Harmonie, Autonomie, Respiration, Action

HARa aGORA, le forum de La passerelle

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Nous sommes censés être entre gens de bonne compagnie et de bonnes intentions donc soyez clément sur les lacunes orthographiques de certaines. Rappelez vous que si la forme aide le fond elle n’est qu’une émergence de celui-ci. Les nuls en orthographes n’oubliez pas que la forme permet au fond d’être plus accessible même au psychopathes de la “grand-mère”. Faites des efforts.

Il est plaisant d’aérer et de valoriser vos propos via des couleurs, des espaces, du texte en gras, des “à la ligne” … Toujours dans la même idée qu’une forme plaisante aide un fond déconcertant à être mieux apprécié.

Edito spirituel - v...
 
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Edito spirituel - vers une 3ème voie ?

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HARa aGORA, le forum de La passerelle - Projet la Passerelle
Posts: 67
Début du sujet
(@Anonyme 5019)
Trusted Member
Inscription: Il y a 4 ans

Tandis que résonnent les trompettes de l’apocalypse, que les guerriers de la lumière s’alignent face aux forces de l’ombre, pourrait-on envisager une fenêtre une sortie à ce récurrent et dramatique je ?

Cela fait pourtant bien longtemps que le symbole du Tao est dessiné noir sur blanc et que le duel dure. En même temps, peut-on rester les bras croisés face au fascisme et aux inégalités criantes du moment ?

Non bien sûr, cela laisse à l’ennemi les mains libres. Et puis c’est tellement exaltant la lutte finale, la cause juste. Mais la voit-on, la cause, justement ?

Chez l’indifférent, chez celui qui écraserait sa mère pour ressembler à son père, chez le résigné, chez celui qui se dit : après moi, le déluge ? Chez celui qui nous explique le ruissellement, grand sourire, regard froid ; chez celui qui, avec condescendance, nous explique la vente d’armes ou la coupe des arbres ?

La liste est longue, la vue est courte, et sinon, est-ce que ça avance ? J’ai tendance à penser que la lumière noire révèle la lumière blanche, bien s’en faut, et que la Nature tend à l’équilibre. Autrement dit, que le propos ne sera pas qu’il y ait un vainqueur, et que le problème est peut-être là d’ailleurs, dans le fait de vouloir, vaincre.

Et si le héros concédait que les ennemis extérieurs sont la matérialisation de nos ennemis intérieurs ? - A chacun de voir à quel niveau, à quelle intensité, à quelle responsabilité – Que la préoccupation écologique en est une, inconsciente, d’un manque cruel d’écologie intérieure ?

Bla bla bla, et pendant c’temps-là, les bombes tombent et les SDF meurent dans le froid, les bottes claquent sur les lignes droites, comme les dents des affamés dans le vide de nos yeux.

Mince et pourtant, je ne peux pas m’empêcher, l’avidité de mon frère, ne fait-elle pas écho au vide de mon existence ? Qui consomme, qui vote, qui dormait en cours d’histoire ou sur l’trottoir la panse bien rincée ?

Qui court pour se fuir ? Qui tremble de peur au mot LIBERTÉ ? ben oui, il s’agit de l’assumer ensuite, la puberté. Qui préfère mourir les yeux rouges d’écran plutôt que s’regarder ne serait-ce qu’une seconde en face, d’un mur blanc ?

Alors s’agit-il de fuir le monde et dominer sa nature, et face à la Nature, de recevoir la Grâce ? A défaut d’être un héros qui ne fait que manquer la cible – le blanc engendre le noir qui engendre le blanc qui engendre… - pourrais-je être l’héroïque mystique qui ose guérir sa plaie plutôt qu’hurler et geindre dès que la vie érafle mon âme ?

Sauf que pendant c’temps-là, il n’y a plus d’arbres sur l’île de Pâques et qu’il y en a peut-être marre, que l’Egypte ne tombe jamais. Tout comme des sauveurs et autres victimes.

Qu’il y a peut-être un autre chemin que d’éliminer, que de lutter contre. Qu’il y aurait peut-être moyen d’avoir un temps d’avance et d’éviter la vengeance. Faut dire qu’ça fait envie, vrai ment, de lui faire bouffer les dents, à l’assassin de mon fils et de toutes les fourmis.

Où est-il le juste milieu ? Celui qui consiste à ne rien fuir et à ne rien fuir ?

