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Sagittaire, Serons-nous la flèche ou l’archer ? Serons-nous Être ou paraître ? Telle est la question fondamentale qui est posée pendant la période du Sagittaire (21.11 /20.12). Dans le scorpion le pèlerin est allé au bout du monde, aux frontières de son connu. Le Sagittaire va maintenant aller plus loin. Mais pas seulement. Dans les voies spirituelles de développement personnel les mouvement sont toujours paradoxaux. « La Vérité », et je mets des guillemets, est toujours paradoxale. Une vérité unique n’est que le reflet d’une pièce, un seul aspect des choses. Le monde de la 3D dans lequel nous évoluons demande de la profondeur. La 4D vers laquelle nous évoluons en demande encore plus. C’est aussi une des leçons du Sagittaire.

Aux confins de son monde, continuer eSt revenir

Tout le travail du Sagittaire est là ! Le choix d’être une Flèche ou Archer mais peut-être doit-il être la Totalité, Archer décochant la flèche et la laissant libre de suivre sa propre voix vers sa propre cible ?

Il peut soit fuir, aller au delà de Pluton

et se perdre dans les méandres de la spiritualité en espérant un monde meilleur qui serait ailleurs. Un monde qu’il n’atteindra jamais de fait puisqu’il est dans le domaine de l’inconnaissable. Le Sagittaire, ou ceux qui ont choisi cette voix, vont partir dans des méditations transcendantales gigantesques leur faisant croire en des pouvoirs supérieurs et même un état supra humain qui ne sera qu’une illusion de plus dans laquelle ils adoreront fuir et se perdre. Car in fine, pour faire ses « voyages » intérieurs dans des « hautes » sphères il a quand même besoin de son corps et que quelqu’un lui remplisse le frigo.

C’est le drame de beaucoup. On part à Bali, en Inde, au Mexique, c’est tellement plus vivant, tellement plus mieux bien « guénial » ! Oui certes … pour un occidental avec le revenu d’un occidental ! Pour le pov’ gars indien, mexicain ou balinais, pas si sûr que ce soit le paradis. L’ailleurs dont rêve le Sagittaire n’est qu’une chimère de paradis, une nouvelle quête, une nouvelle cible à atteindre. Rien n’est résolu. On déplace, on fuit sa vie, la Vie. C’est parfois la bouffée d’air nécessaire mais ce ne devrait jamais être une fin en soi.

Plus proche de nous c’est les cohortes de gentils occidentaux qui partent sous le soleil des tropiques quand l’hiver vient… Ils font chier les autochtones avec leurs exigences et emmerdent leurs potes en revenant avec les soirées diapo et en les narguant de leur  « mais écoute vas y tu verras c’est tellement mieux qu’ici ! » – Ouais mais moi je suis amoureux de Paname !

Il peut aussi fuir vers son ego normatif

Ne vous trompez pas, le précédent Sagittaire a le même ego, c’est juste devenu un « ego spiritualiste », c’est assez fréquent. Là c’est la même fuite mais dans le sens inverse. Le travail du Scorpion n’a toujours pas été accepté. Le nécessaire abandon du Je, abandon pas destruction je précise, n’est pas encore assez en place. Un certain cheminement peut avoir eu lieu mais la Peur est encore trop présente dans la vie du pèlerin. Alors naturellement, effrayé par ce qu’il a cru voir dans le Scorpion Plutonien, il revient penaud vers « les vraies valeurs ».

Il gonfle sa superbe, n’oublions pas que le Sagittaire est gouverné par Jupiter, un pseudo soleil. En gros une grenouille se prenant pour un boeuf. Et va devenir dogmatique, encore plus fier et imbu de son je, jeu. C’est le Sagittaire des réunions, qui sait tout sur tout, édicte ses croyances en église, quelles qu’elles soient. On les retrouve petit professeur de dessin, d’espagnol, de math and co. Ils auraient aimé aller plus loin, mais … vous mettez l’excuse que vous voulez. Maintenant ils sont les maîtres de 30 gamins et leur imposent leur manière de voir, leur manière de faire et surtout leur imposent leurs propres limites.

