Les 5 SAISONS DE L’ÉNERGIE : L'inter-saison jusqu'aux alentours du 10.11.21. Discrète, peu localisé et pourtant fondamentale. Elle demande l'Humilité en acceptant de n'être qu'un canal, la Modération en faisant ce qui doit être fait et la Compassion en oubliant son JE VEUX pour que l'ensemble fonctionne. SACRIFICE, GENEROSITE et DETACHEMENT + d'info ici
  • Post last modified:28 septembre 2021
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La santé c’est sacré ! Oui mais c’est quoi être « en bonne santé » ? C’est quoi « aller bien » ? Le point de vue de la pensée taoïste sur la « maladie » et la « guérison » dans la médecine traditionnelle chinoise (ou orientale) me semble être un pilier fondamental pour alléger, éclairer, et, soyons fou, changer notre vision de « la bonne santé ». Plus que ça, la pensée taoïste me semble un élément essentiel à RAJOUTER et à intégrer à notre vision mécaniste et limitante du monde et du vivant en général.

Alors au moment ou la chine de 2021 fait peur à nos puissants et ou elle terrorise ses pauvres peut-être peut-on nous inspirer de l’autre coté de la pièce à savoir une pensée et une vision du monde qui à plus de 2500 ans et qui aspire à l’harmonie, la rencontre et le mouvement entre tout le vivant sans s’occuper de la valeur des individus (ça c’est le confucianisme) ni du pouvoir et d’une pseudo immortalité qui est, pour moi, une déviance de La Voie (Tao) qui prône le respect de la nature et une grande humilité face au Mystère.

Cet article n’a pas encore, sic, subi la normalisation orthographique. Mille pardon aux grammairiens sensibles

NOTA : si vous avez des questions ou s’il vous manque des bouts POSEZ VOS QUESTIONS dans les commentaires.

Le vivant selon la pensée taoïste, préambule

Alors attention je ne suis en aucun cas « taoïste » dans le sens religieux du terme, non je vous parle de LA pensée taoïste qui porte en elle l’intégration de tous les possibles. La pensée taoïste sur la santé et sur le vivant en général n’exclut rien mais, au contraire, agrège et accepte une multitude de point de vue qu’elle va ensuite abstraire pour en déduire des axes qui vont régler tout le vivant !

Une traduction du premier et du second paragraphe du Tao te king (ou Dao te jing) donne des indications précieuses sur les fondements de la pensée Taoïste.

La pensée taoïste, un autre regard sur la "bonne santé" - Projet la Passerelle

CHAPITRE 1 :

La Voie vraiment Voie est autre qu’une voie constante. Les Termes vraiment Termes sont autres que des termes constants. Le terme Non être indique le commencement du ciel et de la terre ; le terme Être indique la mère des dix mille choses. Aussi est ce par l’alternance constante entre le Non être et l’Être que, de l’un, on verra le prodige et, de l’autre, on verra les bornes.

Ces deux, bien qu’ils aient une origine commune, sont désignés par des termes différents. Ce qu’ils ont en commun, je l’appelle le Mystère, le Mystère Suprême, la porte de tous les prodiges.

CHAPITRE 2 :

Tous dans le monde reconnaissent le beau comme beau ; ainsi est admis le laid. Tous reconnaissent le bien comme bien ; ainsi est admis le non bien.

En effet : l’Être et le Non être s’enfantent l’un l’autre ; le difficile et le facile se complètent l’un l’autre ; le long et le bref sont formés l’un de l’autre ; le haut et le bas se renversent l’un l’autre ; les sons et la voix s’harmonisent l’un l’autre ; l’avant et l’après se suivent l’un l’autre.

une autre traduction du Tao te king

Tout d’abord que rien n’est figé, rien n’est stable : « La Voie vraiment Voie est autre qu’une voie constante » et « l’alternance constante entre le Non être et l’Être« . Il n’y a donc pas de certitude rassurante mais une alternance permanente. Notre passion pour les définitions et les certitudes n’aiment pas, tant mieux. Si nous acceptons de ne plus lutter contre nous gagnerons en humilité (un des trois joyaux)

