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Alors déjà le titre est mensonger ! Ben oui, j’ai pas de fauteuil roulant, juste des béquilles, qui sont en fait des cannes anglaises dans le jargon technique. Par contre les grandes plages de sable fin, ça c’est juste.

Vous en profitez tous, ou du moins avez envie d’en profiter, et c’est assez simple à faire. Ben figurez vous que pour une partie non négligeable de la population, ce n’est pas si facile. Vous vous êtes déjà promené sur une plage de sable en béquilles ou en fauteuil roulant, vous ?

Quand on s’promène au bord de l’eau

En général, le processus est assez simple : vous prenez votre tuture et vous allez au bord de l’eau (y a rien de plus beau, chantait Gabin). Après avoir stationné votre carrosse sur une place à 3€ de l’heure ! Vous prenez votre glacière, votre parasol, les 6 litres d’huile anti uva/uvb (attention au ratio), le ballon, un journal, de l’eau, une serviette voire même une natte.

Comme la plupart des gens, vous allez à la mer l’été… C’est-à-dire quand il fait plus de 25° à 9 heures du matin. Donc déjà, rien qu’à ce niveau de notre aventure, vous, la personne valide qui a les moyens de ne pas travailler pour aller faire trempette dans une eau mazoutée, polluée aux métaux lourds et à l’indice UV 50… Donc vous, le valide lambda, vous pétez déjà de chaud.

Si en plus, comme trop de gens, vous êtes accompagnés par des enfants, vous avez 120% de matériel en plus et les nerfs en pelote (basque, bien sûr).

pied bord de l'eau
Photo by Genevieve Dallaire on Unsplash

Allez à la mer quand tu es à mobilité réduite

Prenons une personne moins valide, qu’elle soit avec un handicap reconnu ou simplement à mobilité réduite, qui a déjà la chance de pouvoir aller à la mer grâce à ses propres moyens ou ceux d’un tiers qui la déplace.

Ce fameux tiers étant rarement les services de voirie type bus. En général, ceux-ci te laissent à 1 km de la première plage ou alors c’est des plages tellement bondées que bon… j’y reviendrai tout à l’heure.

Donc, vous êtes un petit veinard d’handicapé qui peut conduire ou être conduit au bord de la grande bleue. Déjà, réjouissez vous, vous êtes pas nombreux. Vous vous faites une joie en vous disant « cool, je vais utiliser les 3€ du parcmètre pour me payer une glace ». Merci les places bleues…

Oui mais non ! Parce que c’est hallucinant le nombre d’handicapés qu’il y a au bord de la plage. On les voit jamais mais ils doivent exister, vu qu’il n’y a jamais de place handicapé libre… Mon mauvais esprit me pousse à croire qu’il y a de la fraude…

Si par mégarde vous chopez un de ces « immondes » fraudeurs

Je vous déconseille de lui faire remarquer son infraction et la gêne qu’elle occasionne à ceux de votre « race ». Vous risquez d’avoir comme réponse :

« et alors, pour nous aussi il fait chaud, nous aussi on a le droit d’être tout pas loin de l’entrée de la plage ».

Ce à quoi vous seriez tenter de répondre que niveau mobilité, vous êtes pas au même niveau, et que les 100 mètres qu’il doit faire à pied lui permettraient d’émousser très superficiellement les 25 kg excédentaires qui le rapproche plus sûrement de l’AVC que de la plage…

Je vous le dis, le contrevenant feignant et grassouillet n’apprécie que modérément ce genre de remarque. De fait, votre début de journée en bord de mer sera bien mal entamé.

Bon, disons que, vieux coup de fion, vous avez trouvé une place normale à moins de 1km. Conseil d’ami, en plein été, optez pour aller à la mer soit avant 9h du mat soit après 20h.

place gic parking

Maintenant il faut décharger…

Vous êtes un humain aussi con que les autres, ne l’oubliez pas. Donc vous avez autant de trucs inutiles que les autres !

