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Pour la « master class ès tarots » de la semaine, le fameux hasard nous propose de travailler sur la carte L’ÉPUISEMENT dans le tarot d’Osho, ou le 9 des DENIERS du tarot de Marseille. Commencer une année scolaire sur le thème de L’ÉPUISEMENT laisse présager de grands moments, je trouve. Mais bon, je ne suis pas là pour vous apprendre à vivre.

Surtout qu’en fait, l’épuisement peut être, au final, une des plus belles choses qui puisse vous arriver. Comme souvent, je vais essayer, à ma manière, d’ouvrir votre conscience vers une autre facette de ce qui est visible au premier abord. Ce que vous en ferez est, par contre, de votre responsabilité.

L’épuisement est nécessaire pour sortir de la Répression.

La semaine dernière je vous parlais de LA REPRESSION, le 10 des DENIERS. Je vous précisais que votre REPRESSION est l’enfant direct de la carte d’il y a 15 jours, LE CONDITIONNEMENT. Et bien c’est exactement pareil avec la carte d’Osho L’ÉPUISEMENT. La seule différence majeure entre le 9 et le 10 des Deniers, c’est que pour saisir le 10, LA RÉPRESSION, il faut d’abord avoir vécu, vu et résolu / accepté le 9 des Deniers, L’ÉPUISEMENT .

Le neuf, l’ermite, est un constat, un état. Vous ressentez, plus que comprenez, votre épuisement. En 10, la roue de fortune, vous commencez à fournir l’effort nécessaire. Cet effort n’aboutira qu’en 11, La Force, ou ici la 11ème lame de la maîtrise de l’Action … L’ESPIÈGLERIE !

Si vous n’avez pas conscience, dans votre chair, dans votre tête, votre émotionnel et votre Coeur Conscient, de l’état d’épuisement dans lequel votre conditionnement vous met, comment voulez-vous fournir l’effort gigantesque nécessaire à une réelle transmutation ?

Vision de la carte l’épuisement en podcast

L’Epuisement & le 9 de deniers, se recentrer sur l’ESSENCE-CIEL

Dans la carte du tarot d’Osho L’EPUISEMENT, c’est bien au centre que le personnage harassé, épuisé, apparaît. On dirait un vieux Rambo qui en a marre de faire la guerre. Un de ces vieux vétérans qui ont passé trop de temps sur les champs de Bataille. Ici, ne nous y trompons pas, la bataille a bien lieu dans notre Coeur Conscient. Dans notre centre le plus profond.

Dans la carte le 9 des Deniers du Tarot de Marseille, c’est la même chose. Un denier reste seul, au centre, séparé des autres par les feuillages bleus et rouges. Nous, les gens, nous croyons que la solitude est une souffrance, qu’être seul c’est une douleur. A aucun moment nous ne prenons conscience que l’isolement est aussi une protection et surtout que, au centre, c’est là que nous gardons notre seul véritable joyau : notre Coeur !

Voilà vraisemblablement des années que nous ne laissons plus exister ce Coeur et que nous nous acharnons à dépenser notre énergie vitale (MANIPURA) pour le faire taire. En effet, le Coeur conscient n’est pas l’ami du chakra solaire. MANIPURA veut briller, être vu, avoir, manger et posséder, et ANAHATA (le chakra cardiaque), lui, veut rire (l’ESPIEGLERIE), jouer et danser avec La Vie. L’un veut gagner, l’autre ne comprend même pas ce que c’est !

C’est le grand défi de notre ego, qui est symbolisé par la carte d’Osho L’EPUISEMENT : Accepter de se mettre au service de Anahata avant la fracture, avant l’écrasement. Il n’y a pas à sacrifier notre ego mais juste son orgueil et sa prédominance. Il est appelé à devenir le Valet du Coeur, et non son despote.

L’épuisement, générateur de cohérence

Quand un organisme logique et cohérent est en état d’épuisement, normalement il sacrifie la périphérie pour préserver le centre, le vital. C’est exactement ce qui arrive au corps humain quand il est en état d’hypothermie. Notre instinct de survie préfère se faire amputer des deux bras et des deux jambes que du Coeur. Du coup notre système autonome va faire refluer le sang depuis les extrémités vers les organes majeurs pour préserver la Vie.

Et peu importe ce que sera cette vie, amputé ou pas, ça n’a pas de sens pour le Vivant.

Mais bizarrement, alors que la logique de Vie est de préserver le centre, le conditionnement humain, lui, s’acharne à faire croître la superficie. Si nous suivions la logique vitale, nous ferions tout pour préserver notre Fond, notre Soi et même notre Moi. Mais la vie sociale ayant de plus en plus tous les droits, c’est au contraire le paraître, le visage social et donc la Forme qui est valorisée.

Les larmes sont retenues, les colères se cachent derrière des sourires de complaisance, l’envie de vivre se calme à coup de Xanax et la baise légère se tord pour correspondre aux standards de la « Deus Familia » ou à ceux, tout aussi terribles, du romantisme sirupeux.

L’Humain en nous souffre, s’étouffe mais la personne, elle, se gave et resplendit !

