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Ha l’Amour ! Toujours l’Amour! En Février 2017, je vous parlais de l’amour conditionnel… c’était pas super réjouissant même si c’est ce que la plupart d’entre nous vivent au quotidien. Novembre 2018 arrive l’article sur l’Amour inconditionnel… Enfin ! diront certains. Pile poil timing pour d’autres. Il aura fallu 23 mois, je vous laisse rire sur la symbolique, pour pouvoir sortir ce volume numéro 2 sur l’Amour. Alors pourquoi tout ce temps ?

23 mois plus tard, l’Amour inconditionnel

Peut-être, déjà, que nous, La Passerelle, n’étions pas assez dans l’Amour inconditionnel pour pouvoir en parler. Comprendre une chose, pouvoir l’expliquer, c’est une étape importante mais entre expliquer et vivre, être cohérent avec ce qu’on écrit, c’est encore autre chose.

!!! Ce texte sera forcément insatisfaisant, j’en prends mon parti. Si vous avez des commentaires et/ou des questions, n’hésitez pas à les laisser anonymement ou pas dans les commentaires !!!

Peut-être aussi que c’est un des articles les plus difficiles qui soit à écrire. Comment parler, écrire surtout, sur un sujet qui ne peut pas se limiter à des mots ? Comment partager un sentiment ? Qui plus est sur un thème qui est forcément mal compris tellement il est éloigné de ce qu’on nous apprend à vivre, être et penser.

Hier encore, trois discussions, et trois fois ce constat terrible : nous ne savons pas Aimer ! Nous ne parlons que de possession, vengeance, rancoeur, tristesse et peurs, peurs, peurs. Nos bouches, nos têtes, nos oreilles et nos coeurs sont gavés de ces miasmes.

Le niveau de Tolérance, je mets des majuscules, me référant ainsi au concept plus qu’à sa définition limitante, est proche du néant.

Alors parler de l’Amour inconditionnel quand 1 fois sur 2 la réponse est « y a qu’à les buter direct » – « Ça je ne le pardonnerai jamais » ou « mais c’est inadmissible, comment ça peut exister ! »

Oui mais ça existe ! Alors vous allez dire « la faute à qui ! », cherchant encore et toujours un responsable à notre propre aberration … Un responsable, une raison, définir, limiter, cloisonner, séparer, voilà des notions totalement opposées à la notion d’Amour inconditionnel. Vous voyez, intégrer ces notions dans nos vies du quotidien, c’est pas gagné ! 

Comment parler de ce qui n’est pas ?

Pour vous remettre dans le bain, un petit retour sur l’article « L’amour conditionnel »

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Alors l’amour se résume-t-il à un jeu de cache-cache entre deux commerçants flippés et paranoïaques ? Cet Amour inconditionnel dont les manuels de (bien) développement personnel (en suivant nos conseils) nous rabattent les oreilles existe-t-il vraiment ?

Et surtout c’est quoi ? La vision post romantique vue dans l’amour conditionnel ? L’amour tinder/grinder qui se limite trop souvent à 20 cm² de chair et à un peu de chaleur corporelle dans la solitude de nos vies numériques et égocentriques ?

Comment vous parler de ce qui ne naît pas puisque ça a toujours été là ? Comment évoquer ce qui Est sans être ?

Terrible à comprendre cette phrase, n’est-ce pas ? Terrible,c’est le mot pour qualifier la misère de nos vies. 

C’est comment d’Aimer simplement, d’Aimer sans le « parce que » ?


Humains, le sommes-nous encore vraiment ?

L’Amour inconditionnel parle d’Harmonie avec tout ce qui vit. Il parle de la Liberté totale du vivant, y compris à mourir, y compris à souffrir. Mais voilà, nous sommes tellement attachés à nos peines, à nos petites misères, nous avons tellement le nez dans le guidon de notre suffisance que nous ne voyons même pas le bout de notre ego démesuré d’humain. 

Notre culture, notre civilisation, qui a une si haute opinion d’elle-même sans aucun élément tangible pour la justifier, aime se croire l’alpha et l’oméga de la vie sur Terre. Quelle misère, quelle vanité ! Nous avons mis en avant, et comme seul but dans la vie, l’avoir au détriment de l’être.