Sur cette partie, un gros avantage aux gens en fauteuil roulant : pas besoin à priori de serviette, ni de rabane, et pareil pour les raquettes, la balle qu’on perd ou le ballon de foutcheball. Quant à la glacière et au parasol, c’est super pratique, vous pouvez les caler sur le fauteuil. Pensez juste à maintenir le parasol bien fermé s’il y a du vent. A moins, bien sûr, d’avoir envie de faire un stage de voile aux Glénans * en plus de la bronzette.

Pour ceux en béquilles… pas de ballon ni de raquettes, ça vous sert à rien. Par contre la glacière… J’ai opté pour ne pas boire ni manger frais. Vous avez déjà essayé de porter une glacière avec deux béquilles en même temps ?

Pour ceux en fauteuil ou en béquilles qui ont eu la désagréable idée de venir avec des enfants, une solution existe : le harnais à chien ! Il en existe de différentes tailles !

Ici encore, un gros avantage pour ceux en fauteuil : Vous pouvez vous servir des demi portions comme chiens de traîneaux ! Par contre, les possesseurs de béquilles doivent préalablement filer un sirop à la codéine aux chérubins, sous peine que la joie et l’allégresse de ceux-ci ne vous amènent qu’à un endroit … le sol !

monde sur la plage
crédit photo Unsplash / Sarah Labuda

Poser sa serviette, la joie des « grands espaces »

Revenons à notre couillon de base, le vacancier lambda qui arrive à 11h45 au bord de l’eau, pour manger à 12h30 en écoutant le journal de RFM sous son parasol avant d’attendre 15h pour faire le plouf journalier.

Je vous jure qu’il y en a encore qui fonctionnent comme ça.

Donc, notre couillon lambda s’huile d’indice 80 en se foutant royalement des dégâts sur l’environnement et sur sa santé. Il faut s’enduire ! Ils l’ont dit à la radio ! Du coup, plutôt que se foutre à l’ombre avec un tee-shirt et d’aller à la mer plus tôt ou plus tard, ben lui, lambda de base, il s’enduit grassement.

Sans parler du prix que coûtent ces merdes qui collent, puent et polluent.

La marche des sherpa…

Donc notre vacancier, chargé comme une mule ou un sherpa indien, longe la bande de bitume ou de sable blanc, de rivière, compressée, installée là par les forces obscures de l’aménagement du territoire. Il chemine, il chemine, il a chaud, très chaud même.

Chaque pas le rapproche du mirage aquatique dont il a rêvé les onze mois précédents. Hélas, mille fois hélas, chaque pas, en vérité, lui fait constater que la superficie moyenne pour déployer sa serviette est de 1.40m² alors que sa masse seule, une fois étalée, est de 2m².

Mr Lambda se maudit alors d’avoir repris 6 fois de l’île flottante, hier soir avec son mojito banane, et de s’être garé sur la place bleu réservée aux handicapés. Les 500 mètres ainsi gagnés en marche quotidienne lui aurait presque enlevé les 0.60m² excédentaires. C’est pas d’bol, j’vous jure !

Il enjambe, sautille, perd une claquette et enfin, peut creuser son trou pour enfoncer bien profondément son parasol « Heil ! Neken ! » dans le sable brûlant. L’étape suivante étant un pur délice : se vautrer tel une otarie huileuse qui aurait loupé la dernière banquise avant le réchauffement climatique.

la plage quand on est handicapee

Les sherpa à roulettes restent au loin

On reprend depuis le chargement de la voiture mais on fout notre sherpa estivant sur un fauteuil à roulette. Le vil, le fourbe roule telle une fusée sur l’asphalte ou le chemin en sable blanc, de rivière, menant à la grande bleue.

Si en plein mois de Juillet en Provence, vous voyez un mec qui ne transpire pas en allant à la mer alors qu’il est chargé comme une mule, c’est soit que c’est S’perman, soit qu’il est en chaise roulante !

