On est en Novembre donc père Castor va vous raconter une autre histoire sous le signe du Scorpion. Alors comme d’habitude, ne vous attendez pas à une vision consensuelle et dogmatique d’un des signes les plus mal vus par l’astrologie classique. Le Scorpion dans la tradition astroglauque est souvent vu comme destructeur, extrémiste, morbide. C’est pas faux. C’est pas faux mais c’est surtout incomplet et très partial.

Alors fidèle à mes habitudes je vais essayer de vous donner un autre éclairage à la fois sur le signe du Scorpion mais aussi sur les planètes maîtresses de ce signe à savoir Pluton et Mars. Tout ça étant à transposer à la fois dans nos vies individuelles mais aussi dans le temps, donc dans les mois de Novembre en général. En gros ce post peut vous éclairer sur votre manière de vivre les mois de Novembre ? Vous donner des éclairages et peut-être des solutions selon où sont placés Pluton, Mars et le Scorpion dans votre thème astro de naissance.

Le Scorpion, l’art du rien

Demandez autour de vous, ou bien ouvrez des livres d’astrologie classique et vous verrez la diatribe anti scorpion. Si vous n’avez pas d’astrologue autour de vous il y a même plus simple : observez ce que les gens pensent du mois de Novembre, surtout les commerçants. En général Novembre c’est le pire mois de l’année 8 fois sur 10. Il fait froid, moche, les jours sont hyper courts et chaque jour se fait grignoter de manière exponentielle. C’est même pas les fêtes de fin d’année, personne sort. En gros le ouin-ouin fait des ravages.

Dans la Vierge et la Balance on avait au moins le coté romantique de l’Automne. Novembre et le scorpion y a juste rien ! Et bien comme dirait Ferré : ce rien on vous le laisse ! Il n’y a plus plus rien ! Justement ce rien c’est le leitmotiv du Scorpion.

Allez, avant de compléter par quelques mots, voici la petite histoire de père Castor et la vidéo d’une chanson qui pour moi illustre parfaitement l’esprit présent dans le Scorpion « Il n’y a plus rien » de Leo Ferré. Encore une fois essayez d’aller au-delà des mots et de ressentir, surtout avec la musique.

Simplement fermez les yeux et laissez-vous porter, voyager. Vous aurez un sentiment et à partir de là accès plus facilement à votre propre vérité sur le Scorpion et l’énergie présente en Novembre.

Les histoires de père Castor : Le scorpion

La ballade musicale : Il n’y a plus rien

Le Scorpion, quand le Punk devient Zen

Il y a deux facettes chez le Scorpion. Deux aspects qui se mélangent, s’épousent et génèrent quelque chose d’immensément petit. le Scorpion a profondément ancré en lui sa propre finitude et l’immensité de la Vie. Là où le bas blesse c’est qu’on ne nous apprend que fort rarement à explorer cette immensité. Le travail de conditionnement qui est nécessaire et pourtant castrateur place l’immense en dehors de nous. Il y a la Vie et il y a nous, pov humain. Pourtant le Scorpion, le mois de Novembre en nous sait que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas un savoir mental, livresque mais un sentiment profond que la Vie autour de nous et la représentation de la Vie en nous.

Le Scorpion, la période Scorpion, dans l’année, dans une vie, dans une journée même, est totalement au courant de ce paradoxe qui n’en est un que pour notre conditionnement binaire. Nous opposons la vie et la mort. La lumière et les ténèbres, notez au passage l’unité de La Lumière et la fluctuation induit par Les Ténèbres. Souvent dans un premier temps le Scorpion résout ce paradoxe par une forme de suicide. Attention par suicide j’entends auto mutilation physique (toxico, malade …) psychique avec des épisodes de dépressions, colères et autres. Vous faites la suite, c’est bien évidemment pareil au niveau émotionnel et énergétique.

Le Scorpion dominé par Mars

La première étape pour le Scorpion humain, c’est de prendre conscience et d’accepter que demain c’est loin mais que ce n’est pas la fin. Dans sa jeunesse on est vraiment sur l’aspect le plus con du punk à savoir le No-Futur. Si demain n’existe pas, si tout est vain à quoi bon se plier, se contraindre à faire quoi que ce soit ?

La perception au cœur de son être de l’ineptie et de la futilité de nos règles sociales, pousse à la révolte et à la dissolution. Quelque part on peut résumer l’esprit du Scorpion simpliste par « Puisque ça ne sert à rien, que ça n’a aucun sens autant en finir vite et fort histoire de faire chier … » Dieu, Papa, la société, la loi vous mettez les mots (maux) que vous voulez.

Oui mais voilà, il y a un truc qui est plus fort, le sentiment de préservation. En plus je pense que profondément il sait que même s’il appuie sur l’interrupteur ça ne changera rien mais juste ça enclenchera une forme de reset, remise à zéro et il devra se refrapper toutes les étapes déjà vues.

Cette période est l’époque Mars du signe. Il est, comme le dieu antique, en rébellion contre l’autorité. Ce n’est que sa suffisance qui exprime sa volonté d’individuation.

Cette recherche d’individuation est essentielle pour la construction d’un Je suffisamment solide pour affronter l’infini qui se déploie devant Pluton et qui est au cœur du sentiment de fragilité habitant le cœur du Scorpion.