Nous avons cru sortir des dogmes religieux, du spiritualISME, pour nous réfugier dans le matérialISME. Sommes-nous plus libres ? Sommes-nous plus heureux, plus sages ou plus tolérants ? Mais surtout est-ce vraiment si différent ?

L’Amour inconditionnel parle de ça, de ce choix qui ne tranche pas, ce non dit, ce non être qui hurle et qui EST sans jamais haïr.

Ce qui hait (est) en nous n’est jamais que le petit « je ». Cette fragile incarnation qui grandit toute seule et qui n’ose pas s’avouer à elle-même  que c’est normal, et même sain, d’avoir peur. Nous rassurons nos enfants alors que nous sommes nous-mêmes terrorisés par cette solitude immense tapie au coeur de nous. La peur logique d’un Alain Bombard face à l’immensité de l’Atlantique.

Photo by frank mckenna on Unsplash

Nous avons inventé une genèse où nous serions chassés d’un paradis pour ne pas avoir à vivre ce cadeau parfois douloureux qu’est la vie. « Pauvre pierrot, pauvre colombine », vous avez froid, vous vous sentez esseulé alors que dans votre coeur la chaleur et la complétude sont là et n’attendent que vous. Oserez-vous allumer votre flamme ?

Pauvre petit enfant abandonné, arraché de la matrice maternelle et universelle, tu pleures au fond de toi et tu casses la gueule de celui qui te manque de respect alors que ton seul ennemi est en fait ton propre refus d’être faible et terrifié.

C’est la première et inévitable étape pour comprendre l’Amour inconditionnel.

Accepter d’être vaincu

Accepter de perdre vraiment ! Accepter que tout, vraiment tout a une fin, et heureusement. Arriver à se lever, chaque matin, en étant simplement heureux d’être alors que vous savez que tout ça ne sert vraisemblablement à rien.

Ou, pour se mettre un peu de vaseline émotionnelle, que tout cela a peut-être un sens mais que notre « dérisoire entendement », et en particulier notre mental et ses 3.000 info/seconde, ne peut pas saisir.

Accepter au plus profond de nous que la Mort,The E.N.D., est vraiment le moteur et qu’à ce titre Elle devrait être remerciée plutôt qu’écartée dans les mouroirs, les asiles et les prisons de nos consciences apeurées (ça roxxe comme phrase ça).

Si cette première partie vous a mis mal à l’aise, vous voyez que ce n’est pas gagné pour faire le sacrifice inévitable que demande l’Amour inconditionnel.

Mourir à soi même

« L’amour meurt, comme meurent les fleurs… on n’sait pas ! On ne sait rien sur terre. » Léo Ferré

Oui l’amour meurt, oui l’Amour inconditionnel c’est celui qui fait mourir, mourir pour renaître. Ça donne pas forcément envie, dit comme ça, mais pourtant c’est bel et bien le cas.

L’Amour inconditionnel, dans ce que j’ai pu en vivre, percevoir et expérimenter, est la seule force, avec la Sljivovica ou le bon rhum, capable de faire se dissoudre toutes nos résistances égotiques.

L’Amour « vrai » pour accepter le paradoxe

Les guillemets sont importants, ils permettent de ne pas se prendre pour Dieu et de ne pas avoir « LaVéritéVraieYaQueCellelà ». L’Amour « vrai » donc, n’a pas de demande, il n’a pas d’incarnation limitée et surtout il n’a pas de pouvoir.

C’est cette corrélation de « il n’est rien, il ne veut rien, il ne peut rien » qui en fait la plus grande force de dilution égotique au monde.

Vous pouvez faire 30 ans de thérapie, prendre tous les cours de blabliblabla que vous voulez ou méditer au fond d’une grotte les 2/3 de votre vie, si vous ne laissez pas l’Amour vous vaincre, vous serez juste un très bon Yogi, un fabuleux Fakir ou un moine à la vertu gigantesque… Vous ne serez pourtant jamais un HUMAIN ou mieux encore, un Être Vivant.