Le sherpa à 2 roues motrices, tout à sa joie, fait quand même rapido le même constat que Mr lambda : Va falloir jouer serré pour poser la serviette qu’il n’a pas ! **.

Mr Roulette, s’armant de courage, se décide à faire le grand slalom jusqu’au bord de l’eau quand soudain : HAN ! Niqué ! Tel un Ari Vatanen dans les dunes du Dakar, notre pilote de « quatre quart » au rabais se retrouve lamentablement enlisé !

Et ouais, vous avez déjà essayé de faire du vélo dans le sable, vous ? Pas facile, hein ! Ben là c’est pareil, mais en pire ! Déjà le poids de la glacière, du parasol et de l’intégrale de Asimov (6 x 1500 pages…), mais en plus les roues d’une chariote de base, c’est pas fait pour ça ! C’est juste prévu pour faire chez vous – la mdph / la mdph – chez vous, et de manière anecdotique, chez vous / l’hôpital le plus proche !

fauteuil roulant plage

On regardait les bateaux…

Pour vous garder jusqu’à la fin de cette épopée boitillante (en plus je vous réserve une surprise), je vais vous éviter le morceau de Michel Jonasz qui, perso, me donne envie de mettre fin à mes jours. Superbe mais superbement triste aussi.

Donc, une fois ensablé lamentablement, notre Ari Vatanen en maillot de plage est délicieusement envahi par la tentation d’utiliser ses hobbits d’enfants au bout des harnais pour le tracter sur le sable … Alors là, j’ai testé ! Soit vous avez filé des tonnes de poudres stupéfiantes à vos têtes plus ou moins blondes, soit : CA NE MARCHE PAS ! Et là, c’est qui qui fait moins le malin, hein ?!

Le sable est plus fort que vous !

Pour les camarades en fauteuil roulant, soit vous avez les moyens de vous offrir un engin lunaire (voir au dessus) mais à ce moment là, bonjour l’angoisse pour traverser la plage du Grau du Roi (qui Bourg la Reine, bien sûr).

Soit, option deux : Vous restez loin de l’eau ! Vous pouvez faire une croix sur la fraîcheur et les copains ! Et oui, personne d’autre qu’un handicapé ou un retraité hollandais ne reste sur le terre-plein menant à la mer.

Donc vous voilà pétant de chaud sur le bitume ou le sable, de rivière, blanc généreusement mis en place par la DDE. Rapidement vous vous dites qu’après tout, vous avez la glacière, les canettes fraîches et le parasol, y a moyen de s’amuser quand même un peu.

Bon, pour faire plouf plouf, ça sera dans une autre vie mais quand on est handicapé, on apprend vite à faire avec ce qu’on a…

Alors là je dis attention ! ou du moins prenez garde. Vous ouvrez l’opercule de la canette bourrée de bisphénol A. Glougloutez paisiblement votre « heil ! neken ! ». Vous captez que l’absence d’arbre et le bitume ne sont pas les idées les plus grandioses que l’ « Aménagement du territoire » ait eu pour vous abriter de la chaleur. Du coup, grande idée… le parasol ! Mais voilà, vous êtes en Provence, au bord de la mer … Coup de vent !

Soudain votre après-midi peinard sur le bitume à 500 mètres de la grande bleue devient un après-midi char à voile. Ca peut être sympa, le tout c’est d’y être préparé psychologiquement !

Photo by Jennifer Regnier on Unsplash

Le sable c’est mou … très mou

Retour au parking. Si vous êtes, comme moi, un malfaisant en béquilles, vous avez refilé la glacière, le parasol et les 25 kg de trucs qui servent à rien à votre conjoint, vos enfants ou tout autre esclave plus ou moins volontaire. Sinon vous galérez pendant 1/2 h avec votre glacière qui tape dans les béquilles. Le parasol en bandoulière qui tape dans les voisins ou dans vos mollets …

Au bout d’un laps de temps variable donc, vous arrivez, en nage, à côté du Ari Vatanen en 2 roues.