On va les trouver dans les mouvements type « new age » et « para médicaux ». Tu vois petit, la méditation, le yoga, le tantrisme, l’ostéo, l’acu, l’astro … c’est UNIQUEMENT comme ça. Sorti de ça ce ne sont que foutaises et billevesées. Mais ils sont aussi présents dans les églises, les hôpitaux, la politique, la musique, la famille, la cuisine … C’est ceux qui se persuadent eux mêmes de leur universalité en imposant leurs propres croyances limitantes à leurs « disciples ».

Celui qui Est en n’étant plus.

Car il y a toujours une porte. Le pèlerin qui a accepté sa finitude, sa mortalité, son incarnation dans le Scorpion peut aller au delà tout en revenant. Il sera alors cet excellent prof de dessin, de musique qui vous fait passer l’envie d’aller voir derrière eux, d’aller plus loin. Ces grand-mères ou cantinières, désolé pour le cliché et bisous à Françoise C. si elle lit ça, qui vous donne envie d’affiner leur recette. Un Maître c’est celui qui vous fait passer son amour, sa joie à pratiquer, à chercher, à Vivre tout simplement et surtout qui vous encourage à trouver votre manière de pratiquer, apprendre ou vivre.

 

Le plus beau cadeau qu’un enseignant puisse faire

c’est simplement laisser son élève être libre d’en faire plus et parfois d’en faire moins. De faire comme lui ou différemment. Pour un jour lui aussi devenir l’élève de son élève. Ce n’est pas chose facile. Jupiter, le maître du Sagittaire en langage astrologique, aime tenir le haut du pavé. Mais Pluton derrière lui sait le faire lâcher et lui rappeler que même l’Univers a un début et une fin alors lui … petit d’homme … Quelle importance !

Souvenons-nous que dans la figure symbolique du Sagittaire, c’est le précepteur Chiron qui se cache. Celui qui enseigna à Achille (le fort), Asclépios (le savant) et Héraclès (l’étourdi, je blague) qui le tua par erreur. Le Sagittaire qui a accepté Pluton et sa finitude, accepte de ne pas tout savoir mais de partager ce qu’il sait pour que Heracles puisse réaliser ses 12 travaux. Sans lui !

Sagittaire, l’intention de notre totalité

Le Sagittaire est à la fois en quête permanente et pourtant serein. Il est l’incarnation même du paradoxe. Il sait, sans réfléchir. Au delà des 3.000 informations par seconde que gère notre mental, il accepte que les 4.000.000.000 d’informations seconde perçues par le cerveau total prennent possession de lui et s’exprime à travers sa bouche, son corps pour enrichir le N-cerveau, l’égrégore global.

Sa quête le mène aux voyages, intérieurs et parfois extérieurs. Dans ce cas de figure, le pèlerin continuera après Pluton, continuera de chercher, d’explorer, d’embrasser sa vie mystique, intèrieure, et sa vie charnelle extérieure. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas disent les mystiques. Ce n’est jamais aussi vrai qu’avec le Sagittaire.

Il ne devient alors ni la flèche, ni l’archer mais un tout, symbolisé par le cercle du zen. Il est à la fois Archer, Arc, Flèche, Vent et Cible. Prêt à matérialiser tout ça dès les premiers regains de l’energie yang, à savoir le 21 Décembre.

Capricorne me voilà

Naturopathe, Psychothérapeute et Pratiquant de différentes techniques énergétiques depuis plus de 20 ans.
J’anime des conférences / rencontres en essayant d’amener chaque fois un autre regard, une autre manière d’être et de vivre le monde qui nous entoure.
Loin du Mysticisme et du Rationalisme il existe une troisième voie, celle du sourire et de l’harmonie. Un Pragmatisme abstrait pour aimer notre propre paradoxe.

