LA COMPARAISON, la 5ème lame du MENTAL dans le Tarot d’Osho, le 5 d’épée dans celui de Marseille. Peut-être cette semaine avons-nous une chance d’utiliser l’objectivation et le détachement qui caractérisent le chakra du troisième oeil et le chakra coronal pour mettre notre MENTAL au service de la Raison, au lieu de le mettre au service de nos peurs irrationnelles. Ou alors nous allons renforcer nos croyances et notre conformisme. Comme toujours, c’est nous qui choisissons. Mais encore faut-il fournir l’effort de choisir, au lieu de se laisser porter par celui qui beugle le plus fort.

NOTA : la rubrique a changé de nom… voilà, comme ça vous êtes au courant.

Comparaison n’est pas Raison

La COMPARAISON c’est génial, ça marche avec tout. C’est le fait de mettre en parallèle deux objets, deux états ou deux moments de l’existence. Tout est sujet à comparaison. On peut comparer le gland au chêne qu’il est appelé à devenir. On peut essayer de comparer le passé avec le présent et bien sûr, soi avec les autres.

Le dualisme entre deux états est inhérent au monde des formes, à l’incarnation. Le jour n’existe que grâce à la nuit. La mort ne se conçoit que par la vie. Dans le même ordre d’idée, le passé et le futur n’ont de sens que s’il y a conscience du présent. Si vous ne savez pas que le temps existe, il n’y a pas de demain, donc pas de hier. Dans tous ces cas de figure, nous sommes bien dans une notion de comparaison.

Mais voilà, la COMPARAISON dans le monde des humains est bien trop souvent associée à des notions de jugement et à des échelles de valeurs. Ainsi, un temps pluvieux et un temps ensoleillé deviennent chez l’humain moderne et inattentif au sens des choses, le beau et le mauvais temps. JUGEMENT de valeur tout à fait irrationnel et partial !

Diversité ou normalité ? Il faut choisir.

Le chêne n’est pas le roseau. Ca semble évident. L’un va trouver sa puissance dans son enracinement et la densification de ses « tissus » alors que l’autre va trouver sa force par une structure en anneaux et de très longues fibres souples. On peut croire que le chêne est mieux que le roseau. Pourtant c’est bien un tuteur en roseau qui soutient le jeune chêne pendant sa croissance. Je crois qu’il n’y a que nous, les humains crétins, pour croire que le chêne est plus vertueux que le roseau.

Vu que la métaphore est un art soluble dans youtube et le prêt-à-penser actuel, je vais prendre un exemple plus précis : une équipe de foot. Si vous n’avez que des super attaquants, il y a de grandes chances que vous vous fassiez défoncer une fois sur deux. Les défenseurs font, eux aussi, gagner le match à l’équipe. Mais curieusement les salaires des défenseurs ne sont pas du tout les mêmes.

La plèbe aime les héros solaires. Aucun gamin du monde ne rêve d’être Sancho Panza, Sam Gamgee ou Jar Jar Binks.

Pourtant Don Quichotte ne poursuit sa quête que par la bravoure et l’abnégation de Sancho. Tout comme la ridicule petite souris sauve le flamboyant lion (voir la fable de La Fontaine).

Sortir du jugement de valeur pour exister

La nature nous a fait chêne ou roseau. Nous n’en avons pas conscience mais nous sommes, à ce moment même, au firmament de ce que nos choix, ou leurs absences, nos rencontres et nos actions ont forgé. Pas après pas, à chaque seconde nous sommes devenu plus chêne ou plus bambou, selon ce qui le cadeau qui nous a été confié.

S’arrêter pour comparer et juger le chêne ou le bambou n’a pas de sens. Si j’insulte et crache sur le manque de flexibilité du chêne, ça ne fera pas de lui un bambou. Je peux mettre des prothèses « silly-connes » à mon bambou pour lui donner le volume du chêne centenaire… Il ne fera toujours pas de glands au printemps !

Dans un déménagement, je n’ai pas une grande utilité apparente. Je ne peux pas transporter des caisses et charrier des cartons. Par contre j’ai la gestion de l’agencement du camion parce que j’ai le cerveau pour. J’ai aussi en charge toute la logistique, encore une fois, j’ai le cerveau pour et mon handicap m’a appris à avoir la distance nécessaire. Du coup les gens « adorent » m’aider à déménager parce qu’ils savent que tout va rouler.