« Comment vas-tu, yo de poêle ?! »

Oui je sais, elle est bien bonne et pas du tout éculée. Donc « Comment vas-tu, yo de poêle ?! » lui lancez-vous d’un ton enjoué et essoufflé. S’il n’est pas déjà mort de déshydratation, d’ennui ou s’il ne fait pas du char à voile, le bougre vous répondra sûrement : « Super bien mon vieux, et toi ?! »

Alors là, petite info pour les non moins valides : Quand un handy vous répond « ça va super bien, et toi ? » C’est qu’en fait, y a un truc qui cloche. La fierté du petit peuple associée à la culpabilité d’être soit disant difforme oblige l’handy moyen à toujours « aller bien ». Vous le croisez dans les escaliers en train de monter un frigo tout seul, il vous dira « ça va, c’est bon, je gère … mais merci quand même ».

Bon, moi je suis un handy salopard donc je le fais plus, enfin plus trop…

Revenons à nos deux couillons à mobilité réduite. Un éclair de lucidité fait capter à Mr Béquilles que son camarade Sieur Roulettes est arrivé au terme de son périple. Le sable fin, soyeux et doux comme la peau d’Aria Alexander (actrice porno) a eu raison de ses envies maritimes.

Et ouais, Roulettes, tu as fait le gandin*** au départ en slalomant sur le bitume avec ta glacière sur les genoux, le parasol dans le dos mais maintenant, tu l’as dans le cul… le parasol !

Du coup, fier comme un adolescent après sa première pignole, vous faites LE PAS de plus qui vous met en contact avec la peau d’Aria Alexander. Et là, vous vous rappelez que plus le sable est fin, plus vous vous enfoncez…

footprint Photo by Pascal Müller on Unsplash
Photo by Pascal Müller on Unsplash

Y fait chaud !

Chaque pas vous coûte des efforts gigantesques. Vos appuis au sol, déjà plus qu’aléatoires, deviennent carrément homéopathiques. Si vous n’avez pas la chance d’être, comme moi, un salopard qui fait porter ses affaires, vous avez en plus la glacière qui ballote, le parasol qui vous défonce les jambes et le volume 4 de Asimov qui tombe régulièrement de votre sac de plage trop plein.

Un pas après l’autre, me répétait ma kiné, sémillante et charmante au passage, donc tu avances, doucement, péniblement et en te brûlant les pieds ! Et oui, le sable c’est hyper chaud, le quartz du sable conduit fort bien l’énergie, et si comme moi vous avez les pieds tordus, et bien vous ne pouvez pas mettre de tap tap, de tongs ou autres espadrilles donc … vous vous cramez les petons plus sûrement qu’un militaire en Algérie jouant avec sa lampe à souder sur les pieds d’un fellagah. C’est joueur, le militaire colonialiste.

Pour faire les 500 mètres**** qui te séparent de l’endroit où tes potes ont trouvés 2 m² de disponible, tu en viens à regretter de pas être resté à côté de Mr Roulettes. M’enfin, l’appel de la mer, des fesses de ta copine et du con-formisme sont souvent les plus forts, donc tu avances. En plus, Sieur Roulettes a une haleine de chacal et a déjà trop picolé pour être un compagnon de conversation digne de ce nom.

Heureusement (il y a findus), à toute chose malheur est bon, il y a un truc comique : comme tu marches en traînant les pieds, chacun de tes pas soulève au moins une tonne de sable… qui est bouffé par ceux qui sont déjà installés sur leur serviette. Je sais, c’est une basse vengeance.

ENFIN la grande bleue !

Yes, enfin vos efforts depuis le départ de la tuture vont être récompensés. La mer, la douce, la fraîche est là, à portée de mimines ! Il ne reste plus qu’une seule épreuve : Traverser les 25 mètres entre votre serviette et la mer dans un slalom géant de serviettes hargneuses. Rapport au sable qu’ils se prennent dans la face quand vous marchez.

