L’innocence, la 19 ème lame majeure du tarot d’Osho, encore, et oui ! Quand une lame ressort dans un tirage de tarot, c’est un peu comme un coup de stabilo sur notre chemin. Il y a un thème à approfondir. Alors l’INNOCENCE ? Suivons les pas de notre imaginaire et de la pensée courbe. Dans le tarot de Marseille c’est le 19, le Soleil. Râ, bien sûr, mais aussi les rayons de la Lumière qui dissipent l’Ombre, la Maya. Nous arrivons à Shiva écrasant d’une simple Danse le démon de l’Illusion, le monde étroit et limité, défini par notre mental et notre incarnation transitoire.

Alors sommes-nous prêts à oublier ce que nous croyons être la réalité pour danser une dernière fois avec notre plus fidèle amie ?

L’Innocence, vivre sa vie avec simplicité

L’innocence va nous conduire à Voir. Non pas regarder, ce que nous faisons en général, mais à vraiment VOIR. Au delà des mirages, au delà de nos croyances et donc, surtout, au delà de nos peurs. Laisser notre vision, nos yeux chimériques aller loin sur l’océan de la perception. Au delà de l’horizon du vrai et du faux, ou pire … Osons passer le Cap Horn du juste et de l’injuste.

Aux innocents les mains pleines, rapportait Mathieu dans son évangile. Bienheureux les simples d’esprit. Alors faut-il se trépaner ? Doit-on devenir un crétin (qui vient de chrétien au passage) pour pouvoir continuer à avancer ? Non, et c’est même tout l’inverse. Comme je vous le disais quand la carte de l’Innocence est apparue la première fois : L’INNOCENCE n’est pas de la naïveté !

A ce moment là je vous proposais de retrouver le merveilleux en vous et autour de vous. De voir à quel point cette petite boule perdue dans l’univers et foisonnante de vie était une perle au fond des océans de l’Univers. Mais pour voir, pour ressentir cette magie, il faut apprendre à simplifier et c’est compliqué de faire simple !

Dessin de Jean Michel FOLON – Voir ce superbe envol qui me manque tant.

C’est simple mais c’est pas facile

C’est une des grandes facultés de notre mental : la complexification à outrance ! Avec l’humain, tout devient rapidement super complexe ! Il y a toujours la petite nuance de merde qui oblige, par souci d’une exactitude illusoire, à foutre son grain de sel au milieu.

A propos du sel : Pourquoi a-t-on besoin d’acheter du sel fin et du gros sel, sans parler des fleurs de sel et autres sels de roche ? On pourrait juste avoir du gros sel qu’on mettrait dans un moulin pour le rendre fin. Ca serait plus simple, non ?

Et bien pour le sel de notre vie, notre vie tout court, c’est pareil ! Pourquoi se découper, se diviser en plusieurs identités ? Pourquoi rendre les choses plus complexes qu’elles ne le sont ?

Quand vous ne savez pas, que vous êtes troublé ou que vous doutez : essayez de retrouver la structure de l’objet qui vous trouble. Plongez à la racine du problème ou de la personne. Bien souvent nous avons mis des tonnes de détails que l’on croit importants par dessus un tout petit fait ! Nous aimons ces détails, ils nous permettent d’amplifier les joies / tristesses. Le drame c’est que c’est l’importance que nous donnons à ces détails qui met en place l’ILLUSION de complexité.

Les édifices de nos peurs

La vie est tellement plus simple que nos édifices mentaux que nous imaginons immortels. Le mental humain a créé des buildings de terreur pour exprimer des pensées complexes sur des sujets d’une consternante simplicité ! Nous avons inventé les bibliothèques philosophiques et les beaux arts pour ne parler finalement que de deux choses. L’Amour et la Mort. Et pourtant personne n’en parle JAMAIS !

C’est quand la dernière fois que vous avez parlé d’Amour ? Le vrai, hein ! Pas celui qui dégouline. Et la Mort ? Oups, pardon, je sors, je ne voulais pas vous offusquer !

Alors l’Amour, la Mort, la Vie quoi, au lieu de se la penser, de se la manger, avec ou sans sel, nous payons, mal en plus, des auteurs, artistes ou philosophes pour nous l’évoquer. Nous écoutons, flânons et bavassons autour de leurs propos mais jamais nous n’y plongeons à « coeur perdu ».

