Chapitre 1 : « Ce qu’il y a d’encombrant avec la morale c’est que c’est toujours la morale des autres ! » Et oui on attaque la semaine par cette très belle phrase de l’encyclopédiste Diderot. Cette phrase magnifiquement mise en musique par Léo Ferré (Préface) en dit long sur le défi de la semaine : Faire un pas hors de la morale !

Et là je sèche ! J’ai plein de choses « guéniales » à vous raconter sur la morale mais en vérité je crois que ça ne sert à rien ! Vous adorez ça ! Vous adorez juger et vous juger ! La morale à quoi ca sert ? A savoir quoi faire quoi dire et quoi être !

Quand un doute te chatouilles, quand tu hésites sur ce qu’il est juste ou correct de dire, penser, ressentir court vite te réfugier dans les jupons de la gouvernante de l’hospice de l’Humanité.

La morale c’est quoi ? C’est TOUT !

La morale, la Reyne d’Epee du tarot, peut être vu comme une interface entre Soi et le Monde. Une grille de lecture pour appréhender le monde. Hélas cette grille de lecture nous empêche de toucher vraiment ce monde en plus elle nous empêche aussi d’être vraiment touché par lui. Chaque fois entre Soi et L’autre, le Monde, la grille de lecture vient nous dire comment vivre, percevoir et être dans cette situation.

Tout ce que nous faisons, pensons, disons, estimons, est moral ! Nous croyons vivre hors des religions dans un pays laïque. D’ailleurs nous n’en avons même plus le HIC depuis que l’alcool c’est maaaaal !

Ne fumes pas tu vas mourir, ne bois pas tu vas mourir. Surtout ne met pas cette jupe on pourrait te violer ! Si tu fais ceci, si tu penses cela et que tu t’habilles comme ça tu vas mourir de honte… Surtout ne vis pas ! Tu risquerais de mourir à la fin !

C’est ça la morale ! C’est la limitation du monde à une grille étroite de perception et de possible. Chaque fois que nous nous attachons à « notre » morale ou jugement de valeur nous tuons des possibles et notre monde, le monde de vos enfants, voisins, parents, amis, devient un peu plus terne, un peu plus pauvre, un peu plus raide, un peu plus lointain.

Nous nous « orphelinons » tout seul du monde ! Comme seul réconfort nous pouvons aller lécher le cul de cette vieille mégère sénile qu’est la morale.

L’éthique à pour but la vie en commun. La morale, elle, n’est là que pour limiter le vivant et l’offrir à une élite cannibale qui règne grâce à notre peur de nous tromper et d’exister. D’exister sans frontières mentales, émotionnelles ou géographiques.

La morale pour savoir quoi dire, être ou penser

Chaque fois la Morale va se construire sur un référentiel extérieur. Comment s’habiller ? Ca c’est les potes et la pub qui va décider de ce qui est mettable ou pas. Comment avoir le comportement juste ? C’est maman qui me l’a appris. Ce qu’il est bon de manger ? Merci monsieur le professeur Dutruc. Bien sur le vrai et le faux sont certifiés via média par l’institut de vérification de la pensée ou le grand gourou Skipisse (pisser en skiant c’est pas facile, c’est pour ça que c’est lui le grand chef suprême). Quand à ce que l’ont doit penser et ressentir ça va être Merluchon, Narine, Monseigneur de la Cuisse, Papounet ou MonChériEtMaitreDeMaVie.

Vous voyez à quel point vous êtes hyper libre de vos choix ! Alors vous allez dire : « oui mais Renaud il exagère…. » Hélas pas tant que ça ! Le moindre couillon ayant lut : Bourdieu, Durkheim, Passeron, Norbert & co est capable de vous montrer la part majeure de l’acquis dans vos comportements et votre manière de vivre et de penser au quotidien… Jusqu’à votre manière de respirer qui est impacté par votre milieu social élargi.

Lutter, se résigner ou simplement accepter ?

Alors on fait quoi ? On juge notre morale comme étant mauvaise ? Grosse blague ça ! Juger la morale sur quelle base ? Des bases morales ?… Et oui lutter contre oblige à décider d’un ennemi. Hors pour juger il faut se baser sur une division entre ce qui est bien et mal. Si c’est pas moral ça !

Bon juger sa morale c’est mal, alors du coup je m’y résigne. Je courbe la tête, je ressort mon missel scientifiques, religieux ou immoral et je suis les principes moraux au pieds et à la lettre. Pour montrer à quel point je suis bien la Morale je me brulerais bien quelques chiens hérétiques, en commençant par les femmes bien entendu !

Entre les deux il y a un petit sentier qui est celui de l’acceptation. Accepter d’être née quelque part, à une époque. Accepter d’être totalement conditionné et d’émettre des jugements. Par contre rien, si ce n’est ma foi en la morale, ne m’oblige à rester accrocher à ces jugements et à ce que la Morale me dit d’être juste ou injuste.