Donc un slalom géant… sans béquilles ! Et oui, la grosse blague c’est que des béquilles dans la mer, c’est comme des cochons dans l’espace *****, c’est plus que bizarre et super inutile !

Option 2 : vu que vous en avez rien à foutre de comment les gens vous regardent puisqu’ils vous regardent déjà ! Du coup vous osez faire ce qu’aucun adulte suffisant et fier de l’être fait : vous y allez à 4 pattes, et là ça devient super cool !

Vous laissez votre corps souffreteux et exténué se faire porter par la grande bleue. Un moment d’hésitation, le contraste thermique est parfois saisissant quand tu prends direct la vague sur le torse, et plouf, vous voilà totalement immergé, en train de faire un loooong sous l’eau salvateur ! L’espace d’un instant vous vous prenez même pour l’homme de l’Atlantide.

Luxe & volupté !

Lorsque, rassasié des bienfaits prodigués par les flots amicaux, vous ressortez ruisselant de pureté et d’une blanche candeur intérieure. Ca roxxe, hein, comme phrase. Vous découvrez, en rejoignant la grève surpeuplée, que les regards complaisants ou hostiles de la plèbe se sont transformés en œillades énamourées de la part des ménagères de plus de 50 ans et en fierté toute testostéronique de la part des phoques humains vautrés sous les parasols « krotambour ».

Et oui, vous voilà la mascotte de la plage, les regards méfiants ont fait place à des petits sourires style « bien joué, mec ». L’espace d’un instant, « elephant man » est devenu « Venus sortant des eaux »…

L’espace d’un instant, vous croyez vraiment être devenu un con comme les autres. Mais l’instant ne dure jamais très longtemps … Il faut rentrer maintenant !

Vous avez compris que ce très long texte ne sert strictement à rien. Peut-être vous faire rire à nos dépends, qu’on soit plus ou moins apparemment valide. J’aurais pu faire la même chose avec des gros, des trop maigres, des trop beaux… Peu importe. La masse n’aime pas la différence, surtout elle n’aime pas qu’on lui renvoie sa propre différence.
Alors demain matin, quand vous irez vous baignez et que vous vous trouverez moche, beau, valide ou pas, n’oubliez pas de rire et d’être juste vous même.
Renaud

Liens et autres trucs

Photo header : https://douglas.qld.gov.au/beach-wheelchair-program/

*Les Glénans : Ecole de voile qui autrefois avait une réputation d’être « rustique » mais qui a fait de gros efforts de confort… maintenant on peut même manger chaud !

Les crèmes solaires et environnement :  un article parmi des centaines sur le Huffingtonpost

Crèmes solaires et santé : idem, parmi la centaine d’articles non relayés par les mass media et les « docteurs experts », un article de 2015 sur consoglobe

**Fauteuil roulant et serviette de bain : Alors ne râlez pas, je sais pertinemment que le fauteuil roulant n’empêche pas de se baigner et donc d’avoir besoin de se sécher. Même si à titre perso je trouve ça sans intérêt, se sécher bien sûr. Mais pour l’intérêt de ce billet humoristique, je vous vire la serviette, ne m’en veuillez pas. Merci.

Les vacances au bord de la mer – l’excellent Michel Jonasz

***Faire le gandin : je vais dire que c’est du patois Marseillais ou provençal (c’est pas pareil, déconnez pas avec ça) qui veut exprimer l’idée de faire le beau, se la péter et forcément plus haut que son cul.

**** 500 mètres : c’est grosso modo la distance maximale réalisable quand il fait 40° et que tes béquilles s’enfoncent à demi dans le sable avant d’être terrassé par la chaleur, l’infarctus du myocarde ou la flemingite aiguë

***** les cochons dans l’espace : allez, « souviendez » vous … le muppet show, miss peggy, et voui, du grand n’importe quoi !