Il n’y a pas de vie et de mort mais l’Être et le non-être, tout comme il n’y a pas de beau et de laid, de bien et de mal mais du Beau dont est DÉDUIS le non-beau et du Bien dont est DÉDUIS le non-bien. Un second joyaux apparait ici, celui de la modération et surtout le fondement de la pensée taoïste : la non binarité du vivant (l’origine commune) et pourtant sa polarisation dynamique et complémentaire !

Celles et ceux qui sont arrivés à intégrer cette dimension fondamentalement différente dans leurs vies de tous les jours peuvent vous affirmer que le Monde, la Vie est radicalement différente d’un monde binaire « bonne santé vs « maladie » ou « bourreaux » vs « victimes », bien versus mal, homme versus femme, vieux et jeune. Si la pensée taoïste est passée maitre dans l’art de manier le paradoxe nous, nous sommes devenus les grands chefs de la division et des oppositions stériles.

Pour faire très simple le taoïsme est la philosophie du chamanisme, la conceptualisation abstraite de ce qu’ont perçu les chamans. Les premiers taoïstes, comme souvent dans toutes les sciences, ont observé, essayé, se sont trompés et ont déduis des grands principes qu’on retrouve maintenant grâce à la physique quantique et d’autres sciences plus si modernes que ça (Max Planck c’est les année 1900 !)

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Photo by Rishabh Dharmani on Unsplash

C’est les principes de L’Oeuf, L’UN qui dans son éclosion donne naissance au DEUX. Le Yin et le Yang dansant et s’entremêlant sont à la source de toutes choses. On retrouve le ternaire classique (Yin – Yang – Mouvement) mais sans une figure tutélaire incarnable et donc limitante.

La pensée taoïste ne propose pas LA vérité mais un chemin, une Voie (Tao/Dao) vers la Vertu, l’Harmonie avec le vivant. Elle est l’enfant du chamanisme et en reste très proche via l’importance de l’observation de la Nature. En découle une philosophie qui reste très pragmatique mais surtout humble. D’ailleurs l’humilité est un des trois Joyaux du Taoïsme avec la modération et la compassion. De la rencontre entre le pragmatisme chamanique et le Joyaux Humilité découle une conscience que LA réalité n’est pas une Vérité mais un millefeuille de perception du réel.

2 visions de la « bonne Santé »

La « bonne santé » et notre perception de celle ci sont un enjeu individuel majeur depuis longtemps. Avec la création des sociétés humaines c’est aussi devenu un enjeu national. L’anthropocène et la société de loisirs n’ont fait qu’amplifier ce phénomène et le rendre plus égotique jusqu’à en faire via notre « bien vivre » soit devenu un enjeu planétaire majeur pour nous mais aussi pour tout ce qui vit ici et maintenant.

La « bonne santé » (des troupes) est aussi un enjeu majeur pour les puissances nationales. Elles doivent donc faire des choix « rationnels » non pas de Santé mais de santé publique. La recherche de Santé et d’harmonie individuelle au sens de la pensée taoïste n’est pas possible dans un logique de masse. Dans cette logique d’optimisation et de puissance de « l’empire » les sociétés ont du définir des normes, des causes, des actes et des outils permettant d’être enseignable à la masse et reproductible pour soigner cette masse.

Cette vision de la santé, quelle soit mécaniste ou issue du confucianisme en créant des dogmes entraine forcément une non-individualisation. Elle remplace la Santé par la »bonne santé », l’Harmonie par la sécurité, tel est le prix à payer pour la grandeur de nos nations et « styles de vies ».

La pensée mécaniste dualiste

La pensée / vision mécaniste du vivant reprend le dualisme de la religion qui la sous tend. Il y a la bonne santé et la méchante maladie. A travers cette vision binaire elle déduit des causes, des conséquences mais aussi des remèdes et des outils de guérison qui sont très souvent pertinents et souvent efficaces … partiellement !

