Les 5 SAISONS DE L’ÉNERGIE : L'HIVER, le NORD énergétique est la jusqu'aux alentours du 20 Janvier. Il demande de la Simplicité, revenir à l'essentiel des choses, des rapports, de la vie. Il montre la structure de toutes choses et nos failles. Il fait face au vide et nous expose nos peurs, espoirs, croyances. Le NORD oblige à faire des choix simples et pragmatiques car en lien avec The E.N.D. C'est la CONNAISSANCE SILENCIEUSE + d'info ici

En tant que « visiteur » vous ne pouvez pas interagir sur le forum. Ne soyez plus passif ! Pour participer CONNEXION / INSCRIPTION.

Nos forums sont tous modérés c’est donc normal que vos publications n’apparaissent pas instantanément.

Le jugement de valeur est plus que mal venu sur notre site et nos forums. D’ailleurs toute position morale sera châtié avec la plus grande fermeté. On peut donner son avis sans pour autant juger…

Lachez vous ! Vous utilisez un pseudo !

Soyez fou : exprimez vous !

Posez vos questions, exposez vos points de vues.

Notifications
Retirer tout

le temple n'existe pas


Renaud
Posts: 146
Admin
Début du sujet
(@renaud13)
Vénérable maître
Inscription: Il y a 3 ans

Jodorowsky utilisait une question célèbre qu'il a repris dans le lama blanc

"quand est ce que les crapauds rentrent dans le temple ?"

La réponse "correcte" était JAMAIS car le moine ne sort jamais du temple

Mais personne n'a posé la question :

"pourquoi les crapauds n'auraient ils pas le droit de rentrer dans le temple ?"

en gros en quoi est-ce un souci qu'il y ait des crapauds dedans ?

Voir, pour les plus fous d'entre nous : "et si le temple n'existait pas ?"

J'aimerai savoir ce que vous évoque ces deux autres possibilités (et peut être bien d'autres)

Répondre
3 Réponses
Merwan
Posts: 6
Customer
(@merwan)
Jeune padawan
Inscription: Il y a 2 ans

La réponse correcte de Jodorowski est rassurante car elle a un parfum d'absolu, de perfection. Ce "jamais" est un idéal, celui du moine (ou de la figure spirituelle) qui a atteint "l'illumination". Mais même si cet idéal peut être intéressant pour la voie du guerrier/pèlerin sur le chemin de la connaissance, par exemple pour poser l'intention de la presence, cela peut aussi être un piège, car on peut en faire un désir de perfection, à rajouter à la longue liste de nos "je veux". On peut se contraindre à essayer d'atteindre à tout prix cet idéal de la présence constante, jusqu'à en devenir dogmatique, et de fait tordre le concept de presence pour qu'il corresponde à noyre dogme. On peut aussi se dire que de toute façon c'est impossible de ne jamais quitter le temple, et l'utiliser juste quand cet idéal correspond à nos "je veux" (ça revient à aller se confesser à l'église le dimanche pour faire et dire les pires saloperies le reste de la semaine) . Dans les deux cas on continue à restreindre et tordre l'expérience existentielle, et à rester fermé au mouvement fluide de la vie, à l'expression fluide des émotions et des sentiments, à faire ce qui doit être fait.

