Les 5 SAISONS DE L’ÉNERGIE :L'ETE, le SUD, la Terre chamanique. Le point de la RAISON, pas celui de la rationalitĂ©. "savoir raison garder". Le pĂšlerin n'est pas un mystique, ni un rationaliste, il chemine entre deux mondes. C'est la pĂ©riode idĂ©ale pour s'affranchir de nos croyances et points de vue pour revenir au rĂ©el. Celui de la matiĂšre MAIS AUSSI celui de l'abstrait. L'ART DU TRAQUEUR . PRÉSENCE, dĂ©termination et honnĂȘtetĂ© avec soi pour pouvoir l'appliquer dans le monde.

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Préoccupations, add...
 
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Préoccupations, addictions et traque


Bob
Posts: 11
 Bob
Customer
DĂ©but du sujet
(@merwan)
Jeune padawan
Inscription: Il y a 2 ans

Ca donne envie comme titre, pas vrai ? 🤣 

Hier matin, je me suis rĂ©veillĂ© dans une nappe d’anxiĂ©tĂ© qui bloquait tout, avec une sensation physique d’oppression au niveau de la gorge et du sternum. Pour me dĂ©coller de cette angoisse j’ai commencĂ© par me poser, faire des centrages, laisser la sensation m’envahir, ne plus y rĂ©sister, respirer. J’ai eu du mal mais j’ai rĂ©ussi Ă  laisser cette angoisse s’évacuer, et j’ai pu commencer Ă  en parler, d’abord avec ma compagne, puis avec les membres de notre cercle de travail. J’ai finalement rĂ©ussi Ă  percevoir que cette angoisse particuliĂšre venait d’une sĂ©rie de prĂ©occupations que je laissais traĂźner depuis un certain temps, et surtout qu’il existe derriĂšre ça une vĂ©ritable addiction Ă  l’anxiĂ©tĂ© et Ă  la prĂ©occupation: toute action est une occasion de crĂ©er de l’anxiĂ©tĂ© et de la prĂ©occupation. Et vu qu’il y a des chances que je sois pas une exception, je me suis dit que ça valait bien un post.

Globalement chez moi ça se passe en 3 phases:
Je commence par m’engager, auprĂšs de gens extĂ©rieurs, ou juste auprĂšs de moi-mĂȘme, Ă  faire quelque chose, je mets en place une promesse
Je retarde l’action que je me suis engagĂ© Ă  faire, je procrastine, ce qui crĂ©e une prĂ©occupation (qui s’ajoute aux prĂ©occupations dĂ©jĂ  en place)
Puis arrive le moment oĂč les prĂ©occupations se sont accumulĂ©es et oĂč je dois faire 15 trucs en mĂȘme temps pour tenir mes promesses, donc impossible de tout faire Ă  temps, ce qui gĂ©nĂšre de la tension/colĂšre, du jugement, de l'apitoiement, rah je suis nul, je mĂ©rite d’ĂȘtre rejetĂ© par tous

Puis retour Ă  la case dĂ©part, refaire des promesses au sujet de ce qui n’a pas Ă©tĂ© fait prĂ©cĂ©demment, ou sur d’autres trucs


Et tout ça se superpose “joyeusement”, Ă  des Ă©chelles de temps variables, pour crĂ©er des vagues d’anxiĂ©tĂ©/colĂšre. Sans oublier les promesses abstraites irrĂ©alisables qui nappent le tout, comme par exemple les promesses de rĂ©ussite sociale, les promesses d’ĂȘtre “une bonne personne”, les promesses d’amour...

Et donc j’ai vraiment eu la sensation que ça fonctionne exactement comme une addiction, et je pense n’ĂȘtre pas le seul dans ce cas, c’est pourquoi je partage mes Ă©lucubrations avec vous. Mon mental est conditionnĂ© de telle façon qu’il a besoin de sa dose de prĂ©occupations rĂ©guliĂšre (journaliĂšre, hebdomadaire, ça varie selon le niveau d'addiction de chacun), et pour avoir son shoot le mental se dit “alors, qu’est-ce que ce qui se passe en ce moment dans ma vie, qu’est-ce je peux utiliser pour crĂ©er de la prĂ©occupation, de la tension ?”

