buste).

A ce moment, nous reprenons la place du guerrier. Voyant le dragon plonger, le guerrier sait déjà qu’il est vaincu et fait alors sa révérence (lorsque nous posons les mains au sol) et s’offre au dragon (lorsque nous passons le pied sous le buste et nous retournons). Le dragon se pose alors au dessus du guerrier pour asseoir sa victoire.

C’est à ce moment précis que le choix du guerrier arrive. Il réalise qu’il peut tuer le dragon. Sous lui, il lui suffirait de transpercer son cœur avec son épée. Le dragon, le monde (la société) serait mort pour lui.

Le guerrier fait son choix

Il ne tue pas le dragon et décide de glisser sur le côté et de danser autour du dragon pour l’apprivoiser (lorsque nous ouvrons notre hanche vers le ciel et posons le pied au sol). Et très facilement, le dragon se laisse faire, les deux s’harmonisent et le guerrier peut monter sur le dragon. Les deux s’envolent (c’est la dernière position en guerrier 3, bras ouverts, une jambe et le buste parallèles au sol).

Voilà, c’est une bien jolie danse que vous pouvez faire tous les jours en 10 minutes lorsque vous sentez une lutte, une disharmonie en vous. Ou de manière plus intelligente, la faire quand vous le ressentez, avec ou sans le sentiment de dysharmonie, juste comme ça pour remercier le Dragon de vous laisser monter sur son dos et de vivre à vos cotés.

Les petits + suite au cours

Et si ce n’était qu’un jeu ? Et oui, les indiens et les chinois, c’est quand mĂŞme des gens qui rigolent pas avec l’art de la guerre. Du coup, cette danse, elle peut ĂŞtre vue comme un combat entre de valeureux soldats. Mais j’ai fait l’essai lors d’un cours de le voir plus comme un jeu.

Guerrier et Dragon ne sont que des enfants qui aiment jouer Ă  la guerre. De suite, la danse prend une autre dimension et on la fait le sourire aux lèvres, sans se prendre au sĂ©rieux. Car ce combat, sincèrement, est-il si sĂ©rieux que ça ?

Le Je dois face au Je veux

A la base, le dragon est dĂ©fini comme les devoirs que nous imposent la sociĂ©tĂ©, la culture, la religion dans laquelle nous avons grandi. Mais si on allait au delĂ  ? Perso quand je fais la danse, je la vois comme « ce que j’ai Ă  faire Â» « ce pourquoi je suis lĂ  Â» « le rĂ´le que la vie me donne Â».

Certaines choses qui sont « justes Â» Ă  faire ne nous Ă©clatent pas forcĂ©ment beaucoup … La danse du dragon nous enseigne que cela ne tient qu’à nous de les sublimer.

C’est comme ça, c’est ce qui est juste Ă  faire, juste de faire et … c’est notre cadeau. Il n’y a que « je Â» qui en fait un fardeau. La danse du dragon, c’est trouver le chemin de la liberté… elle fait vraiment Ă©cho Ă  cette phrase que rĂ©pète souvent Renaud : Pour ĂŞtre libre, il faut accepter d’être en prison. Je sais, moi aussi ça m’énerve par moments et je sais que pour lui c’est pareil, mais nous sommes les seuls Ă  pouvoir sublimer ce qui est, il suffit de choisir.

Faire son choix !

Et pour finir … Ce qui nous fait tous Ă©normĂ©ment souffrir, c’est que nous restons Ă  ce moment oĂą nous devons choisir. On reste coincĂ© sous le dragon et on est pĂ©trifiĂ© de peur. Notre Je, notre mental, celui qui cherche l’Equilibre – voir l’article en complĂ©ment – veut des certitudes ! Alors il fume, il fulmine, fomente, cherche, doute : Et si ?? Et si ??

Bon perso, passer ma vie coincĂ©e sous le cul d’un dragon, ça me fait pas trop rĂŞver, et vous ? Alors choisissez, il n’y a pas de bons ou de mauvais choix, juste choisissez de mener ou pas le combat (de jouer ou pas) et ensuite choisissez de tuer ou d’apprivoiser ce dragon. Juste choisissez et bon voyage !

Un dernier petit truc… En relisant l’article, quelque chose me saute aux yeux. Nous sommes Ă  la fois le guerrier et le dragon, l’un n’existe pas sans l’autre. Donc si je tue le dragon… je tue une partie de moi ?

Allez je m’arrĂŞte lĂ  ! Vous l’aurez compris, cette danse, c’est une allĂ©gorie de la Vie. Cette coquine (la danse et la vie) nous apprend sans cesse, donc pratiquez, observez, jouez et laissez vous porter ! Bonne danse Ă  Tous !

Laurence

La Grive

Enseignante de Yoga, praticienne en soins énergétiques. j'apprend à chaque pas comment devenir le Canard Blanc ou le Cygne Noir... en somme "j'aide la science et c'est ma Joie..." Bon en même temps si la science a rien à me demander ça m'arrange je donne un cours de Yoga à 15 heures !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.