• Post last modified:6 mars 2020
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LA NULLITE c’est l’absence de valeur. Le sentiment de nullité, à priori, ça semble ne pas être le pied et pourtant ! Si on se penche d’un peu plus près sur ce que contient le terme NUL tout devient beaucoup plus intéressant. On découvre la morale mais aussi un chemin pour s’affranchir des injonctions du monde binaire. Aujourd’hui on lâche la quête de la confiance en soi et on part en croisade vers la confiance en sa propre nullité ! Et je vous le dis, ça fait un bien fou d’accepter d’être nul !

Est ce que ma propre nullité n’a pas un magnifique enseignement à me transmettre ? Il se pourrait bien que si ! Allez go, plongeons dedans ! Ca ne pourra pas être plus nul de toute façon !

Je suis nulle, nulle, nulle, la nullité absolue !

Voilà plus de 2 semaines que j’essaye d’écrire un article sur le site et j’ai surtout remplis ma corbeille de brouillons ! Des tas d’idées ! Mais… cette vilaine voix n’a pas arrêtée de marteler :

C’est NUUUUUUUUUUL, t’es nulle !

OK LA VOIX ! Du coup au lieu de résister et bien j’écrirais justement sur la nullité ! Ha ha ha petite voix mauvaise tu n’auras pas tout gagner ! Continue si tu le souhaites ! « Mais c’est nul d’écrire sur la nullité ! » Oui ! Je le cris Haut et fort : Je suis nulle et je suis bien dans mes Baskets !

Définition et connotation de la nullité

Vous connaissez la phrase “Je me SENS nulle”. Je crois que nous connaissons tous au plus profond de nous se sentiment de nullité. La certitude qu’on y arrivera pas, qu’on est pas à la hauteur, que de toute façon c’est perdu d’avance. Mais encore ? Qu’est ce qui se cache derrière le sentiment de nullité ? Commençons par mon petit rituel habituel…

Que nous dit le monsieur Larousse sur la nullité ?

DEFINITION de la nullité : “Qui est sans existence, se réduit à rien, à zéro“. ou “Qui ne vaut rien, pour la qualité”. Et quand on rentre dans le registre familier ça donne: “Mauvais, déplaisant, ennuyeux, laid. C’est vraiment nul, vulgaire, nul à chier.”

Les synonymes sont : Aucun, incapable, incompétent, inexistant, insignifiant, inutile, invalide, lamentable, sans, stérile, zéro

Bref que de la douceur, de la bienveillance, le terme « nul » semble porter tous les malheurs du monde. Le sentiment de nullité porte rarement une connotation hyper positive. D’ailleurs en cherchant un peu sur les forums, on se rend vite compte que cette voix qui nous susurre notre propre nullité est source de souffrances pour 99% d’entre nous.

La nullité porte en elle ce sentiment d’être moins biens que les autres, inutiles, sans valeur… Je remarque surtout que cela vient de notre comparaison avec les autres, avec le monde, avec nos conditionnements.

Notre fausse amie l’échelle de valeur nous joue de mauvais tours! Car si on était seul sur la planète, il n’y aurait pas matière à valoir quelque chose par rapport à autre chose, à être utile, compétent, juste nous serions UN POINT C’EST TOUT !

Le sentiment de nullité découle donc immédiatement d’un jugement et d’une comparaison par rapport à autrui. Il n’est pas personnel ! C’est important de comprendre cette partie.

Pour celles et ceux qui se sentent concernés par le côté vilain petit canard, cet article vous dit déjà tout. Nous n’allons pas revenir ici sur la haine de soi, la flagellation et autres blagues.

Petite pause sourire avec LES NULS évidemment

Le sentiment de nullité, les mécanismes

Vue que je suis très TRES nulle, j’ai cherché encore un peu plus loin les mots ayant un sens opposés à nullité. Gogol 1er me donne ceci :

Les antonymes de nullité : Ceux qui m’ont le plus frappée sont « éminent, important, valable, bon, valide, capable, REEL, fort… »

Donc en gros, soit on a de la valeur et on est “bon”, soit on en a pas et on est nul, “mauvais”.

Lire aussi :   La Gentillesse, je mapel silence é je suis, Comes.

Un superbe exemple de comment la morale et sa pensée binaire procède. Donc chaque fois que je me trouve ou que je trouve une situation nulle je renforce la puissance du monde binaire et la morale. Vous pouvez culpabiliser ! Non je déconne ! On est ici pour constater pas pour se flageller, y a des sites exprès pour ce genre de pratique 😉

La mécanique de base : Si j’ai peur d’être nulle c’est qu’au départ je veux avoir de la valeur.

Peut importe le pourquoi je veux avoir de la valeur pour autrui. Que ce soit pour ne pas être seule et donc être aimé ou suite à des vexations, des blessures égotiques, physiques et même d’âmes. Le fait est qu’on ne cherche que ce que l’on a le sentiment de ne pas avoir ou de ne plus avoir.