Comme souvent la forme est inverse du fond. Derrière une apparente désinvolture Scorpion est super angoissé à l’idée de vivre cet inconnu. Apprendre à explorer l’inconnu et à contempler l’inconnaissable est indispensable.

Le Scorpion devient Pluton

Le punk crétin des 20 ans vieillit, apprend, voit les jours, les saisons se lever dans une danse toujours identique et pourtant pleine de nuances. Le no futur des 20 ans, la révolte de Mars faute d’hormones devient résignation. C’est peut-être la phase la plus dangereuse. Mais si par un effort conscient il déplace son attention de la répétition immuable des cycles pour la focaliser sur les nuances, les subtilités et devient pleinement acteur de sa vie Mars devient alors Pluton.

No Futur devient Just do It. Le jeune con en révolte arrête l’apitoiement rageur et ose contempler noble et serein l’immensité mystérieuse qui s’étend devant lui.

La poésie reprend sa vie en main. Il sait, il est plus conscient qu’aucun autre signe, période de la futilité de toute chose. Acceptant cet état de fait il choisit consciemment de donner de l’importance ou pas à ses actions. L’énergie ultra volontaire de Mars est maintenant posée.

Il est sorti de sa prison entre la Terre, ses origines, et Jupiter, le gros papa devant lui. Il est maintenant noble et serein, face à sa propre porte. Vivre ou mourir n’a pas d’importance. Briller ou disparaître n’est qu’un point de vue. Le vieux clown triste Pluton reste animé par la fougue du présomptueux Mars. Les deux côte à côte choisissent de rire ou de pleurer face à l’Immensité. Les deux frères, unis dans le Scorpion, savent qu’on peut pleurer de rire et rire de tristesse.

Le Scorpion, au delà des illusions

Le passage, l’apaisement du Scorpion est, à titre personnel, une des expériences les plus riches que j’ai eu à vivre. Un instant où tout est possible. Le Scorpion, Novembre, une fois que nous sommes en Paix avec nous-même, avec la Vie en nous-même, devient un espace suspendu où tout est possible car tout est égal. C’est à nous de choisir. Choisir si on veut rire ou pleurer, se battre contre ou aller dans le sens. Yin ou Yang ? c’est pareil ! C’est pour moi ce que la vie à travers Novembre, la maison 8 en lien avec la sexualité, et le signe du scorpion essaye de nous apprendre.

Naitre c’est Mourir. Etre Libre c’est Accepter sa prison. Tout n’est qu’un choix de notre perception.

Je ne dis pas que c’est La Vérité, en tout cas c’est la mienne en ce moment. Elle n’est pas issue d’une croyance, d’un apprentissage extérieur mais d’un apaisement intérieur. Aucune révolte, aucun mouvement violent n’a changé en profondeur le monde. La violence enfantine du Scorpion doit être mué en auto-détermination et pour ça il n’y a pas de recette magique. Il n’y a pas de stage, de pratique ou de pilule à prendre. C’est infiniment plus simple. Abaisser nos exigences, la Vierge, Accepter ce qui est, la Balance, et Agir simplement, gratuitement, just for fun grâce au Scorpion.

C’est l’Hiver !

Le Scorpion sait plus que tout autre que « L’Hiver vient » puisqu’il est L’Hiver. Il est aussi la lumière au coeur des Ténèbres. L’oeil et la présence quasiment imperceptible de Pluton aux confins du connu, aux limites de notre système solaire / individuel.  Une présence froide et pourtant pleine de tendresse. Cette Présence qui permet de faire la paix entre les deux clowns en nous. Le concret et l’abstrait. L’Enfant et le Vieil Humain. Passé et Futur. Tout cela n’est qu’illusion. Seul reste la Vie e(s)t la mort. Au delà c’est l’Inconnaissable.

Alors le Scorpion, Novembre, est-il destructeur ? Oui surement ! Mais une fois les caprices et l’illusion de séparation apaisés, il est seulement destructeur des croyances et des illusions. Il unifie en lui les opposés et devient ce qu’il est vraiment, l’essence même de la Vie totale.

Illusion tout n’est qu’Illusion. Joie ! 

 

Voilà l’histoire de père Castor sur le Scorpion est finie. J’aurais pu continuer des heures mais quel intérêt ? On se retrouve en Décembre pour le Sagittaire.

Renaud

Liens & notes

  • Steven Forrest sur Babélio (svp passez par un libraire, un Vrai) pour ceux qui veulent débuter l’astro.
Le scorpion, le rock’n roll version zen

Renaud

Naturopathe, Psychothérapeute et Pratiquant de différentes techniques énergétiques depuis plus de 20 ans. J'anime des conférences / rencontres en essayant d'amener chaque fois un autre regard, une autre manière d'être et de vivre le monde qui nous entoure. Loin du Mysticisme et du Rationalisme il existe une troisième voie, celle du sourire et de l'harmonie. Un Pragmatisme abstrait pour aimer notre propre paradoxe.

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Laurent
Invité
Laurent

Whaou! Comme je ressens tout ce que tu décris si clairement ici et doublement content vu que c’est ma période pré anniversaire et que je connais ces « humeurs » et que je me sens proche de l’univers de Léo.
Merci Renaud.

delia delphin
Membre

Same here!

Merci pour cet article qui ma fait du bien, inexplicablement. Je le ressens.

Des Bisous!

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