Rien ne m’empêche de me décharger de l’importance de ces codes moraux. Pour l’instant je reste un triste hétérosexuel, plus par conditionnement que par réel appétence, mais pourquoi devrais je me sentir obliger d’emmerder ceux qui ne le sont pas ?

La morale est là pour rassurer, codifier et éduquer la vie des « enfants ». J’ai 47 ans, en ais je encore besoin ? N’est-il pas possible d’élargir ces règles qui composent nos vies sans que cela génèrent en nous une peur panique comme celle de l’enfant seul dans sa chambre face à l’abîme d’obscurité ?

La morale une invention humaine

Voilà à nous de choisir : affronter la différence, partir rencontrer les possibles et nos possibles et vivre en Humain libre ou rester bien au chaud dans l’orphelinat d’aliénés ?

D’un coté vous aurez des larmes ruisselantes, des doutes transcendants, des frissons jusqu’à l’os, des baisers endiablés et des rires à faire craquer les montagnes. Chaque jour, chaque instant sera une découverte de La Vie. Rien ne sera Vérité parce que le faux ne sera que du non connu.

De l’autre coté, derrière la grille du pensionnat des illusions, vous pourrez vieillir perclus de certitudes biens moelleuses. Vous pourrez hurler vos colères apprises. Votre sentiment d’injustice imbécile vous tiendra compagnie et vos bonnes moeurs à tendances hypocrites trouveront les victimes expiatoires nécessaires à leurs expansion. Vous ne connaitrez pas l’Amour de la Vie mais vous serez nourris 30 fois par jour avec la bonne pâté pour chien de la société.

Le prix pour ce lit douillet ? Trois fois rien : la capacité de s’émerveiller et le plaisirs d’exister pour transcender ce que nous avons appris depuis tout petit … Attention qu’est ce que les gens vont en penser !

Mots-clés : LIBERTE – DEPASSER

Renaud

Le défi de la morale

La morale… on en parle souvent sur ce blog, pas en utilisant ce dît « gros mot », mais en faisant référence au Yin et au Yang, à l’harmonie, au fait de sortir de toute dualité. Donc si je pousse le raisonnement un peu plus loin, on ne peut pas dire que la morale soit bien ou mal ? Ha ha ça y est je commence à voir vos cerveaux fumer !

Et si cette histoire de morale, de dualité, de bien et de mal était plus simple qu’il n’y paraît. Oui c’est vrai, la carte d’Osho de la morale elle ne fait pas super rêver. Elle nous fait sentir légèrement enfermés et sous le joug de courants de pensées et de croyances moralisatrices, conservatrices… Bref on n’est pas loin de sortir le martinet parce que nous sommes tous Mauvais !

Ce qui est cool c’est que toute carte a plusieurs facettes. Ce que cette carte nous montre, c’est que notre morale, depuis des siècles et des siècles, est fondée sur des systèmes extérieurs. Elle met simplement en image entre quelles mains nous mettons nos choix, nos vies, notre vision de nous-même et du monde. Et ouais ce n’est pas joli joli !

En cherchant l’étymologie de la morale, j’ai trouvé ceci : « fondé sur l’opinion, le sentiment, la croyance, et non sur les faits rigoureux ou un raisonnement ». Depuis que je suis née, on m’a dit que manger après 22h c’était mal, donc à chaque fois que j’ai un petit creux à 21H59, un sentiment de culpabilité m’envahit, je suis mauvaise, mes envies ou mes besoins ne sont pas en adéquation avec ce que l’on m’a appris.

Que ce soit avant ou après une action, la culpabilité pointe le bout de son nez, un sentiment incontrôlable nous envahit. Nous n’avons pas fait ce qu’il faut, nous devons être puni, nous nous punissons. Si on comprenait enfin que ce « sentiment » vient de l’extérieur, il ne nous appartient pas. Nous avons été conditionnés à le ressentir, nous avons été conditionnés à ne pas analyser les faits mais à laisser quelqu’un d’autre nous dire si nous sommes quelqu’un de bien ou pas.

Et derrière tout ça…. La solitude !

Elle est là, toujours tapie dans un coin : la peur de la solitude ! Car si je deviens mon propre référent, je n’ai plus besoin de personne pour me rassurer, pour me tapoter sur la tête et me dire c’est bien mon petit, continue. Je me retrouve SEUUUUUUL ! Ho mon Dieu ! Et c’est là notre plus grosse erreur… Car si on devient son propre référent, on sort enfin de l’amour conditionné, et on peut enfin s’autoriser à aimer inconditionnellement. Mais c’était donc ça ?!?

Un élément supplémentaire est sorti cette semaine qui vient nourrir ce défi. Le numéro 10, le changement, la roue de fortune, la tortue. Lorsqu’on devient son propre référent, on accepte que ce chemin qui a du cœur est en constant mouvement. On sort de cette morale ultra fixe et rigide illustrée par la carte d’Osho pour comprendre que ce qui est juste dans notre cœur aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain. On revient au yin et au yang, à l’harmonie, à la vie qui n’est que inspiration, expiration et l’infinité de possibles qu’il y a entre chacune. Cette immensité nous donne souvent le vertige et nos cuirasses feignantes râlent car il va falloir à chaque fois revenir en notre cœur pour vivre selon Notre Morale.