Donc si je reprends ma logique, si je me sens nulle c’est qu’au départ je veux me sentir valable, UTILE (coucou mademoiselle blonde), capable, éminent et poussons jusqu’au bout : REEL.

Vous captez ce que ça implique ? Si vous n’avez pas de valeur, si vous êtes nul donc, c’est que vous n’êtes pas REEL ! Que vous n’existez pas !

En écrivant je comprend de mieux en mieux la charge que c’est d’accepter d’être nul et sans valeur. Merci Renaud d’avoir si bien compris ton INVALIDITE (sans valeur)

sentiment-de-nullite-exister-mlgre-tout

Aimer sa nullité : un chemin pour se libérer ?

J’aimerais maintenant partager un autre regard sur la nullité. Oui même le sentiment d’être nul peut faire du bien. Il suffit de fournir l’effort pour déplacer un tout petit peu son point d’assemblage et ainsi changer la perception de nous même ou du monde.

Premier point : ON RELACHE LA PRESSION ! Comme votre cerveau est aussi nul que le mien – et oui le cerveau est bête – je me permet de détailler pour qu’on comprenne bien pourquoi on se tape sur la tête à se dire qu’on est nulle dès qu’on fait quelque chose.

Revenons aux antonymes : Le mot réel m’a vraiment étonné. Si je suis nulle, je n’existe pas dans cette réalité ? Si je n’ai pas d’importance aux yeux de quelqu’un je suis irréelle ?

Si je ne suis pas capable de pondre un essaie philosophique sur la relation des des fourmis avec les piverts je n’ai aucune valeur ? Je n’ai aucune valeur… je suis nulle et non avenue, je n’ai jamais existé… pouf comme ça je disparais.

Mais je disparais de quoi ? Du monde «normal» ? D’un monde qui juge en permanence de ce qui est réel/bon ou irréel/mauvais ? Ce qui est valide ou pas ? Utile ou pas ? Mais dis donc, il n’y aurait pas un peu de suffisance derrière tout ça ?

ET SI… Devenir irréel dans ce monde là n’était pas si mal ?

Rions de notre nullité et surtout : branlons nous en !

La nullité: Une clé sur le chemin

Pour terminer cet article et recentrer le débat, j’ai envi de pousser le bouchon de Maurice un peu plus loin. On a peur d’être nul, on a peur de ne pas y arriver… Ce sont souvent ces peurs qui font qu’on devient con (je reste sympa), tendu et qu’en général on y arrive pas. Car ces peurs encore et toujours cristallisent nos énergies sur le but et non sur le chemin.

Si je sais que je suis nulle et que je ne vais pas y arriver, continuer le chemin prend encore plus de valeur !

Si on accepte notre nullité et le fait qu’on ne va pas y arriver, on peut suivre le chemin, ses mouvements, sans tension, sans essayer de plier le monde vers le but fixé.

Cet article est d’ailleurs un exemple parfait de ceci. Envahit par un sentiment de nullité profond concernant mes capacités intellectuelles, je n’arrivais pas à écrire.

Mais en acceptant le fait que je n’y arriverai pas, j’ai du coup pu écrire sur la nullité… J’ai suivi le mouvement proposé sur mon chemin.

Fastoche non ? NON !

On va pousser le bouchon de Maurice encore plus loin : La nullité ne peut pas avoir de défaut puisque justement elle n’existe pas ans ce monde. De fait elle disparait, puisqu’elle est nulle !

Lire aussi :   Le Fou qui est moi ...Champagne !

Ca s’appelle une fractale de la pensée. Pour exister il faudrait qu’elle ne soit pas nulle mais comme elle est nulle elle n’existe pas….C’est pas génial ça !

En fait, le sentiment de nullité nous permet d’abandonner toutes les injonctions à devoir être, à devoir réussir. Si nous aimons ce sentiment de nullité (qui n’est pas la médiocrité) alors son vide, sa nullité, laisse la place à la vie, à être et à faire ce qui doit être. C’est en acceptant totalement que nous sommes nul(le)s, que nous n’y arriverons pas, que nous laissons enfin la place au Souffle, à la Vie en nous. Aimer son sentiment de nullité, en rire, comme LES NULS enlève les “il faut réussir, je dois être forte” puisqu’il n’y a rien à réussir et tout à vivre.

Du coup mon injonction positive de la semaine : Soyez nul(le)s et fières de l’être! Aimez vous un point c’est tout !

Laurence

Petit défi de la semaine : Faire une liste de toutes les choses pour lesquelles vous êtes nuls, sincèrement.

L’étape suivante est de Voir que bien que nous soyons nul(le)s dans toutes ces choses, nous pouvons quand même les faire.

Choisissez une de ces choses, et faîtes là en sachant que vous serez totalement nulle.

Maintenant juste observez…

Merci à LES NULS qui sont la meilleure illustration de mon propos. Ils ont fait de la nullité leur gagne pain, et ils l’ont bien fait.

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Aimer notre sentiment de nullité, un pas vers la liberté
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