En limitant le vivant à ce que nos outils de perception directe (les 5 sens) ont appris à percevoir la pensée cartésienne du XXéme siècle réduit la Vie à du réel (le tangible) digne d’intérêt et de l’irréel (le non tangible) qui n’existe que pour les fous et les charlatans. Le vivant peut ainsi se réduire a des amas atomiques divisibles, séparables. Elle assimile la plus part du temps le in vitro au in vivo. Pour elle si ça marche dans l’éprouvette ça marchera in situ alors que l’observation nous prouve en permanence exactement l’inverse.

Bien sur je résume grossièrement mais au final on a fait de la splendeur, peut être hasardeuse, de la vie sur Terre un gros tas de matière brute dénué d’intention, de beauté. On bricole la chair, on bidouille la psyché, on trifouille l’énergie et au final on oublie l’être entier en interaction avec SA vie et avec LA vie (voir Corinne Sombrun).

La pensée taoïste non dualiste

Pour la pensée taoïste telle que je la perçois, je ne suis pas le Tao, vous non plus d’ailleurs, donc ce n’est qu’une interprétation on part exactement dans l’autre sens. « Tous dans le monde reconnaissent la Santé comme santé ; ainsi est admis la non santé ». Cette nuance qui fait disparaître l’ennemi « la maladie » et prône la santé ou la non santé n’est pas un point de détail mais un pivot qui change toute la perception du monde extérieur mais aussi du monde intérieur. Ecologie extérieure et écologie intérieure pourrait-on dire.

La pensée taoïste ne nie pas la souffrance, elle ne se ferme pas les yeux quand ça ne l’arrange pas. Rappelez vous sa base est chamanique donc pragmatique, n’en déplaise à ceux qui aiment ce mettre des plumes dans le rectum en fumant des trucs. Par contre elle enlève le coté hostile de « la maladie ». La Santé est une valeur pure et parfaite et la non-santé n’est pas un mal mais une harmonie perdu, un des innombrables moments « d’alternance constante entre le Non être et l’Être.

La vison sur la santé et la non-santé de la pensée taoïste permet de s’affranchir du conflit entre intérieur et extérieur, il calme les 3 Energies (Shen – Qi et Jing) et calme les frottements qui existent entre le Dedans (Yin) et le Dehors (Yang) permettant de faire un pas de plus vers la grande harmonie et le WU WEI l’action par le non-agir. Oui vous comprenez rien mais c’est pas grave j’y reviens dans la conclusion.

La santé et la non-santé dans l’esprit taoïste

N’oubliez pas que nous, humains, avons des périodes de non-santé mais les chats aussi, les arbres aussi, la terre aussi. La pensée taoïste simplifie à l’extrême est en mettant tout en relation et tout sur un même plan (équanimité et humilité) elle permet de donner une voie simple (sobre) mais non simpliste de compréhension du Vivant dans sa totalité et ses particularités.

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Dans la vision taoïste de la « santé » ou d’une problématique, quelle quelle soit, il n’y a que 3 possibilités.

En suivant les principes du non dualisme et de l’opposition complémentaire du Yin et du Yang qui est engendré par le mouvement permanent d’harmonisation de l’un vers l’autre, les anciens taoïstes en on déduit les trois grandes sources de non-santé, de non-paix que ce soit dans l’humain ou les animaux, comme dans l’Empire ou le Royaume mais aussi dans le macrocosme et le microcosme. A nous de les intégrer et de tisser les ponts pour avoir une autre vision du Vivant.

La maladie du à un excès / vide d’énergie

Un être pour qu’il soit en harmonie doit avoir une énergie qui est en mouvement. En permanence et de manière non consciente nous équilibrons, donnons un peu plus d’énergie, d’importance à une sphère plutôt qu’à une autre.