A la place, nous pinaillons sur tout et surtout en permanence. Nous rechignons, débattons, polémiquons autour des auteurs mais jamais autour de ce qu’ils évoquent. C’est magique de voir comment la moindre petite anfractuosité sur notre miroir d’auto contemplation nous est utile pour dévier et trouver des impossibilités !

Faisons simple : soyons juste Soi(e) ! Tout le temps, toujours ! Un individu, de fait indivisible, en accord avec toutes les parties qui le composent ! C’est ça vivre en harmonie.

L’effort de ne pas chercher

Oui, il va falloir faire un effort. Mais ça restera raisonnable, ne vous inquiétez pas ! L’effort de ne pas faire d’effort, justement. Accepter que la vie, notre vie, soit ou fut ce qu’elle est ou a été. On peut faire l’effort de la lissitude, devenir un vrai camé-léon. On peut faire le choix de consommer une énergie con-sidérable pour maintenir l’illusion de contrôler notre vie.

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Mais on peut aussi choisir d’avoir perdu. Accepter de n’être qu’une goutte du mystère de notre propre existence. Accepter notre infinie insignifiance n’empêche pas de chercher, de s’intéresser et de se documenter. Par contre ça enlève la peur et ce besoin pulsionnel de donner un sens, une utilité à la vie par le truchement de notre « dérisoire entendement ».

Faire nôtre l’INNOCENCE, c’est accepter ce « Il n’y a plus rien » que hurlait Léo Ferré. L’Innocence, c’est laisser le vent du vivant nous balader au gré de ses envies parce que nous, pauvre feuille humaine, ne sommes et ne serons jamais la fin et le commencement. Ni alpha, ni oméga, nous ne sommes rien car il n’y a plus rien ! En tout cas rien qui ne nous concerne et qui fasse de nous un élément fondamental du Mystère !

Être Innocent, c’est accepter que la vie a eu un avant et un après JE, après le JE de l’humanité. Etre INNOCENT c’est ne plus lutter contre le jeu de la vie, ne plus polémiquer ni s’opposer mais ouvrir sa vision du monde à quelque chose de quasiment infini : L’IMAGINAIRE.

L’innocence, la lucidité heureuse du désespoir.

Cet imaginaire qui peut se trouver dans les 4.000.000.000 d’informations par seconde que perçoit notre cerveau, et non pas le limiter dans les 3.000 médiocres info que gère notre mental. Oui, l’Imaginaire est la Réalité !

Conseil de lecture : Parlez vous cerveau de Lionel Naccache – Découvrez ce livre

Définitivement, aux Innocents les mains pleines ! Être, un être, innocent, ce n’est pas utile à LA société, ce n’est pas pratique, ni confortable et encore moins flatteur ou poli. N’espérez pas réussir votre vie par ce chemin. L’Innocent se contente de vivre ce qu’il a, sans jugement, sans attente à part celle de voir le soleil se lever. Vivez, aimez, hurlez de joie, de bonheur et de tristesse, parce que c’est important les larmes aussi, parfois !

Ce matin le « Maistre » vent, le Mistral, avait changé les arbres en océan de verdure déchaîné. Ma femme respirait paisiblement à mes côtés, j’avais une brioche aux pralines en bas. Il fallait descendre faire le café. IL était là, posé, heureux et sans pitié, l’aiguillon de ma vie, la Mort qui sans méchanceté, au dernier jour me fera danser pour ne plus jamais m’oublier, ne plus jamais rire mais peut-être encore pleurer, une dernière fois vous embraser.

Mots clés : SIMPLICITÉ – Souriez aux anges – IMAGINEZ

Conseil d’ami, quand tout va mal : Dansez ! Dansez ! Dansez ! A vous en faire péter les guibolles, à hurler devant l’ignominie ! Souriez aux anges et dansez ! La tête haute ! Fier et humble à la fois ! Dansez à cracher vos poumons, à perdre haleine ! Dansez face à vos morts, peut-être avec un peu de chance serez vous gracié… Les oreilles et la queue !

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Renaud

Le défi : L’INNOCENCE

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Laurence

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