Je sais que c’est très dur pour notre mental et notre émotionnel de comprendre le paradoxe. Pour notre pensée matérialiste et limitée, même si elle est empreinte de mysticISME, une chose est ou n’est pas.

On est vivant ou mort, gentil ou messant, dans le paradis ou en enfer, coupable ou non coupable, pourtant le non-lieu existe … même dans le code pénal.

L’Amour inconditionnel, c’est l’âme même du paradoxe qu’est La Vie

« Alors si je suis dans l’Amour inconditionnel, il n’y a plus de colère, plus de chagrin, plus de rage ? »

Ben si justement !

Diantre, fichtre, fouchtre, mais non Reun Reun, c’est pas possible ça ! Maître E et le grand gourou Skippy ils ont dit que …

Ouais ils l’ont dit.

Nous avons la fichue habitude de raisonner et de vivre avec notre cuirasse bâtie de dogmes et décorée de certitudes. A ce titre, regardez au fond de votre conscience … l’humain y est soit perçu comme le summum de l’évolution, soit comme un cancer qu’on ferait mieux d’éliminer…

Dans la première option, cette pseudo suprématie justifie le massacre des milliers d’hectares d’arbres chaque jour ou des millions de tonnes d’animaux objets.

Dans la seconde option, ceux qui pensent ça ne se sont toujours pas suicidés … l’enfer, le cancer, c’est toujours le voisin, c’est jamais nous curieusement.

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Sacrifier sa personne, pas son individu

Alors l’Amour nous demande le sacrifice de notre « Je », de notre personne. C’est de ce sacrifice volontaire de « Je » que va naître, et respirer, la plus grande force de l’Amour, celle qui permet de s’affranchir de nos propres limitations, de notre propre histoire personnelle et nous permettre enfin d’aller au delà.

Comprenez moi bien, le but n’est pas la dévotion, l’Amour ne demande pas ça, d’ailleurs il ne demande vraiment rien puisqu’il Est in fine Tout.

Non, le sacrifice n’est pas celui de votre individualité (indivisible) mais bel et bien celui de votre personnalité (de personna, masque). Ce qui est à laisser tomber ce sont nos masques, qu’ils soient socialement positifs ou négatifs.

C’est Jésus, désolé de la référence curetonne, qui pardonne aux voleurs et aux criminels. Il n’y a pas de morale dans l’Amour, il n’y a pas de notion de bien ou de mal, ça c’est votre personnalité et vos croyances qui le mettent en place

Avoir peur mais …

Aucun être, aucune énergie au monde ne nous demande de ne plus rien ressentir et de marcher le cul en bombe porte d’Aix la nuit !  Ça c’est de l’auto-punition ou le désir non assumé de se faire défoncer le cul par une pluralité masculine plus ou moins bienveillante.

On peut adorer, ceci dit.

Au contraire même : RESSENTONS, ayons des émotions, exprimons les ! Pleurons à chaudes larmes, rions, fantasmons, laissons exulter la vie qui est en nous … MAIS ! Et oui, le fameux mais !

… MAIS ne nous laissons pas aller !

L’Amour inconditionnel n’est pas vos émotions, vous, oui, vous-même, n’êtes pas vos émotions. Finalement la seule chose qui nous est demandée, c’est de ne pas devenir une émotion. À aucun moment il est question de ne pas ressentir, ni de ne pas exprimer les émotions ressenties !

Jésus, quand il tend l’autre joue, n’est pas forcément hyper serein ni même détendu. Connaissant un peu sa cuirasse, je vous garantis qu’il a même plutôt envie de lui en retourner une ! Pareil quand il monte avec sa croix et qu’on le punaise sur 2 planches, il a pas dû se fendre la poire !

Pourtant à ce moment là une voix, une sensation s’ouvre et nous rappelle que c’est notre Frère, un morceau de l’immensité que nous allons gifler.

Ce n’est pas Gérard qui nous offense mais plutôt le comportement de la cuirasse de Gérard qui blesse notre propre amour propre, notre propre croyance dans notre immortalité.

