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Un peu de changement pour la reprise des podcasts de la semaine ! On va un peu pimenter tout ça et vous (nous) défier ! Oserons-nous relever les challenges que ces podcasts choisis (presque) au hasard mettrons en lumière ? Des défis pour sortir de sa zone de confort, s’explorer, explorer les mondes ! Avouez, ça vous avait manqué !

Je me suis plongée dans l’univers de radio Nova cette semaine. Selon un vieux baroudeur journaliste, c’est une des dernières radios françaises mêlant le fond et la forme. Je suis tombée sur le podcast de l’émission « L’usine à Podcast, l’urgence du présent » qui fait un bref interview de Matthieu Tordeur ayant séjourné en Antarctique. Outre son histoire, ce que j’ai aimé dans ce podcast, c’est sa réponse à la question : L’urgence du présent, c’est… qu’il n’y a pas d’urgence, à part celle du réchauffement climatique. Et en quelques mots, il dit tout et nous questionne sur notre relation à l’urgence et par là même au présent.

Podcast Radio Nova – L’usine à Podcast, l’urgence du présent »

Ecoutez le replay de L’Urgence c’est – Mathieu Tordeur

Urgence à contre-sens et présent déguisé

Pour rappel (et selon le petit Larousse), l’urgence est définie comme « le caractère de ce qui est urgent, de ce qui ne souffre d’aucun retard ». Ok… mais encore ? C’est aussi ce qui se traduit par « la nécessité d’agir vite » ou encore « une situation qui peut entraîner un préjudice irréparable s’il n’y est porté remède à bref délai ». Ok… ça commence à être plus clair. Donc une urgence, c’est une action rapide et efficace qui se met en place face à un grand danger imminent.

Je rejoins donc Matthieu Tordeur quand il dit que la seule urgence est la situation de notre planète. Le danger est bien là et un grand nombre d’actions (et l’arrêt d’autres) doit être mis en place MAINTENANT.

Et pour tout le reste, il n’y a pas d’urgence alors ?

Pourtant, chacun à notre façon, nous vivons dans l’urgence. Nous nous pressons dans tous les sens du terme face aux urgences de nos vies. Tout va de plus en plus vite, il nous faut telle ou telle chose vite, vite, c’est urgent ! Il nous faut vite arriver quelque part, il nous faut vite régler une situation, il nous faut vite atteindre l’orgasme, Il nous faut vite savoir quelque chose, il nous faut vite voir quelqu’un, il nous faut vite manger, il nous faut vite profiter, il nous faut, il nous faut, il nous faut… Vite ! Vite ! Vite !

Même dans nos recherches de développement spirituel, personnel, tout ce que vous voulez qui rime avec demoiselle, il nous faut vite arriver à l’illumination, à l’instant présent, aux buts que nous nous sommes fixés. Il est urgent d’être Présent ! En soi, je dirais que oui. Mais la façon dont on le pense et on le met en place peut justement nous faire aller à contre-sens. La présence, c’est un effort soutenu qui se travaille au quotidien, dans les petits détails. Il est urgent pour nous, les zumains, d’être plus présents et pourtant, cela ne peut qu’être par persévérance, engagement et patience. Vous sentez la nuance ?

Donc, pour être présent, si on commençait simplement par ralentir ?

Ra………. Len……..Tir.

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Le défi de l’urgence

Vous l’aurez deviné, le défi sera simple et je vous le souhaite efficace ! On vous l’a souvent fait faire celui là, mais une fois de plus ne fera de mal à personne.

Pour ce défi, ralentissez pour devenir un observateur bienveillant de tout ce qui a un caractère urgent pour vous. Observez déjà les choses les plus simples, elles vous enseigneront beaucoup.

Encore une fois, ralentissez tout ce que vous faites. Ralentissez vos pas, ralentissez vos paroles, ralentissez vos pensées, ralentissez tout ce que vous pouvez. Et surtout, ralentissez quelque chose à l’intérieur de vous.

Chacun ses urgences. Pour vous c’est quoi qui est souvent urgent ? De vous reposer ? De manger ? D’arriver quelque part ? De finir votre journée de travail ? De retrouver l’être aimé ? D’aller à votre cours de danse ? De partir en voyage/vacances ? De faire vos tâches ménagères ? De boire un verre avec vos amis ? De gagner plein d’argent ? De fonder un famille ? De devenir le Guru Skipi ? De sauver la planète ?

Observez à chaque fois que votre rythme interne commence à s’accélérer, qu’est-ce qui génère cette accélération ? Cette impatience ? Qu’est-ce qui créé ce sentiment d’urgence en vous ? Qu’est-ce qui est urgent pour vous ? Quels besoins nécessitent d’être rapidement comblés ?

Serait-ce au final le manque, le vide, qui génère l’urgence en nous ? Si on revient à la définition de l’urgence du début, tous nos besoins répondent-ils vraiment à un danger vital imminent ?

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Il est urgent d’arrêter de vouloir

Il y a beaucoup de raisons qui font que nous sommes continuellement dans l’urgence. Nous pouvons trouver un grand nombre de fautifs extérieurs tels que nos patrons, nos enfants, la société de consommation, et autres.. Mais si on y regarde de plus près, les seuls responsables, c’est toujours nous-même ! Et ouais, y a des trucs qui changent pas.

Pour être plus précise, c’est souvent notre vouloir qui nous pousse à être dans l’urgence et à sortir du présent. Vous vous souvenez dans le premier chapitre le « il faut vite  » ? En réalité, le « il faut » est une manière polie pour ne pas dire « Je veux » et montrer notre facette d’enfant capricieux. En plus, le « il faut » il est cool car il induit que c’est une injonction extérieure. Ha ha, malins, nos p’tits zégos !

Et dès que l’on met les mots réels sur les urgences de notre ego, on comprend mieux pourquoi cela génère en nous des sentiments pressants et impératifs.

Je veux et j’exige !

« Je veux arriver en avance », « je veux pouvoir être tranquille », « je veux être aimé », « je veux manger une glace », « je veux gagner 5000 euros par mois », « je veux être un bon père »…

Je veux, je veux pas, et je pousse encore et encore pour que ce que je veux soit. C’est ça qui créé ce sentiment d’urgence en nous et qui presse le monde autour du nous. A vouloir, on se persuade d’un besoin, on créé alors un manque et l’urgence qui va avec de le combler. On s’attache à un besoin créé de toute pièces par nous-même.

En disant « il n’y a pas d’urgence », Matthieu Tordeur exprime le sentiment de la vacuité. Si je ne veux rien, si je ne m’attache à rien, je n’ai besoin de rien, il n’y a donc pas d’urgence. L’urgence en soit n’existe pas. Simple, n’est-ce pas?

La seule urgence est peut-être simplement de vivre !

Bon ralentissement !

Laurence

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