EXEMPLE : Quand vous digérez vous accordez plus d’importance / énergie à l’estomac et aux intestins que quand vous lisez ou faites du sport. C’est également valable pour une vie, une année, une journée. Le yang monte du nadir (00h GMT) au zénith (12h GMT) et inversement le Yin augmente après le zénith jusqu’au nadir.

Si un organe / zone / sphère ne reçoit pas assez d’énergie / importance au moment ou elle en a besoin la non-santé commence. Si un organe / zone / sphère reçoit trop d’énergie / importance au moment ou elle n’en a pas besoin la non-santé apparait.

EXEMPLE : Si vous apprenez que votre conjoint est mort au moment de la digestion. Les organes de la digestion (Estomac / Intestin) ne reçoivent rien alors que COEUR et FOIE (reins et Poumons aussi) eux prennent toute l’énergie. Si vous avez 40° au Puy en velay le 3 janvier les êtres vivants reçoivent trop de yang, inversement -15° à Marseille le 17 juillet.

C’est le type de non-santé la plus fréquente. Les causes sont principalement interne et sont du à une mauvaise anticipation / réaction face à l’environnement social, naturel, émotionnel, énergétique. C’est aussi une des plus complexes à accompagner dans notre société moderne car elles obligent l’individu à changer et à accepter qu’il n’est pas malade mais que la vie en lui tente de revenir à l’état d’harmonie dynamique.

Le doliprane ou l’huile essentielle de lavande ne font qu’atténuer les symptômes. Notre course à la stabilité et à rester « compétitif » (on appelle ça en bonne santé) vont souvent nous faire tomber dans l’excès et empêcher l’énergie de retrouver sa fluidité. La non-santé chronique s’installe, le corps (Jing), l’énergie (Qi) et l’esprit (Shen) se déforme. L’Harmonie disparait de façon durable et les « mal à dire » fleurissent.

EN BREF : un excès d’un coté entraine forcément un vide ailleurs. Si le mouvement perdure l’harmonie et la santé se retrouve spontanément. Si pour une raison X ou Y (physique, religieuse, morale…) le mouvement est rompu, l’excès gonfle et explose, le vide creuse et englouti.

La non-santé du à un empoisonnement

C’est le second cas de figure. La source de la non-harmonie engendrant l’état de non-santé vient de l’extérieur. Cet empoisonnement peut-être aussi bien naturel (climat, nourriture, air), qu’émotionnel (le fameux poison moral), social (le travail à la chaine), énergétique (passer une nuit sur un point vert négatif) ou tout simplement un poison (arsenic, plomb, amiante, cyanure). Chaque fois c’est une énergie qui rentre sans « autorisation » et qui envahit l’individu.

Normalement chez une personne à peu près saine d’esprit ce sont des types de maladies assez rares. Hélas nous vivons dans un environnement sur pollué physiquement (saviez vous que nous ingérons environ 5gr de plastique pas semaine) mais aussi émotionnellement grâce, entre autre, aux injonctions contradictoire et au JE DOIS / IL FAUT QUE (pleure pas, ne crie pas, tais toi, parle moi, soit digne, soit humble, soit beau, soit normal, contrôle toi, lâche prise …) sans parler des pollutions vibratoires et spirituelles qui sont juste un régal !

Le « toxique » est introduit de l’extérieur sans consentement, sans que l’être soit sollicité. Le toxique est concret (amiante, goudron, arsenic, moule avariée, tarte dans la figure…) ou abstrait (reproche silencieux, peurs, injonctions). Normalement si le toxique n’est pas récurrent ou qu’il n’est pas en excès, l’individu en harmonie est capable de le gérer et de l’évacuer de lui même.

EXEMPLE : On vous insulte ou on vous manque de respect, vous mangez un produit avarié, vous restez les pieds dans l’eau en plein courant d’air au mois de janvier… L’énergie du BOIS foie-vésicule (gestion des pollutions) va tenter de bruler, l’énergie du METAL poumons-gros intestins (excrétion-absorption) et ainsi de suite vont se relayer pour évacuer la pollution.

