• Post last modified:13 décembre 2019
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Et voilà la dernière lecture autour de Sapiens, de Yuval Noah Harari (oui, j’aime bien faire des cycles de trois lectures autour d’un même livre). Le passage que j’ai choisi nous parle de notre plus grand pouvoir : l’imaginaire ! La capacité de parler et de communiquer sur des choses intangibles, la capacité à l’abstrait !

Mais attention, comme toujours, une force en soi n’est ni bonne ni mauvaise. A nous de choisir comment on se sert de ce super pouvoir.

L’imaginaire, le super pouvoir de Sapiens

Au départ, on l’a vu au fil des précédentes lectures, Sapiens était un animal parmi d’autres. Il n’avait pas plus d’impact sur son environnement qu’une limace ou un gorille. Ce n’était ni le plus rapide, ni le plus fort, ni le plus intelligent.

Mais qu’est-ce qui a fait que Sapiens est devenu l’espèce dominante de notre monde actuel ? Et pas de manière harmonieuse, vu qu’il a des petits soucis d’estime de soi et la peur de perdre (voir précédent podcast). Qu’est-ce qui a fait que Sapiens, depuis 10 000 ans, est la seule espèce d’humain vivant sur Terre alors que quelques milliers d’années avant, plusieurs espèces humaines coexistaient ensemble ?

Yuval Noah Harari nous donne une réponse :

c’est notre capacité à imaginer, à parler de choses qui n’existent pas, qui ne sont pas tangibles. En somme, notre capacité à l’abstraction.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir un langage. Les animaux, comme les végétaux, communiquent, que le langage soit verbal ou pas. Mais à priori, nous sommes la seule espèce connue à avoir cette capacité d’imagination.

Et c’est ce qui a tout changé ! Comment ça se fait que nous, Sapiens, nous l’ayons ? On n’en a aucune idée. Un jour, les fils se sont câblés différemment dans le cerveau des Sapiens, transformant ainsi leur structure cognitive. Et ce jour là, tout a changé.

Ecouter le podcast autour de Sapiens et de l’imaginaire

Conseil de lecture :
– Sapiens, une brève histoire de l’humanité, de Yuval Noah Harari – chez votre libraire ou sur amazon

Je vous laisse écouter le podcast car c’est édifiant. Yuval Noah Harari prend le temps de détailler et d’expliquer, et on comprend parfaitement bien en quoi cette capacité d’imaginaire et d’abstraction est une véritable révolution cognitive qui a permis à Sapiens de prendre le dessus sur les autres espèces.

Tout un coup, grâce aux mythes collectifs, des milliers d’inconnus pouvaient coopérer ensemble, pour une cause commune.

Ainsi naquirent les mythes collectifs qui cimentent une société, un groupe, une nation, et qui permettent à des milliers, voire des millions ou des milliards d’individus de vivre ensemble et d’agir ensemble.

Merveilleux, n’est-il pas ?

Ben, tout dépend de ce qu’on appelle merveilleux. Car c’est de là aussi que vient à la fois notre pouvoir et notre soif de pouvoir. Depuis qu’on a quitté les formations en petits groupes d’individus qui se connaissent intimement, on a aussi commencé à joyeusement piétiner le monde. Certes, on a inventé des trucs hallucinants ! Quand on y pense, on envoie des mecs dans l’espace ! On prend des photos de planètes situées à des milliards de km ! On a créé un accélérateur de particules ! C’est tout bonnement hallucinant !

Mais regardons deux secondes l’état du monde aujourd’hui…. Voilà, y a pas grand chose de plus à dire sur la soif de pouvoir, le fait d’en vouloir toujours plus !

Se réapproprier le pouvoir de l’imaginaire

Un des points qui m’a le plus interpellée, c’est le rappel brusque et soudain, en lisant ce passage de Sapiens, que tout ce qui constitue nos vies, quasiment, dépend d’une réalité imaginaire.

Tout est une histoire qu’on se raconte. (A lire et relire, l’excellent article de Laurent).

Notre personnalité est une histoire, tout comme notre nationalité, le pays dans lequel on vit, l’argent, etc…

Se rappeler de ça est un outil juste fantastique pour sortir de la gravité. Et sortir du “c’est graave, c’est important !!!”, c’est faire un sacré pas de côté par rapport à notre suffisance et notre conditionnement.

Lire aussi :   Fragments d'immobilité

Les choses arrivent au bon moment, Sido cette semaine nous parle de notre imaginaire comme d’un outil pour réinventer nos vies. Je plussoie !

Car si on peut se plier, se rendre malade pour des histoires collectives qu’on a décidé de rendre réelles, on peut aussi décider de changer de mythe. C’est simple, il suffit d’imaginer une autre manière de voir. Et de se rappeler, à chaque instant, de la réalité objective, celle des forêts, des rivières et des lions.

Créons nos propres mythes, plutôt que d’adhérer aveuglément à des histoires qu’on prend pour la réalité, sans même se demander si elles nous conviennent.

Personnellement, au mythe de l’argent roi, je préfère celui de l’Energie de Vie, présente partout et à laquelle j’essaie de rendre hommage à chaque instant. Un mythe n’est pas mieux qu’un autre. Mais choisissons le consciemment, en n’oubliant pas que deux réalités cohabitent, voire peut être plus… Ca s’appelle le devoir croire, dans la mythologie de Castaneda.

Prenez soin de vous, et belle réinvention de vos mythes !

Charlie

La gazette d'ici même*

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Sapiens, de Y.N. Harari – L’imaginaire, notre super pouvoir
Photo by Belinda Fewings
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