J’ai pas de preuves scientifiques de ça, mais j’ai l’intuition que ça implique le mĂ©canisme physiologique de l’addiction, tout comme il a Ă©tĂ© prouvĂ© que l’addiction aux rĂ©seaux sociaux implique ces mĂ©canismes (Ă  ce sujet si ça vous intĂ©resse je vous conseille cette sĂ©rie de mini documentaires: https://www.unidivers.fr/reseaux-sociaux-dopamine/).

Je me plante trĂšs probablement, mais voilĂ  comment je ressens ça: on a appris par l’expĂ©rience, il y a longtemps dĂ©jĂ  (probablement pendant l’éducation parentale, et/ou Ă  l’école, puis ça a continuĂ© dans l’environnement professionnel), que quand on se trouve dans une situation prĂ©occupante, angoissante, ou conflictuelle, rĂ©soudre la situation apporte un rush hormonal des plus agrĂ©ables, adrĂ©naline, dopamine, endorphine. Avec la rĂ©pĂ©tition on associe situation angoissante et/ou conflictuelle (selon les caractĂ©ristiques Ă©nergĂ©tiques de chacun, je vais y revenir) avec le rush hormonal, et le mĂ©canisme physiologique de l’addiction dans le cerveau est tel qu’au bout d’un certain niveau de rĂ©pĂ©tition on a mĂȘme plus besoin d’obtenir le rush hormonal pour rechercher et/ou maintenir les conditions qui le provoquent habituellement, c’est Ă  dire les situations angoissantes ou conflictuelles.

Ca c’est pour le plan physiologique, et Ă  ça se superpose se superpose les plans Ă©motionnels / psychologiques et Ă©nergĂ©tiques. Au niveau Ă©nergĂ©tique notamment, pour celles et ceux qui sont familiers avec les bouquins de Castaneda, je suppose que c’est un des mĂ©canismes par lequel les planeurs / l’implantation Ă©trangĂšre se nourrissent.
Un truc intĂ©ressant c’est que selon les caractĂ©ristiques Ă©nergĂ©tiques de chacun, on va avoir une addiction diffĂ©rente: pour moi c’est une addiction Ă  la prĂ©occupation/angoisse, pour certains ça sera une addiction Ă  la tension/colĂšre, pour d’autres une addiction Ă  la peur/tristesse, 
. Par caractĂ©ristiques Ă©nergĂ©tiques je pense notamment Ă  la cuirasse (cf article de La Passerelle qui traite du sujet: https://projet-lapasserelle.com/lage-de-faire/), mais aussi au thĂšme astral.

Bon, ok, mais quand on a dit ça, on a rien dit. L’autre perception qui est venue est que ce mĂ©canisme bien huilĂ© se combat de la mĂȘme façon qu’une addiction: il faut se couper de la drogue, arrĂȘter de se shooter. Ca implique Ă©videmment le plan Ă©nergĂ©tique, sans un minimum de perception c’est difficile de mettre le doigt sur ce qui se passe pour chacun de nous, car je le rappelle ce que je dĂ©cris est valable pour moi, mais ça va se manifester sous d’autres formes chez chacun. Mais ce combat est aussi trĂšs concret, il prend lieu Ă©galement (et surtout ?) dans le Tonal: toute action prend source dans le Nagual et s’incarne dans le Tonal. Il s’agit d‘identifier, trĂšs prĂ©cisĂ©ment, les sources de prĂ©occupation. Quels sont les trucs que je me suis engagĂ© Ă  faire ou Ă  dire et qui me prĂ©occupent ? Puis une fois identifiĂ©s s’attaquer aux trucs qui viennent en premier, l’un aprĂšs l’autre, stopper la procrastination/ajournement et faire/dire dĂšs que possible ce qui crĂ©e de l’anxiĂ©tĂ©.