Mais tout glisse uniquement parce que j’ai totalement accepté mon statut d’infirme. J’ai accepté et intégré ma différence. Mon pote 3ème ligne de rugby s’occupe de transporter le matelas, je suis en charge de lui dire où et quand le transporter. Ce n’est pas mieux, ce n’est pas moins bien, c’est COMPLÉMENTAIRE !

Vivre SA vie, avec SES particularités

Si vous essayez d’être votre mari, vous n’y arriverez probablement pas. Pire que tout, si par mégarde vous y arrivez, vous allez perdre un truc essentiel : VOUS ! Bien sûr, vous allez vivre la vie de votre époux.se, de votre parent ou de votre patron, mais la vôtre, de vie ? Quid de vos erreurs, celles que vous DEVEZ faire pour que VOUS grandissiez ?

C’est pareil pour les styles de vie. Le « riche » a des problèmes qui ne sont pas plus légers que ceux du « pauvre », et inversement. J’ai eu la chance d’avoir une vie bien remplie et surtout très variée. J’ai connu la mendicité et la pléthore d’argent, par exemple. Et bien c’est pareil ! Ca pue pareil ! La peur de manquer est remplacée par la peur de perdre. Ca chie pareil ! Le jugement des gens normaux, des gens moyens, est aussi sanglant d’un côté que de l’autre. Quand tu es clodo, ils te crachent dessus par peur d’être comme toi. Quand tu es blindé de tunes, ils te regardent énamourés en espérant pouvoir te bouffer… La normalité : ça tue pareil !

Comparaison, compétition, soumission

Je sais que vous n’allez pas changer. La comparaison est de la confiture pour les cochons et nous aimons nous goinfrer. Donc vous allez continuer à vous trouver meilleur ou moins bien qu’un tel ou telle autre. Dans 10 minutes vous allez encore vouloir gagner, ou vous vous ré-harnacherez avec votre peur de perdre.

La comparaison est la base de la compétition. Comme d’hab, demain matin vous allez vous lever en croyant qu’être président de la raie-publique est le meilleur job au monde et lui, le petit homme de l’Elysée, se demandera pourquoi il n’est pas resté planqué derrière un guichet de banque.

C’est la vie des esclaves de croire que celui qui tient le fouet est plus libre que lui. En vérité, la blonde d’à côté qui écarte les cuisses à son mari détesté, le bistroquet ou le footballeur adulé sont identiques. Chacun veut plus, tous veulent être au-dessus des autres, en sécurité, « béni des dieux ».

Mais aucun ne veut se voir comme ce qu’il est. Un esclave assujetti au convenable, à la normalité et au conformisme.

Et oui, tant que durera l’importance de la norme et la comparaison qui va avec, nous seront des esclaves qui obéissent à un maître en croyant être libres. Ce maître, c’est la peur d’être seul. La peur d’être écarté de tous parce que différent. La peur viscérale de n’être rien, de disparaître sans laisser de trace. S’ils savaient que la seule trace que permet la comparaison est celle qu’on laisse au fond de notre pantalon !

Mots clés : ASSOCIATION – ASSUMER

Le défi : La comparaison permet l’association

Nous sommes tous sortis du même moule, du même œuf ! Du sein de notre mère, LA TERRE !

Lofofora, l’Oeuf.

Ce que j’aimerais, c’est que cette semaine vous vous traquiez, sans relâche, non pas sur vos comparaisons mais sur le jugement de valeur que vous plaquez dessus !

Pour qu’une association marche, il faut, dans un premier temps, connaître ses différences, il faut donc se comparer, se voir en vérité. Par contre le jugement de valeur Mieux/Moins bien – Bien/Mal, lui, n’est absolument pas nécessaire !

Quand vous verrez ces échelles de valeur, servez-vous de votre raison pour les objectiver. Servez-vous de votre rire sarcastique pour vous moquez de vous-même et de votre incroyable crédulité. Et maintenant OSEZ ! Osez vivre la différence, osez vivre VOTRE vie ! De toute manière vous n’avez pas le choix !

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