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Un nouveau cycle d’impro sur les cartes du Tarot de Marseille

J’ai choisi un jeu qui permet de démarrer un nouveau cycle d’impro.

Ce jeu consiste à choisir une carte de tarot. Ne pas la regarder. Vivre pendant plusieurs jours avec cette carte en continuant de ne pas savoir de quelle carte il s’agit. Noter ce qui me traverse. Toutes les manifestations que je sens être en lien avec cette carte. Et ce, jusqu’au moment de faire une restitution musicale. Quand j’irai au piano ou sur un autre instrument.

Avant la restitution musicale : Observer ce qui m’arrive. Ce qui se passe en moi. Sentir ce qu’il se passe autour. Voir. Les sensations. Les pensées. Les rencontres du jour. Comment se déroulent les événements.

Première carte tirée au sort de ce nouveau cycle d’impro :

Une carte que j’ai laissé retournée pendant trois jours. Il s’agit de l’arcane 21: le Monde. Je ne l’ai découverte qu’après avoir noté mes impressions et avoir improvisé.

Toi, carte inconnue, que me dis tu?

Ici je rassemble des éléments ressentis à partir de la carte :

Je suis un être ou bien un animal ou parfois même une machine ? Je me le demande tellement j’avance avec un mécanisme qui trace sa route invariablement. Un ensemble qui ne plie pas facilement. Je vois la locomotive qui fait son travail de propulsion. Je vois les engrenages. Les tuyaux. Le charbon. La vapeur. J’agis.

Si parfois c’est compliqué avec l’extérieur, je ne renonce pas. Mais vrai, parfois ça tient à peu de chose. J’accomplis mon action parce que c’est ce qu’il y a à faire. Je pose un pied devant l’autre.

Des actions sont à mener. Des mots sont à dire. C’est comme une comptine, comme une chanson. Elle rebondit dans le temps. Quand je vis, tout s’interpénètre et tout se mêle. C’est sans explication. C’est faire et puis faire encore. Une puissante et vaste énergie doit certainement soutenir cette planète. Et comment j’aimerais le comprendre. Et comment j’aimerais dessiner les contours fixes du vaste édifice. Rien de tout cela est possible. Ma nature humaine est à l’étroit dans un costume pourtant fait sur mesure. Sur quoi je m’appuie ? Où vais-je puiser du carburant ? Indescriptible mécanisme qui fait qu’aujourd’hui succède à hier et précède demain. Dans ce grand ensemble auquel j’appartiens, je suis une petite partie qui fait sa part. Si je peux te causer directement, grand architecte, je le ferai volontiers. Merci de faire en sorte que tout produise, que tout avance, que tout bouge dans toutes les directions. Merci pour la force du grand mouvement. Parfois je l’entrevois et je sais que c’est ce qui me fait avancer.

Le tirage à l’aveugle me permet de capter qu’il est possible de recevoir un petit enseignement de chaque arcane. De comprendre que cet arcane a bien voulu dévoiler certains aspects de lui-même par un biais plus créatif que l’étude classique. J’ai pensé à plusieurs autres cartes. Je pensais au chariot ou à l’empereur pour le côté physique. La roue de fortune pour le côté engrenage et son cycle de recommencement. J’avais une image plus statique concernant la carte du monde : je l’imaginais stable. Un accomplissement harmonieux comme un tableau. Heureusement pas. Tout bouge constamment sinon ce ne serait pas la vie. Et puis chaque arcane contient des aspects actifs et passifs. Chaque lame est un monde ouvert qui dévoile ses vérités propres en fonction de qui la regarde !

A partir de la carte 21 du Tarot de Marseille, une impro à l’aveugle, au piano

Laurent
REZO

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