Je suis en train de lire le livre de Stefano Mancuso et Alessandra Viola « L’intelligence des plantes » alors j »ai eu envie de vous faire part de 2 courts extraits qui m’ont beaucoup parlé sur notre rapport au végétal.

Hypothèse selon laquelle l’homme :

« serait le plus important de tous les êtres vivants, aurait affirmé sa suprématie sur les autres et serait en quelque sorte le monarque absolu de la nature. Une telle vision serait fascinante et réconfortante… si elle correspondait  à la réalité. Mais notre situation n’a hélas rien d’aussi brillant. Les règne végétal représente en effet, à lui seul, plus de 99,5% de la biomasse de notre planète. En d’autres termes, si l’on établit à 100 le poids total de tout ce qui vit sur Terre, celui des plantes varie, selon les estimations, entre 99,5 et 99,9 unités. Ce qui veut dire aussi, si l’on inverse la perspective, que celui des animaux, humanité comprise, apparait comme une quantité négligeable, située entre 0,1 et 0,5 unité. »

C’est rigolo parce qu’en le recopiant, je m’aperçois que j’avais pas totalement compris un petit morceau fort important : »…animaux, humanité comprise », j’avais zappé animaux parce que le chiffre est encore plus effarant pour mon cerveau….. Je crois que l’être humain a vraiment du mal à se mettre à sa juste place au sein de l’ensemble du vivant….

Je ne peux que nous conseiller d’aller chercher le ressenti, au fond de soi, de l’étendue du règne végétal.

Sans se sentir inférieur, sans se sentir supérieur, juste ressentir l’existence de cette autre forme de vie. Nous avons d’ailleurs du mal à l’appréhender parce que le végétal est si immobile et si divisible à l’infini. Alors que nous sommes si indivisible et si agités ! Et pourtant, au fond, animaux ou végétaux, nous ne sommes que des êtres vivants.

Un autre petit extrait qui va dans le même sens :

« Nous sommes liés aux plantes par une relation  de dépendance absolue, primordiale, qui rappelle un peu celle de l’enfant avec ses parents. (….) Personne n’apprécie de se retrouver dans une situation de dépendance, qui correspond toujours à une position de faiblesse, de vulnérabilité, dont on n’aime pas, en général, avoir à se souvenir. Il nous arrive même souvent de détester ceux dont nous dépendons, parce qu’ils nous empêchent de nous sentir tout à fait libres. En bref, nous sommes à tel point dépendants des plantes que nous faisons tout notre possible pour l’oublier. Et il nous déplaît peut-être de nous rappeler que notre survie repose sur le règne végétal parce qu’une telle pensée nous donne une sensation de fragilité, nous oblige à reconnaitre que nous ne sommes pas les maîtres du monde. »

Bien envoyé hein ? Et encore une fois en recopiant l’extrait, j’ai tapé règne animal au lieu de règne végétal….c’est vraiment inscrit dans nos cellules, y a du taf de reprogrammation !

C’est étrange aussi notre rapport à la liberté, c’est comme s’il était inscrit en lettre d’or : « liberté = n’avoir besoin de personne »

Est ce vraiment ça la liberté ????

Le végétal

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Font Resize
Contrast
×

Panier