Naturopathe, Psychothérapeute et Pratiquant de différentes techniques énergétiques depuis plus de 20 ans.
J’anime des conférences / rencontres en essayant d’amener chaque fois un autre regard, une autre manière d’être et de vivre le monde qui nous entoure.
Loin du Mysticisme et du Rationalisme il existe une troisième voie, celle du sourire et de l’harmonie. Un Pragmatisme abstrait pour aimer notre propre paradoxe.

Les grandes plages de sable fin … en fauteuil roulant

Cet article a 2 commentaires

  1. J’ai ri, j’ai souri, j’ai pesté (mais pas avec mon cul !), j’ai relativisé mes pauvres petits malheurs… et mon mauvais esprit m’a fait penser que sur les plages normandes tu n’aurais pas ce problème (les 40° dans la Manche, pour que le thermomètre les affiche, faut qu’il sorte de ton cul quand t’as chopé la grippe)…
    Il y a quelques jours, j’ai posté une série de photos que j’avais prises à Martel (dans le Lot) dont certaines devant la gare d’où part un petit train touristique (à vapeur ou diesel, c’est selon)… « quel rapport avec la choucroute ? » te demandes-tu ? Ben, le rapport c’est que sur une de ces photos, on voyait une gamine dans un fauteuil, de surcroît, pas la sexy handy, non non, la poly et une personne m’a fait remarquer en message privé, que c’était indécent.
    Indécent ? Pourquoi indécent ? Ben, parce qu’elle est handicapée, justement ! Et alors ? En plus de les obliger à supporter cet urbanisme où rien n’est conçu pour leur faciliter la vie, il faudrait EN PLUS les cacher à nos yeux de valides et de plus ou moins bien portants ?
    En fait, quand j’ai posté la photo, je n’avais pas remarqué la présence de la gamine sur le cliché. Je me souviens avoir échangé quelques mots avec sa maman qui fumait sa clope à côté de moi et notre discussion avait porté sur l’absence de cendrier. Je suis très conne, je ne laisse pas mes mégots à terre et du coup ma robe sentait l’arrière-salle du bar-tabac de la rue des Martyrs (avant l’interdiction de fumer dans les lieux publics) puisque j’y « range » mes mégots dans les poches…
    Je pense que le message de cette personne se voulait bienveillant à l’égard de la pauvre petite chose assise toute tordue dans son fauteuil, je n’y ai vu que mépris, que déni « si on les cache à notre vue, c’est comme s’ils n’existaient pas et s’ils n’existent pas, je ne risque pas qu’un de mes proches se retrouve dans cet état-là », mais il paraît que j’ai mauvais esprit…
    Bon, mes vacances se terminent, je te salue bien bas (en espérant que mon arthrose me permette de me redresser ensuite) et je te dis « à bientôt, mon salaud de jumeau ! »
    PS : Est-ce que tu te sers de tes cannes anglaises pour niquer les moustiques qui volent autour de toi et si oui, est-ce une arme efficace ? Ces derniers mots me sont inspirés par ces salopes de femelles qui me tournent autour, telles des vampires miniatures.

    1. Et ouais ! Le drame c’est que pas mal de parent sont dans le cas de la dame qui t’as si obligeamment envoyé un mp
      la honte …
      le drame du drame c’est que pas mal d’handy (sexy ou pas) sont eux aussi dans ce cas
      la honte…
      la peur du différent y compris en soi même

      pour répondre à ta question subsidiaire :
      Non et Non ce n’est pas efficace. Ce qui explique que je ne m’en serve pas du coup

      par contre quelques trucs anti moustique sans polluer par des produits chimiques

      Faire un feu de camp avec du bois pas sec … ca pue mais ca fume

      S’offrir quelques centaines de libellules et les dresser pour qu’elles restent autour de toi… pas simple je te l’accorde

      Boire tellement que l’alcool anesthésie tout plusieurs jours durant … à ne pas faire sur du long terme

      S’offrir un bon ventilo et le brancher vitesse 2, les moutics n’aiment pas le vent, ils se barrent et en plus toi tu as (presque) frais ce qui pour les années à venir va être indispensable

      Bisous

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