P’têt dans la conjonction « et » et avec la préposition « avec » !

Être dans le monde et hors la loi, avec de quoi lutter avec moi et avec l’autre.

Comprendre que la racine s’arrache en soi et que l’on s’enracine ici-bas, que la lumière du soleil et la pluie des nuages ne relèvent pas de mon fait, mais que fleurir, si, peut-être.

Que je peux remercier celui qui éclaire qui je suis dans l’ombre, et en même temps être assez puissant pour faire trembler - de conscience – celui qui se croit assez fort pour écraser ce qu’il considère comme faible – mais qui est sa propre faiblesse.

Une fois à terre, pour le prendre dans les bras plutôt que lui donner l’coup de grâce. Ce coup que son fils te renverra, un jour de deuil. Se donner un coup d’avance, disions-nous.

Et oui, parce que notre sphère est finie, nous en déplaise, et qu’à force de jouer aux cowboys et aux indiens, c’est la vie qui risque sa peau – regarde l’eczéma de Mars, si tu en doutes. Et oublies tes machines, qui singent le vivant ! à défaut d'ouvrir les yeux, sur ta paresse.

Qu’aux lumières blanche et noire, tiens, c’est bien à la lumière de vie que nous devrions dédier notre passion sans passions – telle une croix rouge sur un beaucéant noir et blanc - et notre attachement sans obsessions – tel un guerrier voguant vers la liberté ou serait-ce sur un sentiment ?

Qu’on pourrait s’attacher à l’esprit plus qu’à la lettre, y mettre un peu de souplesse voire même d’humilité. De fermer nos gueules, comme le chante I AM, en tout cas d’écouter le chant des oiseaux et les silences parlants de nos âmes d'enfants.

Une troisième voie, qui demanderait autant d’engagement que de lâcher-prise, de tendre la main que de s’détendre ; une implacable acuité, face à soi face au monde, et aussi une implacable douceur, de celle qui rend vulnérable, plus grande force qui soit.

D’ouvrir son cœur – peut-être est-ce pour cela qu’on le crucifia sur la croix – tout en regardant droit devant soi, histoire de ne pas relancer soi-même, la roue des contraires. P'tre bien une question d'équilibre, au final.

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3 Réponses
Renaud
Posts: 260
Admin
(@renaud13)
Reputable Member
Inscription: Il y a 6 ans

Merci pour cet éditorial

excellente prose, ou je préférerais quand même toujours l'Harmonie à l'équilibre.

L'équilibre est une notion statique, il est ou n'est pas, l'équilibre est un entendement humain prisonnier du Tonal, de l'humain qui n'ose plus se souvenir de son Avant. L'harmonie est la vie, elle est le flux et le reflux, elle n'a pas de temps et encore moins de contingence spatiale.

Et si tout simplement chacun s'occupait de son cul, et si le mec en string avait juste baisé sa femme au lieu de vouloir racheter nos péchés ?

Et si chaque fois qu'on luttait contre on nourrissait les raisons de l'autre ? Et si on acceptait simplement, en bon vieux mammifères, de mourir, de perdre, de faillir, d'être, une foi(s) de temps en temps moins que la Vie, moins que l'Harmonie, moins que la respiration, expansion - contraction de cet uni-vert ?

"Cela fait pourtant bien longtemps que le symbole du Tao est dessiné noir sur blanc et que le duel dure."
QUEL DUEL ? Peut-être que justement le souci est de voir un ennemi, une opposition non complémentaire entre Yin et Yang - Ombre et Lumière - Masculin et Féminin et même entre le Fascisme (ordre + anti-individualisme) et l'Anomie (absence d'ordre + individualisme)

Comme tu le dis et si on tendait la main, la joue, ou le cul ? Si on "avait contre eux les coeurs (non) endurcis car si pitié de eux, pauvres avons, alors "dieu" en aura plutôt de nous ?"

Mais au final, comme tu le dis, voulons nous vraiment être libre ? Et surtout qu'entendons nous par Liberté ?