Ca c’est un mĂ©canisme d’urgence, mais le but est aussi de sortir de cette urgence permanente: de passer d’un Ă©tat oĂč on se rend compte qu’on est en train de couler pour vite remonter Ă  la surface, Ă  un Ă©tat oĂč juste on nage en respirant normalement. Ça nĂ©cessite de mettre en place une habitude de s’observer, se rĂ©guliĂšrement se faire un check-up Ă©motionnel et Ă©nergĂ©tique (par exemple par des exercices de mĂ©ditation/respiration) pour sentir d’oĂč vient l’anxiĂ©tĂ©, trĂšs concrĂštement, qu’est-ce qui me prĂ©occupe. Et surtout mettre en place des stratĂ©gies pour ne plus gĂ©nĂ©rer de la prĂ©occupation: ne plus faire de promesses, de plus complexifier, ne plus ajourner. Donc se traquer, “tout simplement”.
En thĂ©orie c’est pas difficile, c’est utiliser la mĂȘme quantitĂ© d’énergie et de temps pour agir diffĂ©remment. Ca semble difficile car c’est diffĂ©rent, et ce qui rend ça difficile c’est de lutter contre l’addiction, de sortir de l’orniĂšre de l’habitude.

Au fond, Ă©nergĂ©tiquement et dans le Tonal, ces addictions c’est fuir la Vie, refuser d’assumer la responsabilitĂ© d’ĂȘtre vivant, tout simplement, en maintenant un attachement Ă  des fantasmes de perfection Ă  jamais inatteignables, en complexifiant tout, toujours plus, et en plaquant de la gravitĂ© sur tout. Ce qui permet de se juger et de gĂ©nĂ©rer de l'apitoiement, de l’auto-contemplation. Donc de nourrir le planeur / implantation Ă©trangĂšre.
Et ce que la Vie propose, Ă  l’inverse, c’est de simplifier et de faire l’effort de ne plus se laisser aller Ă  ces addictions habituelles, Ă  chaque action (ou non-action) et Ă  chaque parole (ou non-parole). Stopper la prĂ©occupation Ă  chaque fois que c’est possible. Assumer la responsabilitĂ©, Ă  chaque fois que c’est possible. Simplifier, Ă  chaque fois que c’est possible. Remplacer l’addiction Ă  la prĂ©occupation et la complication, par une addiction Ă  la simplicitĂ© et au calme.

Pour finir, juste un petit complĂ©ment suite Ă  une discussion avec d’autres membres du cercle. On peut arriver Ă  se dĂ©tacher un peu de nos comportements, de nos addictions, et se dire “ah lĂ  ça va mieux, je suis satisfait, j’ai gagnĂ©, je peux me dĂ©tendre !”. HĂ©las dans nos esprits malades souvent dĂ©tente = laisser-aller. Soyons donc Ă©galement attentifs aux moments oĂč on se dit ça, oĂč on se dit “c’est bon j’ai gagnĂ©â€. Si on considĂšre qu’on a rĂ©ussi un truc, on continue Ă  croire qu’il y a des choses Ă  rĂ©ussir, Ă  gagner, et donc aussi Ă  perdre. On continue Ă  se mettre sur une Ă©chelle de valeurs. Quand on croit qu’on a fait un pas dans la “bonne” direction, souvent on se nique car on se laisse aller direct par la suite. C’est comme si on arrivait Ă  entrevoir le commencement du dĂ©but du sentiment d’ĂȘtre vivant, et immĂ©diatement on transforme ça en “victoire” pour s’octroyer le droit d’arrĂȘter immĂ©diatement d’ĂȘtre vivant et se vautrer dans l’auto-contemplation.

Ne nous lĂąchons pas la grappe ! Mais sans y attacher aucune gravitĂ©, “Ce n’est pas graaaaave!”. Bref, incarnons le paradoxe d’ĂȘtre vivant !

Ça vous parle ? Et vous c’est quoi vos addictions ?