Les autres possibilités me parlent finalement beaucoup plus, et notamment celle de dire "pourquoi les crapauds n'auraient ils pas le droit de rentrer dans le temple ?". Plutôt que d'espérer atteindre l'illumination, cette possibilité ouvre la voie à la fluidité. C'est se dire "ok aujourd'hui ya des crapauds dans le temple. Quelle information m'apportent ils sur l'extérieur ? Par où sont-ils rentrés, quelle porte ou fenêtre est cassée, où et comment est-ce que je continue à perdre de l'énergie, de la présence ?". Les crapauds peuvent en réalité être bienvenus dans le temple, car ils m'aprennent et m'apportent quelque chose, même si c'est pas forcément qqch d'agréable.
Ça me fait penser à la différence entre la pensée platonicienne et la pensée aristotélicienne. La pensée platonicienne est basée sur les idées comme des objets abstraits absolus, parfaits, qui ne peuvent exister pour l'homme qu'à travers des manifestations et incarnations imparfaites et impermanentes, et l'homme ne peut que souscrire à des idées en s'efforçant de s'approcher de ces idéaux via l'expérience sensible et sensorielle. A l'inverse la pensée aristotélicienne rejette l'hypothèse de l'existence des idées en tant qu'objets abstraits parfaits, et embrasse une conception beaucoup plus expérimentale, "terre à terre", où l'homme crée et évolue sur la base de son expérience matérielle, sensorielle: notre expérience nous permet de construire des concepts/théories/hypothèses qui vont ensuite pouvoir faire évoluer notre expérience, qui va elle-même nous permettre de faire évoluer nos concepts/théories/hypothèses, dans un mouvement perpétuel d'expérimentation-réflexion.

En un sens la "bonne" réponse de Jodorowski (jamais, car le moine ne quitte jamais le temple) est une réponse platonicienne, elle fixe un idéal, et la proposition de se poser la question "pourquoi les crapauds n'auraient ils pas le droit de rentrer dans le temple ?" est une approche aristotélicienne, qui s'inscrit dans l'acceptation du mouvement perpétuel de la vie. Personnellement je trouve l'approche aristotelicienne beaucoup plus intéressante et pertinente, elle me semble correspondre beaucoup plus à une ouverture à la fluidité et au mouvement, à se laisser traverser par l'expérience et le sentiment, à oser, exprimer, pour apprendre de l'expérience existentielle.

Maintenant il ya aussi la possibilité de se dire "et si le temple n'existait pas ?", pour les plus fous d'entre nous comme dit Reno. J'avoue que j'ai encore un peu de mal à comprendre cette possibilité, je dois encore avoir un peu peur de la folie ;). Est-ce que ça veut dire arrêter de s'attacher à un but, aussi noble soit-il, comme par exemple le but de la liberté ? Est-ce que ça veit dire arrêter de sanctifier ce quelque chose en nous que l'on tient pour pur et sacré, notre âme, notre essence, le pêt divin au centre de notre incarnation ? Est-ce que ça veut dire accepter de ne s'attacher à rien, accepter de tout perdre, accepter qu'on a déjà tout perdu, accepter de devenir le Mat ?

Répondre
HARa aGORA, le forum de La passerelle - Projet la Passerelle
Posts: 60
Moderator
(@lola)
Jedi
Inscription: Il y a 3 ans

Une question en plus: Et si s'était nous les crapauds?

Je pose cette question car en lisant celle: "Et s'il n'y avait pas de temple?", ça détend un truc en moi, c'est comme si ça enlevait de l'importance à mon "je", ça dit: "non mais "je" n'est pas sacré, tu peux te détendre et partir en vacances. Et le sentiment qui suit c'est que le seul temple c'est la terre, le vivant, donc nous aussi, mais le sentiment est plus globale. Et c'est comme ça que j'ai finit avec "Et si c'était nous les crapauds?" et donc en effet, pourquoi on ne pourrait pas rentrer dans le temple puisque c'est le tout donc nous aussi?
J'aurais peut-être pas dû répondre après 4 cafés en 2 heures ^^

Répondre
HARa aGORA, le forum de La passerelle - Projet la Passerelle
Posts: 12
Customer Registered
(@tekomikolono)
Jeune padawan
Inscription: Il y a 1 mois

Et si la terre elle même n'était pas un temple ? Qu'est ce que la terre dans l'immensité de l'univers après tout ?

Répondre

HARa-aGORA c’est votre forum. Un lieu qui vous est ouvert pour partager, débattre, échanger vos pensées, vos vécus, interrogations et réflexions. C’est aussi l’occasion pour vous et nous de mieux nous connaitre à travers des échanges directs et pourquoi pas de trouver l’inspiration pour un futur article ou exercice répondant à vos besoins.

Abonnez-vous, c'est gratuit !

Le billet d'information de La Passerelle

La gazette d'ici même*

×
×

Panier