Sagittaire, Etre ou paraître le choix nous incombe

Cet article a 2 commentaires

  1. Excellente ta vision du sagittaire, j’adhère ! Un grand merci 🙂 !!!
    Et juste pour rajouter un petit détail que je trouve très Sagittaire, c’est la notion de se faire du souci…. quand le Sagittaire n’a pas le concept de savoir sans réfléchir, il réfléchit sur tout !!! Et là, ça donne l’Art De Se Faire Du Souci, une majuscule sur tous les mots !!! Alors au Sagittaire qui est en chacun de nous, quand on commence à se faire du souci à tout va, faisons confiance à ce signe et rappelons-nous qu’
    « il accepte que les 4.000.000.000 d’informations seconde perçues par le cerveau total prennent possession de lui et s’exprime à travers sa bouche, son corps pour enrichir le N-cerveau, l’égrégore global. »
    Encore un grand merki l’ami Renaud et des bisous !!!

  2. Il y a plusieurs choses qui m’ont donné envie de réagir. Je te les donne en vrac. sur l’aspect d’être la flèche et non l’archer, c’est une sensation que j’ai depuis quelque temps, une sensation qui prend de l’ampleur… et qui est très paradoxale, donc à mes yeux plaisante, parce que d’un côté elle me donne une importance que je refusais de reconnaître et d’un autre, elle me permet d’accepter celle que je suis, d’accepter que je puisse être importante, que je puisse prodiguer des conseils avisés, apaiser certaines douleurs, partager mon expérience en toute humilité, non pour en tirer une gloriole quelconque, mais pour aider les autres à supporter leurs tourments, à les relativiser. Les épreuves que j’ai endurées me sont propres, je ne souhaite à personne d’autre de les endurer, mais je suis la preuve qu’on peut s’en sortir, ne pas faire « contre mauvaise fortune bon coeur » mais d’en tirer une force, une certaine assurance « je me suis sortie de cette merde, alors je peux bouffer la vie à pleine dents »… je ne peux même pas donner de conseil sur la façon de s’en sortir, parce que je sais qu’elle est propre à chacun.

    J’aimerais pouvoir dire que je ne juge jamais autrui, mais c’est absolument faux ! Qui ne juge jamais personne ? Bien sûr que je juge les autres, à l’aulne de mes convictions, de mes certitudes ! Mais je sais aussi que le dernier des cons aura toujours un truc à m’apprendre… Cela vient pour une partie de mon éducation et de mon père qui me disait toujours que le mec le plus cultivé du monde aura toujours au moins une chose à apprendre du mec le moins cultivé du monde et que l’intelligence c’était juste d’en avoir conscience. Et de rester humble, sans pour autant nier ce que nous sommes.

    J’aime partager ce que j’ai, ce que je sais, comme par exemple, un tour de main, une recette… je ne suis pas du genre à m’entourer de mystères sur ce que je sais parce que par-delà l’astuce ce que j’aime dans le partage c’est le petit sourire, l’éclat dans le regard de la personne à qui je viens de livrer mon truc. Et qu’est-ce qui donne de la valeur à un trésor si ce n’est le partage ?

    J’ai des convictions, mais j’accepte de les voir contredites par les faits… contredites sans que je puisse m’expliquer comment… par exemple, je SAIS que dans l’homéopathie, dans les granules homéopathiques, il n’y a techniquement que du sucre. Ok. Seulement, Myriam, ma plus jeune fille, a souffert quelques mois après sa naissance d’un eczéma qui a pris une ampleur démentielle. Elle passait son temps à se frotter partout, refusait de se laver, même les cheveux, je ne pouvais plus supporter de la tartiner de crème à la cortisone matin et soir, de l’entendre hurler en me disant que la crème la brûlait, de voir sa peau devenir tellement fine et translucide qu’on aurait dit du papier à cigarette prêt à se déchirer au moindre choc. J’ai consulté un homéopathe, sans aucune conviction, répondu en ricanant presque aux questions traditionnelles (mange-t-elle plutôt salé, plutôt sucré ? etc.), elle a prescrit une formule et un traitement pour 4 mois. Je pensais « poudre de perlinpinpin 5 Ch à prendre les soirs de pleine lune si un phoque se met à chanter la Marseillaise en serbo-croate »