RĂ©pondre
3 RĂ©ponses
Renaud
Posts: 179
Admin
(@renaud13)
Vénérable maßtre
Inscription: Il y a 4 ans

^^ excellent ! Ca mérite un article complet ça te vas si je fais une copie et que je le met en page avec quelques rajout
en tout cas pour moi ce que tu décris est trÚs proche de mon vécu et c'est aussi trÚs proche des patients toxico que j'ai pu avoir

RĂ©pondre
1 RĂ©pondre
Bob
 Bob
Customer
(@merwan)
Inscription: Il y a 2 ans

Jeune padawan
Posts: 11

Ah oui tout Ă  fait, un article ça me va trĂšs bien 👍 je te fais confiance pour les ajouts et la mise en forme 😊 

RĂ©pondre
HARa aGORA, le forum de La passerelle - Projet la Passerelle
Posts: 72
Moderator
(@lola)
Jedi
Inscription: Il y a 4 ans

Merci pour ce (futur) article bob! C'est sure que ça me parle beaucoup!! Quand tu parles de l'aprĂšs 1° Ă©tape de stopper son addiction, perso, ça me ramĂšne Ă  se dire qu'une addiction c'est Ă  vie ( peut-ĂȘtre pas dans certains cas mais partir sur ça, ça permet de rester vigilant).

J'ai une grosse addiction, qui peut paraĂźtre conne, mais qui m'a vraiment coĂčtĂ© Ă  lĂącher: je suis nĂ©e avec le pouce dans la bouche, j'ai essayĂ© enfant d'arrĂȘter mais j'ai continuer en suçant mon petit doigt. A 35 ans je le suçai encore, impossible de m'endormir sans, c'Ă©tait mon doudou rĂ©confortant, mon moyen de fuite, de dĂ©fense, bla bla bla... qui fĂ»t utile Ă  une Ă©poque mais qui ne l'Ă©tait plus depuis un bail. J'avais honte de ça (bon lĂ  dessus j'aurais pu m'en foutre, c'Ă©tait un choix, mais ça aura Ă©tĂ© le moyen pour me motiver pour arrĂȘter et constater ensuite que c'Ă©tait surtout un outil merveilleux pour fuire la rĂ©alitĂ© et ne pas devenir adulte).

Bref, j'arrĂȘte, c'est hyper pas agrĂ©able, angoisses toutes les nuits, insomnies, tout ça tout ça. Mais au final, ça m'aura appris que je peux ne pas dormir 5 nuits et aller bosser. Et dans le parcours, y a des fois oĂč une partie de moi en chier bien et je me disais ok j'assume, je resuce mon doigts juste ce soir. Et lĂ , le truc Ă©trange c'est qu'il ne faisait plus l'effet qu'il avait fait pendant 35 ans, le lien Ă©tait coupĂ©. Et merde! Plus de retour en arriĂšre possible et ça j'avoue que ça m'a vraiment Ă©tonnĂ©. Peut-ĂȘtre parce que pour une fois j'avais fait le choix d'arrĂȘter Ă  100% (pas l'habitude).

Au bout de 2 ans ça c'est calmé. J'ai vu que ce petit doigt me servait surtout à fuir tout ce que j'avais tu ou étouffé dans la journée. Sans lui, je devais les affronter pendant la nuit, ça cherchait la sortie. Du coup, si je veux dormir, ben faut que je m'exprime. Et si certaines nuits je dors pas, c'est qu'un truc est planqué, je sais pas toujours quoi mais j'ai l'info et j'apprends à chercher (en bonne Rahantanplan!).

Ce qui intĂ©ressant aussi c'est les soirs oĂč l'envie remonte, parce que depuis environ 1 an elle est belle et bien partie (je savais pas si c'Ă©tait possible). Ca aussi, si j'en fait pas un drame, ça me donne des infos sur mon Ă©tat, y a un endroit oĂč je suis pas prĂ©sente, je fuie un truc, je m'appitoie sur quelque chose, je reviens dans le rĂŽle de la victime... un fil Ă  dĂ©rouler, un os Ă  chercher:-)

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