Après, il n’y a pas de bon ou mauvais choix… ha ha ha j’avoue qu’un sourire narquois s’est glissé sur mon visage en écrivant cette phrase… Soit on reste calé dans nos canapés et on laisse la morale sur la carte d’osho nous driver, soit on bouge notre popotin et on prend le risque de vivre. (… Musique d’ascenseur …) Ting ! Vous êtes arrivés.

Donc la carte d’osho met en image cette morale extérieure, si on allait voir cette semaine l’autre côté de la carte ? Notre propre morale ?

Le défi de la semaine sur la Morale :

La carte de la morale est une carte du mental, donc WARNING pour ce défi, on ne passe pas par le cerveau, le mental, on va plutôt passer par notre corps et, peut-être, soyons fou ! Notre cœur. Depuis le début du printemps, on est beaucoup dans le physique, dans le corps, continuons à prendre cette porte cette semaine plutôt que par notre tête qui négocie trop. Comprenons que cette porte est un moyen d’accéder au chemin qui a du cœur, à notre morale qui a du cœur. Et quand je parles du corps, je parles de tout le corps, pas que d’une partie. Donc non nous n’allons pas nous baffrer de bonbons ou nous enfermer dans la chambre conjugale ou faire 8h de sport par jour ou dormir all day long et ce toute la semaine. Certains sont déçus, je sais.

Attention chérie, ça va couper !

On a tous des principes, des valeurs, … Si je suis les informations précédentes… je suis censée vous dire de ne pas réfléchir et de changer quelque chose dans vos principes. Et, si je fais ce que je dis plus haut, le défi que je vais vous donner est super vache.  Si je n’utilise pas mon cerveau, mais seulement mon corps, mon énergie et mon cœur, je dois vous le lancer. Et là, je sens qu’une partie de moi conditionnée à base de morale du dehors trouve ça maaaaaaaal. Donc go !

Cette semaine, choisissez un de vos plus grands principes de vie et mettez le à mal. Allez à l’encontre de ce principe. Oulalala c’est dure de vous écrire ce défi ! Avec gentillesse encore une fois… mais quand même, osez faire trembler quelque chose à l’intérieur de vous, osez exprimer une partie de vous que vous réprimez parce que, selon vos principes, cela ne se fait pas.

Bon quand même, soyez pas con, ne tuez pas quelqu’un, ne foutez pas votre vie en l’air, mais essayez de vraiment faire quelque chose qui créé une lutte en vous. Quand je dis lutte, c’est une lutte entre votre coeur et celle dont vous avez été gavée depuis votre plus tendre enfance.

Mais moi je suis une bonne personne

Oui, je vous entends râler… «Mais moi, mon cœur il me dit que des choses pour être quelqu’un de bien». Le défi commence ici, être vraiment, vraiment honnête avec soi, pousser la porte de ce qu’on juge en soi.

Ca peut-être des choses toutes bêtes. Par exemple, vous êtes quelqu’un sur qui on peut toujours compté, vous êtes toujours présent, jamais absent, parce que ça ne se fait pas de lâcher ses collègues de boulot, ses amis, sa famille… Et pourtant, en vous, il y a une partie qui voudrait envoyer tout bouler.

Cette semaine, faîtes le. Vous comprenez l’idée ? Pour vous, il faut toujours être gentil et compréhensif ? Ne le soyez pas ! La fidélité est pour vous un principe de vie ? Autorisez vous une aventure…

Je sais, ce défi est salé. Et de vous l’écrire, croyez moi, c’est déjà un défi pour moi. Mais si vous osez relever honnêtement ce défi, explorer l’autre facette de votre morale, un changement profond pourrait s’opérer. Si vous faîtes ce défi, que votre cœur vous dit le faire, observez ce qu’il se passe ensuite. La foudre de dieu vous est elle tombée sur la tête ? Est ce que cela a réellement changé quelque chose en vous ? Si vous enlevez la culpabilité, la morale, qu’est ce qu’il reste de cette expérience ? Que vous dit cette partie de vous que vous avez enfin laissé s’exprimer ?

Renaud m’a dit hier soir quelque chose qui pourrait vous aider dans l’intention de ce défi : La lune ne change pas, c’est la façon dont nous la voyons qui change, mais elle ne change pas.

Vous comprenez l’idée ? Quoi que je dise, quoi que je fasse, ce que je suis en dedans ne change pas (même si cela change constamment, lol, je vous embête exprès).

Bon courage pour cette semaine ! Bisous les cocos et les cocottes !

Laurence

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La morale la grille de lecture pour réduire le monde
Photo by Andrew Childress
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