    J’ai commencé à donner le traitement à Myriam, au bout de deux jours, elle ne se grattait plus, au bout d’une semaine les plaies ont commencé à cicatriser, au bout de quinze jours elle n’avait plus de lésions sur la peau, elle ne souffrait plus non plus quand je la lavais… et je me suis trouvée devant le fait qu’elle était guérie, l’effet placebo ? Je n’étais pas convaincue et Myriam n’avait pas 4 ans et ne savait pas que les petits bonbons étaient son traitement. Alors, je me suis trouvée devant cette certitude « je ne suis pas convaincue de l’efficacité de l’homéopathie, mais force m’est de constater que ça a été efficace pour l’eczéma de Mimi »

    Elle n’a plus souffert d’eczéma pendant 12 ans, et cette année, à nouveau une poussée… j’avais la formule de la préparation qui avait si bien fonctionné sur elle, j’ai commandé le traitement à la pharmacie le lui ai donné et… RIEN ! Aucun effet sur elle. J’ai réfléchi et je me suis dit que la petite Mimi de 4 ans n’avait rien à voir avec la Myriam de presque 17… j’ai pris un rendez-vous, l’homéopathe m’a confirmé que le traitement aurait pu marcher, mais comme ce n’était pas le cas, elle allait en tenter un autre… à nouveau les mêmes questions, auxquelles Myriam répondait, nouveau traitement et au bout de quelques jours, plus d’eczéma.

    Comme tu le dis, les sagittaires ont besoin de se reposer sur des systèmes de pensée, sauf que j’ai compris que tous les systèmes peuvent être faillibles… alors, je me suis posée 5 minutes et j’ai réfléchi… L’effet placebo ? Peut-être, mais Myriam n’était pas convaincue… alors… comme j’aime l’histoire, et l’histoire des sciences en fait partie, je me suis souvenue qu’il y a peu, on ignorait l’existence des microbes, parce qu’on ne les voyait pas… quand Semmelweis a expliqué aux obstétriciens que pour lutter contre les « fièvres puerpérales » il fallait se laver les mains après les autopsies avant d’accoucher les femmes, qu’il fallait laver à grandes eaux les salles communes où elles dormaient… bref, des trucs qui nous semblent aller de soi, il s’est fait traité de fou (et de sale juif au passage) parce que les instruments de mesure permettant de voir les bactéries, les microbes n’existaient pas.

    En 2016, on pense « quelle bande de cons, ces toubibs du 19ème siècle ! Putain, accoucher une femme après avoir fait des autopsies et refuser de se laver les mains entre les deux ! » qui me dit qu’en 2200 nos descendants ne penseront pas « quelle bande de cons, ces toubibs qui refusaient de voir que l’homéopathie ce sont quand même des molécules ! » et qu’ils auront les termes pour les qualifier, parce qu’entre temps on aura trouvé les outils pour voir, pour détecter les principes actifs et leur action sur le corps ?

    L’âge venant, j’accepte de ne pas tout comprendre, j’accepte mes limites, j’aime en dépasser certaines, mais j’aime aussi me laisser la possibilité de ne pas chercher à en dépasser d’autres. Je sais que je suis imparfaite, mais je compose avec mes imperfections, et quand l’une d’elles me bouffe la vie, je tente de la corriger… ça peut paraître foireux comme mode de pensée, mais c’est celui qui me permet de fonctionner.

    J’ai aussi beaucoup aimé ce que tu dis de l’abandon, parce que c’est une source de plaisirs infinis que de m’y laisser aller… Mais bon, je ne veux pas te faire chier avec un mail trop long !

    Voici les premières réflexions qui me sont venues à l’esprit avec ton article et ta vidéo… je le relirai demain et je sais que j’y trouverai plein de sujets sur lesquels rebondir !

    Plein de bisous à toi et à la créature de rêve qui partage ta vie ! Je vous aime vraiment très fort et j’avais envie de vous le dire.

    Françoise

    PS : à propos de Semmelweis, tu sais qui a fait son panégyrique dans son mémoire de thèse de médecine ? Je te l’donne émile : ben, c’est ce bon vieux fumier d’antisémite de Céline ! Si ça ce n’est pas un paradoxe frôlant le cynisme, c’est bien imité !

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