A titre personnel la vie telle que nous la connaissons semble être bien compromise, mais la force d'expansion elle trouve encore et toujours, malgré nos efforts, le chemin pour faire ce qu'elle fait toujours : croitre et se multiplier

N'oublie jamais que la vie est l'Arene et la Mort le moteur. Peut être que remettre la camarde au centre de la cène re donnerait un sens à nos vies. Mais qui est réellement prêt à ne s'attacher à rien pour n'avoir rien à défendre même pas lui même ... 

bisous

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HARa aGORA, le forum de La passerelle - Projet la Passerelle
(@Anonyme 5019)
Inscription: Il y a 4 ans

Trusted Member
Posts: 67

@renaud13 

Posté par: @renaud13

Merci pour cet éditorial

Je t'en donne le contexte : c'était un lune-dit, je venais de discuter avec un humain et il était question de se positionner et de s'opposer face aux "ténèbres", pour faire court. Tout à coup m'est venu l'envie d'écrire ce texte, comme une envie de pisser. Avec un brin d'émotionnel et de passion donc. Je l'aurais bien laissé sur sa feuille blanche, mais je me suis dit qu'un écho ne me ferait pas de mal (et d'ailleurs, tu as ensuite publié Echoes de Pink Floyd ^^ ...) même si je n'en étais pas content, de ce texte. Et puis j'ai trouvé ce sous forum "paroles libres" (libre de s'exprimer même si on est pas content de son texte) et je me suis dit "bingo".

Ce que je voulais toucher du doigt, c'était que, certes, le propos n'est pas de vivre dans un monde de bisounours et de laisser 1984 se déployer complètement sous nos yeux hagards, mais qu'en même temps, ce fameux combat entre les guerriers de la lumière blanche et les méchants reptiliens ténébreux ne me semble qu'une matrice pour se faufiler entre les deux (et pourquoi pas, changer de jeu). Ce combat sans cesse relayer par la culture qui plus est, qui commence à me faire sérieusement gerber. Ce combat où il n'y aura jamais de vainqueur finalement (histoire d'équilibre pour le coup), mais peut-être un perdant : la vie organique sur terre. Et ça, ça me fait chier, c'est tout, même si j'imagine que l'Univers s'en sortira bien.

Pour citer Virya que j'ai lu ensuite, de passer par le chas de l'aiguille, par ce subtil espace, ténu comme un fil azur, entre le Feu noir et le Feu blanc.

Posté par: @renaud13

Et si tout simplement chacun s'occupait de son cul, et si le mec en string avait juste baisé sa femme au lieu de vouloir racheter nos péchés ?

Voilà, c'était un peu ça mon propos, si on sortait de ce putain de triangle dramatique : victime, persécuteur, sauveur.

Si tu veux, là, c'était le côté héroïque de la lutte qui me faisait braire, qui fait tellement du bien par là où ça passe certes ("je suis le héééros face au maaaaal") mais qui me semble louper le coche.

Pour célébrer Beltane, j'étais chez des paysans là, loin de la lutte finale, et ça m'a confirmé que si déjà on arrêtait de se croire (de se faire vivre) dans Star Wars, y'aurait peut-être autre chose qui se passerait. Un genre de stopper-le-monde, deux feux qui s'éteindrait pour laisser un troisième croître, entre les fleurs des champs et le chant du merle.

Posté par: @renaud13

Peut être que remettre la camarade au centre de la cène re donnerait un sens à nos vies.

Au centre de l'emblème oui, là où les mutations s'opèrent. La mort pour moi c'est ça : accepter la transformation, ne rien retenir, fluer. La vie quoi

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HARa aGORA, le forum de La passerelle - Projet la Passerelle
Posts: 67
Début du sujet
(@Anonyme 5019)
Trusted Member
Inscription: Il y a 4 ans

Posté par: @renaud13

L'équilibre est une notion statique

Je rebondis là-dessus aussi. Si je fais une tour avec des kaplas, là l'équilibre est figé (et illusoire, le chat va passer par là...) Mais je pensais plutôt à l'équilibre dans le mouvement, comme celui de la toupie qui tourne, du vélo qui avance ou de la marche tout simplement. En peinture l'équilibre c'est la façon dont sont réparties les couleurs sur la toile.

Equi libre ; équité / liberté. A creuser peut-être. Faudrait aller voir du côté de l'étymologie de toute façon.

Dans l'Arbre séphirothique, le pilier central est celui de l'harmonie, de l'équilibre et de la bénignité (mot étrange qui signifie à la fois bienveillance et douceur, mais aussi absence de grav ité...) > peut-être un élément à prendre en compte pour l'équilibre et l'harmonie.

Pour se faufiler entre la dualité, quelle qu'elle soit après tout. Mais cet édito est perdu d'avance peut-être, les mots portent en eux la dualité hihihihi

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