EN BREF : Quand un toxique pénètre dans le corps, la tête, l’énergie ou le coeur, quand les crapauds ont franchi l’enceinte du « temple » votre globalité va créer une non-harmonie pour compenser celle du toxique (hurler, diarrhée, pleurs, fuite, épuisement). Mais au final l’entité va retrouver l’harmonie par une suite plus ou moins longue d’épisodes de non-harmonie.

Mais que ce passe t il si cet empoisonnement est permanent ? Que ce passe-t-il si le toxique est devenu l’environnement ?

Que ce passe-t-il si on vous insulte, humilie, harcèle tous les jours ? Si vous mangez des fruits de mer avariés tous les jours, si vous vivez sous une ligne à très haute tension ? Votre globalité va tenter de ramener l’harmonie via des changement mais comme le toxique est devenu la routine la non-harmonie devient permanente. Votre corps change de normalité, d’état de Santé. En est-il capable ?

La maladie du à une stagnation de l’énergie

C’est explicite, l’énergie stagne, il n’y a pas forcément d’excès / vide, il n’y a pas d’empoisonnement non plus mais juste un manque de mise en mouvement. L’énergie est embourbé. Je ne me rappelle plus le mots en chinois (ça fait 30 ans) mais l’image c’est le troupeau qui veut passer de l’autre coté de la rivière et qui arrive devant le pont détruit à cause d’une crue. Le troupeau (énergie) attend, cherche un autre passage, broute un peu sur place, puis ce pause, s’oublie, désespère, s’étiole et dépéri ou devient fou.

Dans mon jargon on appelle ça un « barrage », le flux vital, le Mouvement de la Vie ne peux pas circuler et suivre son cours créant tout une suite de non-harmonie qui aboutisse à des pathologies chroniques et à des incohérences qu’on peut nommer folies (si vous voulez plus de détails demandez les en commentaires)

De mon expérience les raisons principales sont souvent

Une immobilisation de force du corps, de l’âme, de l’émotion ou de l’énergie vitale ou parfois de tous en même temps. Cette immobilisation peut apparaitre soit par un interdit, soit par une énorme déception (perte d’espoir) ou une peur. Cette immobilisation du flux vital est soit interne soit sous l’influence d’un despote (physique, moral, énergétique).

Un choc extrêmement violent pour l’entité qui va briser sa cohérence : les bombes de 1917 pendant l’offensive Nivelle, Tchernobyl, un accident brutal, apprendre que son père s’appelle Martine, la perte de plus de 50% de ses repères cognitif en un instant (AVC, décès, blessures lourdes…). En général elle est suite à un élément extérieur qui n’empoisonne pas mais détruit quasiment toute la cohérence de l’entité.

De plus en plus je découvre la stagnation suite à un étouffement par le confort et la complaisance. Mais je n’ai pas assez de recul pour vous en parler.

EN BREF : Dans tous les cas le pont passant d’une « saison » à l’autre est brisé ! Il peut parfois n’être qu’endommagé, le troupeau va donc passer au compte goutte mais il peut être complétement anéanti, ou même l’eau, la rivière elle même peut être devenu incohérente, non-viable. Tout l’art des Mandarins et des Maitres Taoïstes étaient de re créer la Voie menant d’une berge à l’autre.

La vie, l’harmonie ne sont pas lisse !

Comme dit le dicton « parfois il pleut » ça semble très con mais si on prend le temps de transposer cette évidence à nos vies et à notre rapport à LA VIE et à l’appliquer quelque chose de fondamental va disparaitre : les notions de biens et de mal et toutes les souffrances morales qui en découlent.

Parfois il pleut : vous êtes triste, ce n’est pas grave pas besoin de prozac qui va favoriser le type de maladie par empoisonnement. Mettez vous sous la couette, pleurer, appitoyez vous, écouter Leo Ferré. C’est normal d’être triste !