La carte de L’ÉPUISEMENT nous met face à cette incohérence. Nous mettons 99% de notre énergie, de nos préoccupations, à construire ou maintenir notre Forme. Mais posons-nous la question ; est-ce que cela mérite autant d’énergie ? Est-il nécessaire de donner autant d’importance au qu’en dira-t-on, à la morale, aux codes familiaux, professionnels, relationnels ?

Bien sûr, s’il n’y a pas de Forme, l’incarnation nécessaire de notre Fond dans cette réalité va devenir un rien plus complexe.

Pour changer il faut craquer

Sincèrement j’ai essayé de trouver d’autres biais, d’autre sentiers pour pouvoir guider les gens sur des chemins moins rudes que ceux que j’ai dû vivre. Je ne suis pas l’alpha et l’oméga et je suis très très loin d’avoir tout vécu ou compris mais, d’après mon expérience de vie et celle de ceux que j’ai pu rencontrer, chaque fois la même chose revient :

Il nous faut avoir la sensation de tout perdre. Il nous faut craquer totalement et risquer l’infini pour pouvoir ancrer réellement le changement en nous.

Alors même si on peut faire largement plus souple que moi, à un moment ou à un autre le Pèlerin va se trouver face à la nécessité d’arrêter de maintenir une manière de fonctionner. Ca va très souvent entraîner douleur, peur, anxiété et une farouche résistance. C’EST NORMAL !

La souffrance que vous pourrez ressentir, ce n’est pas une obligation, sera proportionnelle à la quantité de votre énergie que vous consacrez encore à faire fonctionner votre vieille machinerie. La souffrance n’est pas la douleur. La souffrance n’est due qu’à la tension et l’attention que nous choisissons de fournir.

Vous pouvez me parler de la souffrance de l’âme, bien sûr, mais en général c’est quelque chose de totalement différent. A ce passage de la transmutation, ce que vous ressentez, ce qui meurt en vous, ce n’est pas votre âme, c’est la suprématie qu’a pris votre ego et son costume : la cuirasse des certitudes.

Comme « Les Filles » l’ont dit dans la Nouvelle Lune du 30 Aout : vous pouvez choisir…

Enfin, si vous pouvez encore choisir, c’est que vous n’êtes pas encore vraiment sur L’EPUISEMENT.

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Photo by Peter John Maridable

Accueillir son épuisement et s’en servir pour exister

L’EPUISEMENT est un bon signe si vous acceptez de laisser s’effondrer LA MACHINE. Vous pouvez aussi aller voler de l’essence chez le voisin pour continuer à maintenir un système déjà obsolète. On fait déjà ça avec l’économie de marché depuis 200 ans !

Pour maintenir LA MACHINE, vous pouvez prendre des cachets, des « vitamines bonne mine » pour illusionner les autres MACHINES autour de vous et Madame La Morale en vous. Notre société offre une foultitude de solution toutes aussi fallacieuses et complaisantes les unes que les autres. Allez voir un Naturopathe ou un chaman de pacotille. Vous aurez du grain bio à moudre pour votre moulin comportemental. Sinon vous avez l’option tradi : des cachetons pour tonton ! J’ai un excellent ami Psychiatre (salut à toi) qui ne se fera pas une joie de vous en prescrire ! Là c’est moins bio mais c’est remboursé par la sécu et c’est validé par le collège des sciences normatives.

Vous pouvez aussi aller manifester votre rage, vos espoirs « déchus » et votre mal de vivre sur un rond point, entre Bastille et Nation, dans les tribunes ou sur un stade et bien sûr dans les bras d’une psycho-pute payante ou pas, sexuelle ou pas.

Si vous avez encore ces options, c’est que vous croyez encore pouvoir gouverner LA MACHINE !

Mais la transmutation nécessaire pour passer de l’homme machine à l’Humain n’a que faire des croyances, elle a besoin de la totalité de notre vie.

Alors y’en a marre ou pas ?

Ne vous leurrez pas, tant que vous avez de l’espoir, tant que vous avez assez d’énergie pour croire en vos histoires, vous ne changerez pas. Le Chaman, l’Homme de Connaissance, Le Sage, a réellement tout perdu. Il n’est plus tendu vers des-espoirs. Les besoins ne le submergent plus. La domination du Je a cessé. Fini les feux d’artifesses … Pourtant il AIME TOUTES les facettes de LA VIE. Il Rit, il Jouit à un point que vous n’osez même pas imaginer !

Allons-nous continuer à être normaux et à ainsi valider le monde des gens « normaux » ? Ce monde que nous épuisons, que nous pressons jusqu’à la dernière goutte comme nous pressons les autres Humains et surtout nous-mêmes ?

C’est dur ? Ça vous semble impossible ? C’est normal, vous avez encore assez de jus en vous pour vous illusionner et croire que vous avez un truc super à perdre. Ou pour être plus précis, vous accordez encore trop de jus à nourrir LA MACHINE en vous*.

Désespérez de vous, voyez la vase noire et puante au fond de votre système de vie et de comportement. Osez aller au bord de la falaise et là, choisissez : STOP OU ENCORE ? Pour l’Esprit, l’importance de votre décision n’a pas de sens. Il nous attend et lui, il a réellement « l’infinité » pour lui !

Renaud

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L’Epuisement, le 9 des deniers au coeur du changement
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