Bien au delà encore de ce discours, c’est un profond et sincère sentiment d’acceptation qui émerge. Un sentiment bien plus puissant que mes pauvres mots (maux). C’est la connaissance intime de « c’est bien ainsi que cela fût conçu ».

Alors quelque chose en toi s’apaise, se détend profondément et tend « bêtement » l’autre joue…

L’Amour pour aller au delà de Je

Je sais que mes copains « anarcho syndicalistes » vont hurler, le Renaud humaniste lui-même pourrait encore hurler s’il ne savait pas, au fond de lui, que cette profonde blessure, cette souffrance face à l’humaine inhumanité de La Vie n’est qu’une illusion.

L’Amour inconditionnel n’est pas l’abnégation et le sacrifice de soi, c’est juste le sacrifice, volontaire, de ce que nous croyons être pour aller au delà de ce que nous définissons comme possible, acceptable, moral, juste, bien … 

Le fait de prendre la mort comme l’ennemi final n’aide pas les choses.

L’Amour inconditionnel c’est l’acceptation ultime, pas la résignation, juste l’acceptation que « Sega c’est plus fort que toi »

Alors pourquoi continuer à se battre contre des moulins à vent ? Pourquoi me tendre quand je ne peux que ralentir ce qui va advenir ?

Ca soulève énormément de questions tout ça, surtout pour quelqu’un qui est thérapeute ou dans l’aide aux personnes. Et si justement on arrêtait d’aider les personnes et qu’on commençait à aider les individus, les humains, les êtres vivants ?

Photo by Aziz Acharki
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L’Amour inconditionnel est LA force de dissolution. Son absence, son intangibilité, ses non demandes font qu’il réclame « tout de nous et rien de vous ». Mais là où c’est souvent mal compris, et c’est aussi ce qui génère une peur incommensurable de ce « je » égotique, c’est qu’en aucun cas cette demande n’en est une !

C’est une obligation de fait, comme Naître demande de respirer. Personne ne demande ni n’exige d’un bébé de respirer mais s’il ne le fait pas … Ça ne va pas durer bien longtemps.

L’amour inconditionnel, c’est les p’tits coeurs qui s’envolent ?

Ben non ! Enfin si, si vous avez envie, mais pour moi c’est bien plus simple. En fait c’est ça le point crucial, la simplicité extrême.

C’est juste vivre en embrassant TOUT, le plaisant et le déplaisant. C’est arrêter la Lutte, celle qu’on mène en nous et envers le monde.

Aimer c’est abdiquer ! Accepter que la vague gagnera toujours, et heureusement. C’est aussi s’abandonner à la Confiance sans pour autant être con. Accepter de n’être qu’une goutte d’eau de l’océan tout en étant l’Océan lui-même. C’est tenir dans sa main quelque chose qui t’étreint déjà, l’infiniment rien qui est l’infiniment tout. 

De manière plus pragmatique, c’est accepter de disparaître en se mettant au service d’un Soi qui n’est pas nous et qui pourtant vit en nous. C’est disparaître en mer pour devenir la Vague. Ici e(s)t ici, pour ceux qui aiment la physique quantique. 

Et puis surtout, au quotidien, Aimer c’est accepter de ne pas l’être en retour. C’est accepter que notre enfant / parent nous déteste parce que cela est nécessaire pour sa construction / survie. C’est accepter de faire ce qui doit être fait, que cela nous plaise ou pas. 

Aimer c’est laisser l’autre être libre de ce qu’il a envie d’être… même si ça nous fait hurler !

Je peux continuer pendant des heures mais le plus simple c’est que vous laissiez vos commentaires et questions ici pour enrichir cet article car Aimer, c’est aussi partager …

Renaud

Naturopathe, Psychothérapeute et Pratiquant de différentes techniques énergétiques depuis plus de 20 ans.
J’anime des conférences / rencontres en essayant d’amener chaque fois un autre regard, une autre manière d’être et de vivre le monde qui nous entoure.
Loin du Mysticisme et du Rationalisme il existe une troisième voie, celle du sourire et de l’harmonie. Un Pragmatisme abstrait pour aimer notre propre paradoxe.

Amour, Liberté, l’Amour inconditionnel – partie 2
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