Parfois il pleut : vous avez maintenant 79 ans 3 mois et 12 jours ce n’est peut-être plus l’époque de votre vie ou vous pouvez refaire un plafond en lambris, déménager ou même vous lever tout seul. C’est normal d’avoir besoin d’aide, c’est normal de ne plus avoir la même vigueur à 79 ans qu’à 40 ou à 12 !

Parfois il pleut : vous hurlez de colère /tristesse / peur parce qu’on vient de vous faire un coup de banquier (référence crise 2008). Oui bien sur c’est votre ego qui le vit mal et alors ?! Si vous n’aviez pas d’ego – de JE – vous ne seriez pas incarné et même si vous aviez envie de hurler vous ne pourriez pas le faire ! Donc profitez hurlé, soyez bruyant, con, l’espace d’un instant. Dire « va te faire foutre » ne veut pas dire je ne t’aime plus et encore moins je te hais du tréfonds de mes entrailles !

Parfois il pleut : vous sortez de chez le médecin et vous êtes handicapé pour les 80 prochaines années à vivre. Oui c’est triste, oui il y a de quoi pleurer, hurler, s’appitoyer et d’ailleurs FAITES LE mais n’oubliez pas que vous êtes toujours vivant et que la vie ne va pas attendre que vous ayez fini votre crise pour continuer. Donc à un moment regardé ce qui reste, explorez votre nouvelle vie, votre nouveau corps / monde pour relever des défis que la « plèbe » n’imagine même pas !

Redressez vous en pleurant, avancer en hurlant ! Si vous ne vous y attachez pas c’est en mouvement, c’est en harmonie.

Une énergie interne ou externe vous à fais sortir de votre axe, acceptez le temps de déséquilibre mais n’oubliez jamais que le TAO est harmonie en toute chose. L’expression par un bouton, une maladie, un cri, des larmes, un abattement n’est toujours qu’une tentative parfois maladroite, parfois douloureuse pour retrouver la Voix de la Vertu.

Cette voix est la rencontre des trois Joyaux : Humilité, compassion & modération. Ces trois Joyaux oeuvrant main dans la main pour créer la grande Action qui est le non-agir, le non-faire. Ce que la pensée Taoiste nomme le WU WEÏ l’action par la non-action.

La pensée Taoiste ou l’art de surfer sur le paradoxe. Bonne médit-action à toutes et tous

Renaud

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Cet article a 3 commentaires

  1. Jane G

    Eh ben ton article m’a beaucoup émue, je ne m’attendais pas à ça…un article sur la santé je pensais que ça allait plus toucher mon mental que mon émotionnel. Mais c’est les chinois ! Et ce qui me touche c’est le mouvement qu’il y a dans leur décryptage du vivant. C’est tellement proche de ce qu’on peut voir autour de soi quand on ouvre les yeux. Et puis ils n’ont pas séparé la poésie de la connaissance, ils l’ont laissé vagabonder librement. Et ça fait du bien de sentir un système où la dualité n’est pas au centre.
    Merci pour ce sentiment que tu fais passer et qui donne envie de voir plus large, d’agir en incluant et d’être ami avec soi.

  2. Renaud

    et ben merci, après ce n’est qu’un léger aperçue qui n’est en plus que lié à ma compréhension on pourrait approfondir mais la poésie, comme l’art en général, qui est un élément essentiel de la pensée taoiste n’aime pas être trop expliqué.
    Quoi de plus ennuyeux qu’un critique d’art qui te dit quoi penser et quoi aimer dans une oeuvre et le terme d’oeuvre s’applique justement à cette pensée qui peut devenir un vrai mode de vie et qui est à la fois matérialiste et spirituelle un vrai pont entre les mondes et pourquoi une base de la théorie d’unification que cherche les physiciens quantiques …

  3. Gerome Gurtvillier

    Très intéressant merci, c’est très proche de ce que la contemplation et l’écoute de la nature peut nous enseigner finalement

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