• Post last modified:26 septembre 2019
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Je ne sais pas toujours ce que je vais dessiner quand je pose mon premier coup de crayon sur la page blanche. En général, je fais quelques balancements pour me ralentir, me mettre au diapason de ce qui veut s’exprimer, je me cale sur ma respiration. Parfois, une idée très claire émerge. Parfois, rien.

Alors je laisse le dessin se construire au fur et à mesure.

Mais repousser les limites de quoi ?

On vit dans des emplois du temps très cadrés, des rythmes routiniers, des cercles relationnels restreints. Même si notre métier est de rencontrer tous les jours des gens nouveaux, même si on dort tous les jours dans une ville différente etc… On est assujettis à un train-train quotidien. Comme la plupart des mammifères me semble-t-il, qui ont un territoire défini et qui appartiennent à une meute ou un troupeau.

Cette routine, agrémentée des livres et des écrans, fait que nous confions notre imaginaire à ceux dont c’est la profession. Écrivains, cinéastes, peintres etc…

Notre vie peut être bien plus riche en s’offrant le luxe d’imaginer : notre chat peut devenir si grand qu’il surplombe la ville. Nous pouvons devenir si minuscule que nous arrivons à entrer dans une coquille d’escargot vide pour aller faire du toboggan à l’intérieur. Le chat qui passe par là est doué de parole, vous avez une discussion avec lui. Votre voisin a des ailes de chauve-souris et vol la nuit au dessus des maisons.

Vous allez me dire que ça ne sert à rien ! Qu’on part juste dans des rêveries sans fondement ?

Et si ces rêveries étaient un terreau ?

Un terreau sur lequel pousse une vision plus élargie de nous-même, de ceux qui nous entourent et de la structure de la vie sur cette planète ? Notre imaginaire, lorsqu’on l’accompagne vers de plus larges horizons, peut nous transforme en profondeur.

Et je pense qu’il serait salutaire de nous contraindre à cesser d’imaginer toujours le pire, le plus dramatique. C’est la tendance la plus facile pour tous les êtres humains. Et c’est une sacrée discipline de nous extraire de cette tendance. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Lire aussi :   Intérieur - dessin du jour

Notre vision de nous-même, de nos proches, du monde qui nous accueille, peut s’élargir, s’agrémenter de magie et devenir bien plus riche, plus détendu et plus drôle !

Repousser les limites - Projet la Passerelle

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Cet article a 1 commentaire

  1. Avatar
    Passe

    Et ça vaut vraiment le coup. Merci

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Sido

Si la Voie, Si DO. Parfois un chêne peut ressembler à un brin d'avoine. Moitié humaine moitié végétale elle suit, coûte que coûte, son propre chemin. Créatrice d'objet lumineux, de dessin, de gâteau délicieux et d'Harmonie
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